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Zemmour sans complaisance, par Raphaëlle Auclert

Lettre ouverte à Eric Zemmour Par Raphaëlle Auclert

J’ai lu votre Suicide français, où sont exposées les raisons de la décadence française. L’effervescence médiatique qui a suivi sa parution s’étant maintenant dissipée, je souhaiterais vous faire part de quelques réflexions.

 

Sur les présupposés

Si j’approuve l’entreprise qui consiste à vous pencher sur la « malade France », je ne peux en revanche partager les présupposés qui sous-tendent le propos. Tout d’abord, comme l’indique le titre du livre, vous considérez que les Français ont été eux-mêmes les acteurs desbouleversements qu’a connus le pays depuis 1970 – ou tout du moins, qu’ils y ont consenti de leur plein gré. Ainsi, dans votre récit, tout se passe comme si les choix des hommes politiquesn’avaient été dictés que par la volonté du peuple. Ce qui, bien évidemment, est faux. Commevous ne pouvez l’ignorez, les promesses électorales n’engagent que ceux qui y croient et leprincipe-même de la représentativité démocratique implique que, paradoxalement, lesélecteurs renoncent à leur souveraineté pour pouvoir l’exercer. Entre alors en jeu le principe de confiance liant les gouvernants aux gouvernés, et dont les premiers ont abusé sansvergogne, que ce soit dans le domaine de l’immigration (a-t-on un jour interrogé les Français sur la question ? Par exemple, le regroupement familial a-t-il fait l’objet d’un referendum ?),la gestion du budget (on serait en peine de citer un homme politique de premier plan qui n’aitété impliqué dans un scandale financier) ou encore la construction européenne, vers laquelle les Français ne marchent qu’à reculons, tant et si bien que l’on fait désormais l’économie deles consulter sur le sujet. En minorant la trahison – ou, pour être optimiste, le dévouement relatif – des élites, vous confondez à peu de frais le masochisme et la contrainte, le suicide etl’assassinat. Le « nous » expiatoire que vous scandez d’un bout à l’autre du livre (« C’est cethéritage millénaire que nous avons bazardé en quarante ans. Nous avons aboli lesfrontières… », p. 526) me paraît donc inapproprié, car il associe les Français à une politiquequ’on leur a dissimulée pour mieux leur imposer.

De surcroît, non content de faire du peuple l’artisan de son propre malheur, vous suggérez que ce malheur est mérité ; à maintes reprises, au détour d’une phrase rappelant unfait historique, vous ajoutez des jugements de valeur qui ne sont fondés sur rien et tendent systématiquement à dénigrer les Français, et en particulier les hommes (j’y reviendrai). Pour ne citer que quelques exemples : De Gaulle « dirigea un peuple qui se voyait comme un ramassis de pleutres et de collabos » (p. 22) ; « l’avilissement des soldats dans la boucherie de la Première Guerre mondiale (…) encouragea les hommes à jeter aux orties le fardeau qu’ilsavaient entre les jambes » (p. 32) ; « cet élan vital qui n’existe plus chez [les] hommes entemps de paix » (p. 133), « les vieux peuples fatigués d’Europe » (p. 71).

Si l’on vous suit, on en viendrait presque à croire que les millions de martyrs qui ont été gazés, déchiquetés et enterrés dans la boue des tranchées auraient de quoi avoir honted’eux-mêmes ? Ces hommes qui ont enduré les pires souffrances et se sont sacrifiés pour sauver la Patrie peuvent-ils honnêtement être traités d’eunuques ? Vous, je serais curieuse devous voir à l’œuvre dans une tranchée ; garderiez-vous votre froideur lasse en pensant au suicide et à la mort quand ces mots ne seraient plus métaphores de salon mais des réalités quis’abattent sur vous en pluie d’obus ? En outre, les mutineries de 1917 prouvent que les soldats allemands comme français refusaient cette guerre et vous voudriez qu’ils portent l’opprobrede la violence qu’on leur a faite ? Surprenant. Ce ne sont pas eux qui ont été « avilis » par la guerre, mais les gouvernants européens et leurs alliances hasardeuses qui ont sur les mains le sang de toute une génération.

