Monthly Archives: juin 2016

Immigration : les mots pour le dire

Immigration : les mots pour le dire

Par Henry de Lesquen

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Libérer la France du cosmopolitiquement correct

Les ennemis de la France ont imposé un langage « cosmopolitiquement correct » pour asservir la pensée à l’idéologie dominante. On peut aujourd’hui parler d’un « totalitarisme médiatique ». Hormis quelques voix dissidentes, comme Radio Courtoisie, nul ne se risque à contester les bienfaits de l’immigration ou les promesses d’un monde sans frontières… Nous ne pourrons pas sauver la France – ce qui est la mission du Parti national-libéral et de l’association Voix des Français – si nous ne secouons pas les chaînes invisibles qui enserrent notre cerveau, avec notre langue, en nous interdisant d’énoncer clairement ce que nous voulons, en sorte que nous finissons par nous mentir à nous-mêmes, pour mieux nous dissimuler des autres. Voici quelques mots que je vous confie déjà, en urgence, pour que vous vous les appropriez, et que vous les répétiez. Ils nous sont indispensables pour conserver la liberté d’être français.

 

Le cosmopolite est l’ennemi de la patrie

Premier mot : cosmopolitisme. Le cosmopolitisme, voilà l’ennemi ! Le mot est irremplaçable, car il n’y en a pas d’autres pour désigner la chose. Qu’est-ce que le cosmopolitisme ? Cette expression, qui a été forgée dans l’antiquité, pour désigner, en grec, la philosophie des « citoyens du monde », est une contradiction dans les termes, qui révèle le caractère utopique et fallacieux de l’idée qu’elle prétend traduire, car il ne peut y avoir de cité sans limites territoriales, sans distinction entre le citoyen et l’étranger. En réalité, la définition du cosmopolitisme est purement négative : le cosmopolite ne feint de se dire « citoyen du monde » que pour refuser tout attachement et tout devoir envers la patrie. Le cosmopolite est l’ennemi de la patrie. Il est immigrationniste, bien sûr, mais pas seulement. Il veut faire éclater la nation pour la transformer en société multiculturelle. Il veut détruire l’identité nationale et, à la vérité, toutes les identités, tous les enracinements. Le cosmopolite hait tout ce que nous aimons.

 

Le cosmopolitisme est abject

Le cosmopolitisme, ce n’est pas seulement « la gauche », car il y a un cosmopolitisme d’une autre tendance. Certes, le cosmopolitisme est d’abord une manifestation de l’utopie égalitaire de la gauche, mais sa version la plus dangereuse aujourd’hui n’est pas celle de l’extrême gauche « altermondialiste », c’est bien ce cosmopolitisme « libéral » qui fait la promotion d’un capitalisme débridé et qui sert de prêt-à-penser à la superclasse mondiale dont parlait Samuel Huntington. Le quotidien Le Monde sonne la charge contre Pierre Péan, auteur de Le Monde selon K, livre très documenté qui dénonce les activités douteuses de Bernard Kouchner, ainsi que son « cosmopolitisme ». Il paraît que l’on n’aurait pas le droit de dénoncer le cosmopolitisme de M. Kouchner, parce qu’il est d’origine juive ! Mais, dans notre République, nul ne peut invoquer ses origines pour se targuer d’une immunité quelconque, surtout quand il s’agit d’un débat d’idées. Tous les Français sont égaux devant la loi et s’exposent aux mêmes critiques en raison de leurs activités. Qu’un cosmopolite soit juif, chrétien ou baha’i, peu importe ! Ses idées sont néfastes. Que dis-je ? Elles sont abjectes, puisqu’elles dénient à l’homme ce qui fait sa grandeur, au delà de sa dignité, et qui repose sur son identité. Il y a encore bien d’autres mots dont nous avons besoin, notamment race et hérédité, sans lesquels on ne peut comprendre ce qui fait notre identité, mais la place me manque pour pour en parler aujourd’hui. J’y reviendrai.

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Henry de Lesquen

Président du Parti national-libéral

(VdF)

Henry de Lesquen salue le Brexit, victoire du peuple contre la superclasse mondiale

Le « Brexit », victoire du peuple contre la superclasse mondiale

Vive l’Angleterre ! Le Brexit, c’est la victoire du populisme, la défaite du cosmopolitisme.
Vive l’Angleterre ! Après le Brexit, la domination de la superclasse mondiale se lézarde.
Vive le référendum ! En Angleterre, le peuple a vaincu l’oligarchie cosmopolite.
Vive l’Angleterre ! Elle nous montre la voie. La France doit quitter l’Europe de Bruxelles.

