La négation des races humaines est une imposture scientifique

LA NÉGATION DES RACES HUMAINES EST UNE IMPOSTURE SCIENTIFIQUE

Extrait du PRIX LYSSENKO de 1996 délivré par le Carrefour de l’Horloge à André Langaney pour sa contribution à l’étude des races humaines

 

L’existence des races est un fait d’évidence. Si l’on définit la race comme une population naturelle dotée de caractères héréditaires, donc de gènes communs, on n’éprouvera pas de grandes difficultés, quand on n’est pas obnubilé par un préjugé idéologique, pour reconnaître que l’humanité est divisée en races. Comment, d’ailleurs, pourrait-il en être autrement, puisque l’homme appartient au règne animal ? Comme l’a rappelé le professeur Gérard Lucotte, c’est le grand savant suédois Carl von Linné qui a, le premier, établi une classification générale des êtres vivants, dans laquelle il a fait entrer l’homme, tout naturellement.

On dit, aujourd’hui, que l’homme appartient au règne animal, à l’embranchement des vertébrés, à la classe des mammifères, à l’ordre des primates, à la famille des hominidés et au genre Homo, famille et genre dont le seul représentant actuel est l’espèce Homo sapiens. Celle-ci, à son tour, se divise en races, comme les autres espèces vivantes, et cela d’autant plus facilement que la variabilité de notre espèce est très supérieure à celle des espèces sauvages, et n’est dépassée que par celle de certains animaux domestiques, comme le chien.

 

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Carl von Linné

 

Les négateurs – ceux qui nient les races – sont dans une position logiquement insoutenable, puisqu’ils sont bien obligés d’admettre le fait de la variabilité humaine ; ils s’obstinent, cependant, à refuser que l’on classe les individus en fonction de leurs différences, en reconnaissant des catégories telles que la race. Ils devraient nier, a fortiori, les races animales, et, du même coup, renoncer à tout effort de classification, de systématique. Ne serait-ce pas renoncer aussi à la science, qui a pour objet de mettre de l’ordre dans l’apparente confusion du monde ?

Les races humaines ont été étudiées selon deux approches complémentaires. La première, la plus ancienne, est celle de l’anthropologie classique, qui s’attachait surtout à mesurer certains caractères physiques, dont on supposait qu’ils étaient relativement indépendants du milieu. La seconde est celle de la génétique des populations, qui étudie les différences au niveau du génome humain. Il est remarquable que ces deux approches aboutissent, en gros, aux mêmes résultats, comme l’a souligné Gérard Lucotte. En effet, nos gènes, et plus généralement le message codé porté par notre A.D.N., restent mal connus. Même quand le projet de déchiffrage du génome humain sera achevé, nous ne serons pas au bout de nos peines, parce que nous serons, en quelque sorte, comme les étruscologues, détenteurs d’un texte immense – l’équivalent d’une bibliothèque de 2.000 livres de 500 pages, soit 3 milliards de signes – que nous pourrons lire, mais dont nous ne pourrons comprendre que quelques mots. La valeur fonctionnelle de la plus grande partie du génome nous échappera encore longtemps. Dans l’immédiat, notre savoir est encore plus limité. Les généticiens ne travaillent que sur les cas les plus simples, en commençant par ceux qui vérifient la règle : « un gène, un caractère ». On ignore les déterminismes génétiques de caractères observables, et fortement héritables, comme la taille ou l’intelligence, qui sont probablement très complexes. Ainsi l’anthropologie traditionnelle et la génétique des populations ne peuvent-elles étudier les mêmes données.

Or, les deux approches conduisent à valider, en le perfectionnant, le jugement ordinaire, qui reconnaît trois grandes races : les blancs, les jaunes et les noirs, ou, en termes techniques, les caucasoïdes, les mongoloïdes et les congoïdes, auxquels il faut sans doute ajouter les australoïdes (en Australie et Nouvelle-Guinée), ainsi que la race hottentote ou capoïde, dans le sud de l’Afrique. Ces races de premier niveau se subdivisent, à leur tour, en sous-races , comme, en Europe, les races méditerranéenne, alpine, nordique, dinarique, est-baltique .