Bien évidemment, comme vous nous l’expliquez, il va de soi que ce « ramassis » ne pourrait être sauvé. Héritier indigne de la noble tradition française, il serait par avance condamné. Les plus grands succès de la France étant désormais derrière nous, la voilà, telleun écrin vide, une vieillarde ménopausée qui n’aurait plus rien à offrir au monde sinon sa sortie de scène sur la pointe des pieds. Ce discours défaitiste et francophobe, engagé dans laMélancolie française, s’est teinté dans le Suicide de ce qu’il conviendrait d’appeler un sado- narcissisme triomphant : il y a bien un malin plaisir à flatter excessivement les heures de gloire de la France pour mieux souligner par contraste une déchéance qui semble aussi pathétique que définitive : « Paris est la capitale du monde. Pour la deuxième fois <…>. Pour la dernière fois. » (p. 19) ; « la « grande Nation » n’était plus la France mais les Etats-Unis » (p. 48) ; « la Chine de l’Europe avait passé le relais à la vraie Chine » (p. 49) ; « la France avait pris l’habitude d’imposer ses <…> foucades <…> à un univers pâmé devant tant demerveilles <…> elle se voit contrainte d’ingurgiter des valeurs aux antipodes des siennes » (p. 527). Mais intéressons-nous plutôt au contenu explicite de votre essai, qui à mes yeuxs’apparente moins à un tableau objectif de la France au tournant du XXIème siècle qu’à une nécrologie d’un pays que vous enterrez vivant.

 

Cinq cents pages de nécrologie

En Léon Zitrone des jours de deuil, vous ne manquez pas, dans votre oraison funèbre, de revenir sur les moments ou personnages marquants de la défunte, à savoir principalement la Révolution française et le général De Gaulle – autrement dit, les deux énormes bobards sur lesquels est campée la mythologie de la Vème République.

Votre Révolution française est une révolution du bicentenaire, « victoire du peuple contre les aristocrates » (p. 12) qui aurait mis fin à la tyrannie séculaire des rois et permisl’avènement de la trilogie vertueuse liberté-égalité-fraternité. La régression sociale terrifiante qui a suivi comme les chefs d’œuvres de la monarchie passent pour quantité négligeable. Gardons à l’esprit que sans la révolution ni le décret d’Allarde qui « libère » (de nos jours on dirait précarise) le droit du travail, il n’y aurait pas eu les Cosette de Victor Hugo ni leurs arrière-petites-filles smicardes ou chômeuses. Au moment du bicentenaire, on n’aimait guère les historiens qui voulaient gâcher les réjouissances générales en niant le caractère spontané et unanime de 1789, dont l’impudence allait jusqu’à s’intéresser au génocide vendéen. On tenta (sans succès) de les acheter pour revenir au concept de « révolution-bloc » cher à Clémenceau : « J’approuve tout de la Révolution. J’approuve les massacres de Septembre où pour s’éclairer, la nuit venue, les travailleurs plantaient des chandelles dans les yeux des morts <…> J’approuve les horreurs de Lyon où on attachait des enfants à la gueule des canons, et les égorgements de vieillards de quatre-vingt-dix ans et de jeunes filles à peine nubiles. Tout cela forme un bloc glorieux et je défends qu’on y touche. » Ces dernières années, sous les coups de boutoir d’historiens dissidents, tels Marion Sigaut, le mythe d’une révolution venue du peuple est en train de s’effondrer, comme cela arriva à la forteresse de la Bastille (qui d’ailleurs était presque vide le 14 juillet). La seconde idole de votre panthéon est De Gaulle, que vous comparez sans rire à Napoléon et à Saint-Louis (p. 21). On croit rêver quand on sait que cet illustre « chef de la France libre » – qui n’a du reste jamais été à l’origine d’aucun mouvement de résistance – s’était fait promettre le 16 juin 1940 par le général Spears la nationalité britannique et la solde de général anglais si la France venait à perdre la guerre. Durant la guerre d’Algérie, peut-on croire un instant au patriotisme de ce personnage qui a transformé une victoire militaire en débâcle, donné l’ordre aux soldats de garder l’arme au pied quand les populations civiles se faisaient massacrer par le FLN et offert le Sahara et ses richesses à l’Algérie qui ne l’avait jamais conquis ? Quelques années plus tard, concernant la politique intérieure de la métropole, vous regrettez que « Mai 1968 ait été le grand dissolvant de la République gaullienne » (p. 523), oubliant que le 28 février 1968 déjà, sous la houlette du ministre de l’Education AlainPeyrefitte, le conseil des ministres approuvait la « rénovation pédagogique » qui ébranlal’édifice de l’enseignement traditionnel. Loin d’avoir été un homme providentiel, les résultats funestes de la politique de De Gaulle illustrent que « le pouvoir qu’il [assumait] n’[était] pas fait pour le bonheur des hommes mais pour que se réalise l’idée qu’il avait de lui ». A l’opposé de vos mythes fondateurs, vous considérez également les ennemis de la France, ceux qui auraient été à l’origine de sa perte : la révolution culturelle et morale de mai

1968 et le féminisme/ la féminisation de la société.