 

Henry de Lesquen

Président du Parti national-libéral

Les valeurs républicaines contre le cosmopolitisme, par Henry de Lesquen

Voici la vérité sur les valeurs républicaines. 10 illustrations, 3 compléments, une conclusion.

 

1. Ordre. Adolphe Thiers justifie la répression impitoyable de la Commune de Paris.

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2. Patrie. Paul Bert proclame que l’on n’est pas républicain si l’on renie la patrie.

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3. Responsabilité. Waldeck-Rousseau demande que les récidivistes soient déportés.

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4. Civilisation. Jules Ferry affirme la grandeur et la supériorité de notre civilisation.

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5. Devoir. Paul Doumer condamne l’immoralité du cosmopolitisme.

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6. Héroïsme. Raymond Poincaré célèbre le courage de nos soldats, prêts à mourir pour la patrie.

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7. Ancêtres. Clemenceau rappelle aux Français qu’ils sont le produit d’une lignée.

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8. Race. Herriot dénonce les dangers d’une immigration qui porte atteinte à la substance charnelle de notre peuple.

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9. Sécurité. Dormoy s’alarme des dangers de l’immigration pour la sécurité des Français.

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10. Identité. De Gaulle rappelle cette évidence : la France est un pays de race blanche.

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C1. Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, article 3. “Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation. »

 

C2. Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, article 17. “La propriété est un droit inviolable et sacré…”

 

C3. La Marseillaise : “Allons, enfants de la patrie, le jour de gloire est arrivé !… Qu’un sang impur abreuve nos sillons !”

 

Conclusion. Le cosmopolitisme est la négation des valeurs républicaines. Nous seuls, nationaux-libéraux, avons le droit de nous en réclamer.

 

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Henry de Lesquen

Président du Parti national-libéral (PNL)

Carl Schmitt : sauver la démocratie en la débarrassant de l’État de droit

Sauver la démocratie en la débarrassant de l’État de droit

 

Maître du droit constitutionnel et du droit international, Carl Schmitt est le théoricien politique le plus important du XXe siècle. Dans Théorie de la Constitution (1928), il analyse la nocivité de l’État de droit (Rechtsstaat) au regard des principes démocratiques. Cette critique de la république de Weimar est d’une actualité brûlante.

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D’une manière générale, on peut dire que le trait dominant de l’État de droit bourgeois est qu’il repose sur des droits fondamentaux de l’individu et sur le principe de la distinction entre les pouvoirs. La liberté individuelle étant fondamentalement illimitée, l’État et la puissance étatique sont posés comme limites. Les prérogatives de l’État sont strictement mesurées. Partout se créent des organes de contrôle, sortes de garde-fous juridiques. En revanche, la liberté de l’individu est illimitée : elle n’est pas régie par la loi et ses inévitables exceptions supposent des règles préétablies. Le point d’ancrage de l’État de droit bourgeois est la sphère des possibilités illimitées de l’individu ; l’État, lui, reste contrôlable à tous égards. Ce principe libéral de distinction des genres pénètre toute l’organisation de l’État. Les attributions de l’État sont minutieusement réparties et ses possibilités d’action savamment dosées les unes par rapport aux autres.

Il faut ici poser la question, évidemment politique, des rapports entre État de droit et régime politique. Or, cette question est escamotée par la « séparation des pouvoirs ». On ne parle d’ailleurs plus de régime, au sens de « forme donnée à l’État » (Staastsform), mais de l’organisation du pouvoir législatif, exécutif, etc. La démocratie elle-même n’est plus une forme de l’État, elle devient un mode d’organisation du pouvoir législatif. Bien entendu, cela empêche le principe démocratique de produire toutes ses conséquences politiques. En contre-point, l’exécutif est organisé à la façon monarchique parce qu’on ne peut pas « séparer les pouvoirs » sans les organiser selon des principes pluriels et divergents. L’État de droit a par conséquent un « statut mixte » qui équilibre à dessein des principes opposés, non dans l’intérêt de l’unité politique mais au nom de la liberté individuelle. Or, une démocratie absolue ne détruit pas moins la liberté qu’une monarchie absolue. C’est ce qui ne manque jamais d’arriver quand l’élément formel monarchique, aristocratique ou démocratique est mis en œuvre à l’état pur. Lorsque l’État de droit bourgeois équilibre les trois éléments, sans que l’un d’entre eux soit mené jusqu’à ses conséquences logiques, son principe de base, à savoir l’émancipation totale d’un individu réputé incontrôlable, reste certes intacte, mais c’est la substance du politique qui est détruite.