 

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L’inconséquence de notre lauréat est telle, au demeurant, qu’il reconnaît, à l’occasion, la pertinence de cette classification, sans employer, toutefois, le terme de race, dans les textes mêmes où il pourfend les auteurs qui ont l’exposée. Dans un paragraphe intitulé L’Homme inclassable, ou la connaissance contre l’évidence, de son ouvrage Les Hommes, dont nous avons cité une phrase négatrice, il écrit :

 

« Les comparaisons entre les fréquences des gènes conduisent à considérer trois grands groupes de populations et un certain nombre de populations périphériques, intermédiaires ou inclassables. Les Indo-Européens et les Africains noirs constituent deux groupes relativement homogènes, indiscernables pour certains systèmes génétiques (…) et assez différents pour d’autres (…). Les Orientaux, les Océaniens et les Amérindiens constituent un troisième groupe, très hétérogène en raison de l’évolution très particulière des populations migrantes et morcelées.« 

 

Comprenne qui pourra ! André Langaney n’est pas gêné d’affirmer une chose et son contraire, à quelques lignes de distance. Il est évident, en effet, que les « groupes » dont il parle ne sont autres que les trois grandes races bien connues. L’auteur illustre son propos par un graphique qui représente les « distances génétiques » entre les diverses populations du globe . Il doit y attacher une certaine importance, puisqu’il le reprend dans le livre de l’exposition ; il y figure même deux fois, dans le corps du texte et sur la quatrième de couverture . Or, ce graphique est parfaitement compatible avec la classification raciale dont nous avons parlé : il démontre le contraire de ce que l’auteur prétend avoir établi.

Comment se sont formées ces races entre lesquelles se divisent l’espèce humaine ? Sur cette question, deux théories s’affrontent .

Selon la théorie polycentriste, soutenue autrefois par Carleton S. Coon, et aujourd’hui par Milford Wolpoff, les races modernes se sont formées indépendamment dans les diverses parties du monde, à partir de populations d’Homo erectus séparées depuis un million d’années ou davantage. Dans ce cas, Homo sapiens et Homo erectus devraient être considérés comme deux stades évolutifs d’une même espèce, plutôt que comme deux espèces distinctes.

Selon la théorie monocentriste, au contraire, l’homme moderne n’est apparu qu’en un seul endroit, en un seul « centre » de dispersion, probablement en Afrique, il y a 100.000 ans, peut-être 200.000 ans, et les races modernes se sont formées sur cette période relativement courte, dix fois moindre que celle envisagée dans l’autre théorie.

 

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L’hypothèse polycentique revisitée par Rachel Caspari et Milford Wolpoff

 

Comme le remarque Gérard Lucotte, on peut imaginer bien des intermédiaires entre les deux modèles, en admettant que des flux génétiques se sont maintenus entre les populations d’Homo erectus (variante de la théorie polycentriste), ou que l’homme moderne, en se répandant sur la planète, s’est métissé avec les populations locales (variante de la théorie monocentriste).

Les paléoanthropologues préfèrent souvent la première théorie, parce qu’ils observent des éléments de continuité entre les fossiles successifs recueillis dans une même région. Les généticiens adhèrent à la seconde, parce qu’ils croient à l' »horloge moléculaire » ; en supposant que l’évolution s’est faite à une vitesse constante, au niveau moléculaire, on peut dater les ancêtres communs des êtres vivants actuels en mesurant les différences de leur patrimoine génétique. Le choix entre les deux théories dépend donc essentiellement de la confiance accordée à l’hypothèse de l’horloge moléculaire, qui soulève de sérieuses difficultés, tant dans son principe que dans son application .

 

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2 Commentaires

  • Il n’y aurait pas eu de difficultés de parler de races s’il n’y avait pas eu des gens pour parler de supériorité d’une race sur une autre. C’est surtout à cause de ça qu’on ne parle pas de race pour l’humanité, pour éviter ce genre de dérive dangereuse.

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    • Il semblerait qu’un léger détail soit oublié sur cette publication. En effet, selon vous le terme de race est admis pour l’espèce humaine, et bien laissez moi vous dire pourquoi il est inadmissible de parler de races pour qualifier les différentes population du globe. Le terme de race doit être rattaché au travail de l’homme, en effet ce terme est utilisé pour définir le travail de sélection à des fins d’élevage, qu’il produit sur une population animale. Ainsi si l’on peut cette observer des différences non-négligeables entre deux populations issues de deux continents différents, par exemple l’Afrique et l’Eurasie, il ne faut pas oublier que ces différences sont apparues du fait de l’isolement génétique des populations et d’une dérive génétique qui s’est produite sur quelques milliers d’années. C’est pourquoi on ne parle pas de race pour l’espèce humaine mais de diversité génétique. On peut parler de races pour les chiens car c’est l’homme qui en multipliant les croisements entre des individus aux caractères physiques proches, a réussi à « créer » des populations d’individus morphologiquement très proches.
      En définitive, le terme de race est à abroger pour l’espèce humaine non pas parce que l’on nie la différence mais parce que l’on nie l’existence d’une sélection d’origine humaine purement réfléchie et à des fins d’élevage de la population.
      Enfin, le schéma de l’hypothèse de Rachel Caspari et de Milford Wolpoff comporte une erreur, en effet, homo neanderthalensis n’est pas un ancêtre de homo sapiens, il s’agit d’une espèce à part entière proche d’homo sapiens mais qui s’est éteinte à l’arrivée d’homo sapiens sur le continent européen.

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