Les deux piliers de l’État de droit, la liberté individuelle et la séparation des pouvoirs, sont étrangers au politique : ces principes n’impliquent aucune forme de l’État, ils ne sont qu’un mode d’organisation des entraves à apporter à l’État. Il faut voir là l’influence directe de la pensée libérale utopique, ennemie de tout élément de forme. « La liberté ne constitue rien », disait Mazzini. Retenons surtout que l’État de droit n’est pas une forme de l’État, il n’est pas, à vrai dire, une constitution, il n’est que l’ensemble des dispositifs servant à contrôler l’État.

Phénomène typique de l’État de droit libéral : le système parlementaire. Constitué d’éléments aristocratiques et monarchiques, c’est, à tous points de vue, une forme mixte dictée par l’intérêt libéral, afin d’entraver ce qui relève du politique partout où il affleure. C’est le moule dans lequel s’est coulée la bourgeoisie pour se prémunir contre l’État. Il faut donc voir en lui une forme anti-politique, tout comme la bourgeoisie libérale est un phénomène qui ne relève pas du politique.

(…)

Ce schémas culmine dans le système parlementaire : le Parlement indépendant du peuple est le nec plus ultra de l’État de droit bourgeois. Le parlementarisme se présente comme un système complexe alliant une pluralité de formes politiques. Certes, il maintient le principe démocratique de la dépendance du parlement à l’égard du peuple, mais en lui opposant suffisamment de contre-feux efficaces. Le gouvernement est à la fois dépendant et indépendant du Parlement et sa caractéristique majeure est son pouvoir normé de dissolution du parlement. Le statut du Président du Reich a tout celui d’un monarque intérimaire, mais, là encore, la forme politique de la monarchie s’allie à l’élément aristocratique et démocratique. Nulle part ne sont tirées les conséquences d’une forme politique.

À quoi tout cela rime-t-il ? Le Parlement a pour mission de cimenter l’unité politique, c’est-à-dire de recréer sans cesse l’unité politique d’une masse hétérogène, puisque divisée en classes, intérêts, cultures, confessions, etc. Or, pour que le peuple-dans-l’État advienne à l’existence politique, il faut une certaine identité, une certaine homogénéité en son sein. Les institutions d’un État sont là pour rendre possible cette identité, pour la refonder chaque jour de nouveau. Dans le parlementarisme de l’État de droit, la fonction est bien précise : il s’agit d’intégrer dans l’État ci-devant monarchique la bourgeoisie, c’est-à-dire une catégorie de la population caractérisée par deux traits spécifiques : la propriété et l’éducation. Il faut porter le soupçon sur la tentative de parvenir à unité politique du peuple par le détour parlementaire : lorsque cette tentative fut engagée pour la première fois, la nouvelle classe bourgeoise avait en face d’elle l’État monarchique. Il s’agissait de l’intégrer à cet État. Or, depuis, la monarchie a disparu : elle tirait sa sève d’une autre époque. De sorte que tout le système tourne à vide.

Le système visait l’intégration de la bourgeoisie dans l’État monarchique. Ce but a été atteint. Mais depuis, la situation a radicalement changé : aujourd’hui, il s’agit d’intégrer à une unité politique le prolétariat, masse non possédante et non éduquée. Or, pour cette tâche, qui n’a d’ailleurs guère encore été envisagée, n’existent que les appareils et les mécanismes qui avaient servi l’ancien projet : l’intégration de la bourgeoisie éduquée. Exemple de ces appareils : la Constitution de Weimar. D’où cette impression d’artifice, ce sentiment de vide qui gagne si facilement l’observateur.

Selon le mot fameux de Spengler, la Constitution de Weimar est le costume anglais taillé sur mesure qu’a endossé le Reich allemand en 1919. Cette année-là, il fut impossible de trouver mieux : la Constitution de Weimar n’est qu’un expédient, un pis-aller et ne vaut qu’en tant que telle.

Cependant, l’élément démocratique y est suffisamment mis en exergue pour que le peuple, malgré tous les obstacles, toutes les soupapes de sûreté, malgré le mur érigé par les idéaux de l’État de droit, ait à tout moment la possibilité de se donner une forme politique. Pour l’évolution constitutionnelle future, il s’agira donc de sauver la démocratie en la débarrassant de l’État de droit. Ce n’est qu’ainsi et non par l’indifférence libérale pour les questions de la forme de l’État et de la Constitution, que l’on pourra maîtriser politiquement la nouvelle situation et (…) recréer l’unité politique du peuple (…).

 

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Carl Schmitt

 

Lectures complémentaires :

Pour la suppression de l’État de droit, par Henry de Lesquen

Le programme d’Henry de Lesquen pour rétablir la démocratie en France

Les trois cerveaux de l’être humain, par Henry de Lesquen

Les trois cerveaux

Par Henry de Lesquen, dans La Politique du Vivant, du Carrefour de l’Horloge

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Mac Lean, neurophysiologue américain, fait sienne la conception évolutionniste. Selon lui, le développement du cerveau humain s’est fait en trois étapes. Cette théorie, dite des « trois cerveaux », fournit elle aussi un bon exemple d’évolution par intégrations successives.

La partie la plus ancienne (deux cent millions d’années) et la plus centrale du cerveau est celle que Mac Lean nomme le cerveau reptilien (ou paléocortex). C’est lui qui a commencé à programmer certains modes de comportement. Il joue un rôle essentiel dans les comportements rigides purement instinctifs, puisqu’il commande la vigilance, la faim et la soif, les conduites élémentaires de défense et d’agression, la reproduction, les soins à la progéniture… N’est-ce pas, d’ailleurs, la difficulté que nous avons à rationaliser les pulsions émanant de cette partie de notre cerveau qui nous entraîne à récuser l’animal qui est en nous ?

En poursuivant son chemin, l’évolution va remédier aux faiblesses de ce cerveau, incapable d’affronter des situation nouvelles. Il nous restera cependant, comme centre d’impulsion de nos comportements et source de nos instincts. Ce sont les mammifères qui apportent la seconde contribution à la constitution de notre cerveau actuel : un lobe de cortex primitif (mésocortex, cent millions d’années environ). Ce second cerveau accroît les capacités d’apprentissage, d’adaptation des vieux comportements à de nouvelles conditions de milieu ; c’est en lui, notamment, que l’on situe l’odorat, instrument essentiel de la vie des mammifères.

Le mésocortex module, affine les comportements innés du niveau précédent, mais il développe aussi des conduites acquises grâce à l’apport de l’apprentissage et du milieu. On notera, à ce sujet, que si ce cerveau a des connexions nerveuses très fortes et apparentes avec le paléocortex, il n’en a pas de semblables avec le néocortex.

Ce dernier n’apparaît qu’avec les anthropoïdes, voici quelques millions d’années. Disposant d’immenses ressources en neurones, il est le siège de la mémoire, de la pensée conceptuelle et de la conscience de soi. Comme l’explique Mac Lean, le cerveau animal ne comprend pas cette pensée trop élaborée, il n’entend pas ce langage : son langage à lui est celui des émotions.

Il arrive que le néocortex ne joue pas, ou joue mal son rôle de transformation des impulsions issues du cerveau primitif. C’est alors que l’homme manifeste un comportement à proprement parler « bestial » : sourd au langage de la raison, il laisse au contraire parler l’animal qui est en lui.

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L’antiracisme à l’origine de la crise financière, par Henry de Lesquen

L’antiracisme à l’origine de la crise financière

ÉCRIT PAR HENRY DE LESQUEN

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Les prêts des banques à des noirs insolvables

La crise financière est partie des Etats-Unis, comme en 1929, mais ses origines sont, cette fois-ci, bien différentes. Chacun a entendu parler des fameux crédits « subprime ». En anglais, « prime » signifie « excellent », « de première qualité ». Un crédit « subprime », c’est-à-dire, mot à mot, « sous-excellent », est désigné par cet euphémisme parce que c’est un prêt de très mauvaise qualité, en ce sens que l’emprunteur a de bonnes chances de ne pas payer sa dette. Or, à partir de 1992, l’Etat américain a décidé de favoriser l’accession à la propriété de leur logement des membres des minorités ethniques, principalement les noirs et les « Hispaniques », comme on appelle aux Etats-Unis les métis de langue espagnole. Il a, dans ce but, utilisé deux organismes théoriquement privés, mais assujettis en réalité à la tutelle publique, et joliment surnommés Fannie Mae et Freddie Mac, pour alimenter sans limite le marché du refinancement des prêts au logement, et pour ainsi faire en sorte que les banques, sûres de pouvoir se défausser de leurs créances douteuses sur des institutions paragouvernementales, consentent à prêter les yeux fermés à des noirs ou à des métis potentiellement insolvables.

 

La finance américaine dans le piège de l’antiracisme

En même temps, les banques se sont trouvées en butte aux accusations des groupes de pression antiracistes, sous prétexte qu’elles refusaient trop souvent de prêter aux membres des minorités. En 1995, l’État américain a donc renforcé une loi antidiscriminatoire de 1977, le Community Reinvestment Act, pour sanctionner les banques qui n’accompagneraient pas suffisamment la politique du logement dont nous avons parlé. Le piège s’est alors refermé sur la finance américaine. Comme l’écrit Vincent Bénard, président de l’Institut Hayek de Bruxelles, « les banques durent abandonner partiellement le rôle prudentiel qu’elle jouent habituellement lorsqu’elles refusent un prêt à une personne objectivement peu solvable » (Le Figaro du 9 septembre 2008). Les crédits « sous-excellents », souscrits principalement par des membres des minorités en question, ont fini par représenter au moins trois trillions (3.000 milliards) de dollars.

 

Les conditions de la paix raciale

Ainsi, si les banquiers américains ont bel et bien été irresponsables, ils ont été encouragés par l’extraordinaire démagogie des dirigeants politiques américains qui, pour des raisons idéologiques et électorales, ont incité les membres des minorités à s’endetter inconsidérément. Le résultat – après la chute des prix de l’immobilier, qui a entraîné celle des prêts « subprime » –, c’est qu’ils ont réussi à faire à la fois le malheur des noirs (et des métis hispaniques), dont on saisit les logements, et celui des blancs, qui doivent mettre la main au portefeuille pour renflouer les banques : c’est le plan Paulson, qui consiste, en quelque sorte, à faire financer les dettes des noirs par les impôts des blancs. Ce n’est pas ainsi que l’on pourra établir les conditions de la paix raciale !

 

Henry de Lesquen

Président du Parti national-libéral

(VdF)

Les sources de la mauvaise conscience, par Henry de Lesquen

Les sources intellectuelles de la mauvaise conscience

par Henry de Lesquen, dans l’Occident sans complexes

 

Dans les débats sur l’immigration ou le terrorisme, la France paraît douter d’elle-même. Pourquoi hésitons-nous à défendre avec détermination notre identité et notre sécurité ? N’est-ce pas la marque de la mauvaise conscience que la France partage avec les autres nations d’Occident ? Il n’est, hélas, guère permis d’en douter, car cette mauvaise conscience, véhiculée par bien des canaux, se manifeste de bien des manières. À l’analyse, elle se révèle comme un composé idéologique assez complexe, élaboré par un établissement intellectuel qui méprise les aspirations populaires.

La mauvaise conscience dont nous voulons parler n’est pas le juste remords qu’un homme peut éprouver pour une faute qu’il a réellement commise et dont il se sent personnellement responsable. La faute, ici, n’est pas réelle et la responsabilité n’est pas personnelle. La mauvaise conscience de l’Occident porte le plus souvent sur des torts imaginaires – ou démesurément grossis, interprétés de manière unilatérales, sans souci d’objectivité. De plus, elle prétend engager la responsabilité collective de la société dans son ensemble. Il ne s’agit donc pas du péché individuel de l’homme, mais bien d’un péché social.

 

Les thèmes de culpabilisation

 

Parmi les nombreux thèmes de culpabilisation qui suscitent la mauvaise conscience, beaucoup sont à la baisse à la bourse des valeurs, quelques-uns sont à la hausse.


1. Autour de l’écologisme, on peut associer diverses idées soixante-huitardes : au début des années 1970, le club de Rome faisait le procès de la croissance, qui relayait la critique de la société de consommation. En France, l’écologisme semble passé de mode, sans avoir jamais réussi à percer. On ne peut pas en dire autant de nos voisins d’Outre-Rhin, où les « verts » ont séduit une fraction non négligeable du corps électoral en mariant l’écologie au pacifisme et au neutralisme, de manière à tirer parti de la division de l’Allemagne, qui traumatisait des jeunes générations.

2. Accusé de séparatisme par de Gaulle, le parti communiste soutient depuis Marx que « les prolétaires n’ont pas de patrie » et entend opposer la classe ouvrière à la communauté nationale. Plus tard, on a présenté toute une série de catégories sociales comme des « minorités exploitées », dont le potentiel révolutionnaire pouvait suppléer celui d’un prolétariat en voie d’embourgeoisement. C’est un inventaire à la Prévert, dans lequel on trouve pêle-mêle les femmes, les Bretons, les Basques, les Corses, les homosexuels, les drogués, les terroristes, les délinquants, les malades mentaux…

Ces catégories, évidemment, n’ont rien de commun entre elles, si ce n’est aux yeux de l’intellectuel révolutionnaire elles sont susceptibles de nourrir le procès intenté à la société bourgeoise. La société « marginale » représente le contraire de la société établie. En faisant son apologie, l’intellectuel veut entrer en dissidence et prendre le parti de l’étranger, d’un étranger qui est le fruit de son imagination atomique. On se souvient, par exemple, de la mobilisation des pétitionnaires dans l’affaire Knobelpiess. Quant aux malades mentaux, on sait que l’antipsychiatrie les considérait comme des victimes de la société.

3. Le manichéisme politique impute à la « droite éternelle » toutes les horreurs de l’histoire, tandis que la gauche, par contraste, incarnerait les valeurs de justice et de progrès. Dans cette perspective, l’histoire est le combat permanent du principe du mal, la droite, opposé au principe du bien, la gauche. Cette lecture simpliste procède par amalgame et falsification. On nous dit par exemple que le fascisme est une idéologie de droite, alors qu’il appartient incontestablement à la famille du socialisme. On nous dit que la collaboration était de droite et que la résistance était de gauche, alors que la réalité est beaucoup plus complexe. On nous dit que le capitalisme a réduit les ouvriers à la misère au XIXe siècle, alors que c’est le contraire qui est vrai.

4. Le tiers-mondisme impute à l’Occident tous les malheurs du tiers monde. Plusieurs ouvrages ont fait justice de ces accusations simplistes, notamment ceux d’Yves Montenay et de Lord Bauer.

 

D’autres thèmes de culpabilisation, au contraire, jouent un rôle croissant dans le nouveau dispositif idéologique adopté par la gauche après l’effondrement de ses croyances traditionnelles.

1. Le misérabilisme pseudo-humanitaire récupère à des fins, tant commerciales qu’idéologiques, le sentiment de compassion vis-à-vis des « nouveaux pauvres ». Les formes traditionnelles de la charité, qui fonctionnent bien dans les organismes éprouvés comme la Croix rouge et le Secours catholique, sont occultées par un battage médiatiques qui a servi à la promotion du personnage symbole de la contre-culture, Coluche. Le quart monde des exclus est un prétexte à la culpabilisation de la société des nantis, et joue le rôle assigné naguère au tiers monde. D’ailleurs, les deux thèmes n’en font plus qu’un, lorsque les imagines de la famine font la publicité d’un concert pour l’Ethiopie. La pitié a toujours été une part essentielle du fonds de commerce de la gauche, qui méconnaît les vraies causes de la pauvreté et n’y voit qu’un motif de condamner l’Occident capitaliste.

2. Le montage antiraciste part de cette évidence fallacieuse qu’on assisterait aujourd’hui dans notre pays à la résurgence du « racisme ». Il assimile ensuite la revendication d’identité nationale à cette menace imaginaire.

 

Le détournement des valeurs religieuses

Le socialisme est une religion séculière, qui veut construire le paradis sur terre et rejette toute spiritualité authentique. Pourtant, notamment sous la forme du marxisme, le socialisme s’est infusé dans le christianisme, aussi bien chez les catholiques que chez les protestants. C’est ainsi que la soi-disant « théologie de la libération » du R.P. Gutiérrez est un marxisme déguisé. Au Nicaragua, de nombreux prêtres ont participé à la mise en place d’un régime communiste. Le socialisme a inversé les valeurs chrétiennes ; les christo-marxistes, comme les appelle le Pr Dreyfus, ont converti la foi en idéologie, l’espérance en utopie, la charité en lutte des classes.

Les abus de la raison philosophique

Le Pr Hayek a montré que l’idéologie socialiste exprimait une des grandes tendances de la pensée philosophique, le rationalisme « constructiviste ». Selon ce point de vue, on peut construire ici et maintenant une société parfaite, à condition refaire table rase des traditions et d’obéir ensuite aux principes de la raison. La société actuelle, qui, certes, n’est pas parfaite, ne peut être établie que sur de faux principes. Il faut la condamner dans sa totalité et ceux qui la défendent se voient taxer d’obscurantisme et de passéisme.

Les préjugés pseudo-scientifiques

De nombreuses conceptions pseudo-scientifiques sont également des véhicules de la mauvaise conscience et alimentent la théologie et la philosophie de la révolution dont nous venons de parler.

Marx prétendait au XIXe siècle que les lois de l’économie capitaliste se traduisaient par la paupérisation du prolétariat. Cette théorie, dont l’absurdité est devenue éclatante, est maintenant transposée à l’échelle du monde. Le centre, c’est-à-dire les pays occidentaux, exploiteraient la périphérie, constituée de pays du tiers monde. Ces derniers n’auraient d’autre solution pour échapper à la misère que de rompre avec le capitalisme et d’opter pour un développement « autocentrée ».

On pourrait évoquer bien d’autres disciplines que l’économie politique. Une certaine psychologie, en particulier avec la psychanalyse, s’est employé à culpabiliser les parents, jugés responsables de tous les malheurs de leurs enfants. Elle est aussi à l’origine des thèses aberrantes de l’antipsychiatrie, qui présentent les malades mentaux comme des victimes de la société : ce ne sont pas les gens qui sont fous, mais la société qui est folle. Elle porte la faute d’exclure ces prétendus malades qui ne l’acceptent pas telle qu’elles est… On doit faire une mention spéciale d’une certaine criminologie (la défense sociale nouvelle de M. Marc Ancel), qui exonère le criminel de son acte et l’impute à la société, dont il serait une victime. La politique pénale de M. Robert Badinter, ministre de la Justice du gouvernement socialiste, devait beaucoup à cet obscurantisme.

Toute une sociologie analyse la société comme un système fondamentalement inégalitaire, qui tend à reproduire de génération en génération des inégalités de prestige et de richesse sans rapport ni avec le talent, ni avec le mérite.

C’est pourtant de toutes les « sciences humaines » l’ethnographie qui a exercé l’influence la plus profonde et la plus ancienne dans cette stratégie globale de subversion. Bien des auteurs, de longue date, ont exploité tendancieusement les documents ethnographiques pour instruire le procès de l’Occident. Ce procédé éprouvé remonte aux premiers voyages en Amérique. Dans les Essais, Montaigne fait l’éloge des indigènes du Nouveau Monde, dont il oppose la bonté native à la corruption des nations européennes. On a vu depuis lors ces « intellectuels contre l’Europe » dont parle André Reszler opposer la simplicité du sauvage à la dépravation du civilisé.

Paul Hazard, dans La Crise de la conscience européenne, a passé en revue les personnages exotiques qu’on a successivement opposés à celui de l’Européen corrompu. Après le sauvage d’Amérique, on a fait l’éloge du Mahométan, soit turc, soit arabe. Après le Persan railleur de Montesquieu, ce fut le philosophe chinois qui fut le plus prestigieux du XVIIIe siècle. Sous cette réserve que Confucius a cédé la place à Mao Tsé Toung, le maoïsme de la fin des années 1960 reprenait une ancienne tradition.

 

Les sources idéologiques de la mauvaise conscience

 

Le péché social, ou comment vivre contre ses principes

Le mythe du bon sauvage est sans nul doute le plus important dans le processus de culpabilisation. Il illustre une conception de l’homme et de la société où a pris racine la mauvaise conscience de l’Occident. Selon Jean-Jacques Rousseau, l’homme est naturellement bon, et c’est la société qui le corrompt. Sorti de l’état de nature, il a été jeté malgré lui dans un monde d’inégalité et reste au fond innocent du mal dont il peut apparement se trouver la cause.

Dans cette perspective, d’où peut venir la mauvaise conscience ? Si l’homme est naturellement bon, il ne peut commettre de fautes ou de péchés qui aient une portée métaphysique, liée, dans la tradition chrétienne, à la doctrine du péché originel. Il ne reste que le péché social. Cette notion de péché social est au cœur des attitudes collectives de la gauche européenne. C’est une figure idéologique assez complexe. D’une part, elle se réfère plus ou moins clairement au mythe du bon sauvage. D’autre part, elle reconnaît la possibilité du salut social (à tout péché, miséricorde). La société est mauvaise parce qu’elle est mal construite. Armé des lumières de la raison, l’intellectuel de gauche sait théoriquement construire la société parfaite, après avoir fait table rase de l’ancienne. C’est cette conception mythique que traduisait candidement M. Jack Lang en 1981, après l’élection de M. François Mitterrand, lorsqu’il disait : nous sommes passés de l’ombre à la lumière.

Malheureusement pour elle, le projet de la gauche française s’est brisé sur des réalités économiques, ce qui la mettait devant une alternative : ou bien la radicalisation révolutionnaire, l’idée caressée un moment par M. Mitterrand, pour opérer la « rupture avec le capitalisme » ; ou bien la formule social-démocrate, qui établit un compromis scabreux entre le monde réel et l’utopie égalitaire. La mauvaise conscience naît alors de la contradiction, douloureusement ressentie, entre des principes auxquels on croit et une réalité bien différente, dont on se sent responsable. Elle s’alimente de la honte que l’on a de posséder sur autrui une supériorité, vraie ou supposée, dont on est persuadé de l’avoir dépouillé indûment et dont pourtant on ne se sent pas le courage de se priver. Elle est donc le fruit d’une âme déchirée, au bord de la schizophrénie. Dans les multiples manifestations de la mauvaise conscience contemporaine, on retrouve fréquemment l’attitude ambivalente de la social-démocratie : à morale révolutionnaire, politique réformiste. La social-démocratie n’a pas renoncé aux aspirations égalitaires de l’idéologie socialiste, mais il s’est senti forcé de pactiser avec le monde. Il est donc devant le révolutionnaire dans une position d’infériorité morale – de même, chez les cathares, le simple croyant devant le parfait. Comme le socialiste révolutionnaire le social-démocratie considère que la société est intrinsèquement mauvaise, mais, à la différence de lui, il a préféré ses intérêts à ses convictions. C’est de cette contradiction insoluble que provient aujourd’hui la mauvaise conscience de la plupart des intellectuels de gauche. (Dans le cas de Jean-Paul Sartre, la mauvaise conscience reflétait le décalage des paroles par rapport aux actes et non par rapport aux aspirations.)

 

La métamorphose de l’égalitarisme : du marxisme au détournement des droits de l’homme

À l’origine, régnait l’idéologie marxiste, « opium des intellectuels » selon une formule de Ludwig von Mises, popularisée par Raymond Aaron : « Les bolchévistes, disait Mises, ne cessent de répéter que la religion est un opium pour le peuple. Ce qu’il y a de sûr, c’est que le marxisme est un opium pour la haute classe intellectuelle, pour ceux qui pourraient penser et qu’il veut sevrer la pensée. »

Au fur et à mesure que les socialistes sont amenés à abandonner les thèses radicales du marxisme, ils accentuent la critique sociale dans les domaines non économiques tels que la justice, l’immigration, les mœurs. C’est un phénomène réflexe de compensation, psychologiquement naturel, qui aboutit à une forme de schizophrénie politique. C’est ainsi que M. Badinter devient « l’honneur de la gauche » quand il paraît préférer les criminels à leurs victimes…

Dans ce contexte intellectuel, le marxisme est peu à peu supplanté par l’idéologie « cosmopolite ». C’est une tentative de détournement des valeurs républicaines, qui s’expriment notamment dans la déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789, au profit d’un composé au demeurant peu cohérent, qui nie tout aussi bien l’idéal de la nation que les exigences de la liberté. Cette nouvelle idéologie est sous-jacente dans le développement de ce qu’on a appelé la deuxième gauche, celle du socialisme autogestionnaire, puis de la troisième gauche, mélange de socialisme et de libéralisme.

 

Des intellectuels contre le peuple

À travers ces métamorphoses de l’égalitarisme, l’intellectuel de gauche a toujours gardé au fond de lui-même une haine inaltérable envers la société dont il est membre. Comme les gnostiques du IIe siècle, il révère la figure de l’Autre, de l’Étranger, de l’Allogène, et prendra en toute occasion le parti de l’étranger. Dans le jeu de la trahison, il a des déguisements sublimes. De là, par exemple, son rôle dans la coterie pro-immigrés et dans la coterie tiers-mondiste, qui, bien souvent, n’en font qu’un.

Après le réflexe de compensation, joue celui du transfert. L’intellectuel de gauche ne voit pas dans le peuple de France des citoyens libres et responsables, mais un ramassis de Dupont-Lajoie, auquel il se croit très supérieur. C’est dans ce double jeu que ces intellectuels s’efforcent de justifier leurs privilèges, eux qui forment un établissement coupé du peuple.

La trahison des clercs est dans la démission de ces intellectuels qui proclament la fin des idéologies, faute d’avoir trouvé celle qui réponde à leurs aspirations nihilistes, et se réfugient dans le dénigrement systématique, en restant aveugles au renouveau des valeurs libérales et nationales qui fleurissait en Occident pendant les années 1980.

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