Commençons par le second, qui serait un des effets du premier. Vous n’avez pas saisi

la nature des relations entre hommes et femmes dans ce pays. La France, pays catholique, possède une culture fondée sur le matriarcat. Albert Camus ne fait-il pas dire à son héros deLa Chute : « J’ai toujours trouvé la misogynie vulgaire et sotte » ? Cela ne signifie pas que les femmes écrasent les hommes, mais que la femme – plus exactement la mère – est considérée comme le centre de gravité de la famille, de la société, de l’ordre du monde : en témoignent leculte de la Vierge, la tradition chevaleresque avec l’amour courtois, le romantisme, les épisodes de régence dans la royauté et bien d’autres exemples jusqu’à nos jours, à l’instar deces séries télévisées où une femme, qui est toujours mère, exerce une fonction d’autorité(Julie Lescaut, Une femme d’honneur, etc.). C’est aussi la raison principale du succès deMarine Le Pen, la « petite mère du peuple [français] ». A la différence du protestantisme oude l’islam, pour qui seule fait autorité la violence associée au patriarcat, le catholicismereconnaît la force vitale suprême de la mère. Vous-même rappelez d’ailleurs avec ironie que l’ouvrier s’empressait de remettre sa paye à sa « bourgeoise » (p. 32), détail laissant deviner qui présidait vraiment aux dépenses du foyer.

Ceci posé, la violence que vous croyez subite par les hommes (thèse développée dans le Premier sexe) ne leur est pas réservée et frappe de plein fouet toute la société. A la différence des mouvements européens du début du siècle précédent qui revendiquaientl’égalité civique, ce courant soi-disant « féministe » tel qu’il s’est développé aux Etats Unisne sert en rien la cause des femmes. Leur seul résultat est de créer une atmosphère de méfiance entre hommes et femmes que je qualifierais de « climat de guerre ». En effet,lorsqu’une troupe envahit un pays ou une ville, les soldats menacent de violer les femmes etles femmes se montrent menaçantes pour se défendre et protéger leur foyer (comme le font les fameuses « Chiennes de garde »). Eh bien, voyez-vous, en avançant que « les publicitaires<…> s’allièrent aux femmes et aux enfants contre les pères » (p. 31), vous reprenez parfaitement ce schéma des « féministes » : elles vocifèrent au prédateur, vous feulez contreles hystériques agressives, oubliant au passage que la véritable violence n’est pas sexiste maissociale ; dans la société traditionnelle, en quoi le sort du paysan ou de l’ouvrier qui travaillaittrès dur au champ ou à l’usine était-il plus enviable que celui de sa femme qui s’occupait dufoyer et des enfants ? En outre, bien souvent (comme chez les mineurs) hommes, femmes et enfants étaient tous exploités, indistinctement. Le résultat de ces théories fumeuses estqu’aujourd’hui beaucoup d’hommes sont privés de tout soutien ou douceur féminine ; dans lemême temps, combien de femmes ont oublié les charmes d’une attention galante et leréconfort de se sentir protégées? Comme vous le mentionnez, c’est le parlementaire Tisserand qui a fait supprimer le terme de protection (p. 33) et non l’issue d’un referendumféminin ; cette « conquête émancipatrice » n’était donc pas menée par les intéressées mais à leurs dépens.

A y regarder de près, pas davantage que les Poilus déjà évoqués vous ne défendez les hommes français ; vous les regardez se débattre dans la tranchée froide et hostile où ils ont été jetés, malgré eux et malgré les Françaises (qui sont implicitement accusées d’être complicesde cet état de fait). Contrairement à ce que vous prétendez, les femmes, les mères ne sont pas les ennemis de la France mais son fondement civilisationnel. Le « féminisme » outre- Atlantique tend lui à nier la nature maternelle de la femme ; cette version américaine de la libération des femmes, apparue dans un pays protestant donc étranger au matriarcat, n’est comme l’immigrationnisme qu’un moyen de mettre en concurrence des unités de force detravail, à la manière de deux boxeurs ; il rogne leurs prérogatives symboliques, créant frustrations, perte de repères et affaiblissement de la famille. Les manifestations culturelles de ce rapport contre-nature ne sont que des produits dérivés.

La deuxième cause du déclin français est pour vous la révolution de mai 1968. Or, vous confondez la cause et l’effet : mai 1968 est lui-même une conséquence de la politiqued’acculturation américaine menée en France (et en Europe) depuis l’occupation américaine à la fin de la guerre. Preuve en est que l’Europe entière est désormais convertie à la culture de masse libertaire anglo-saxonne sans que chaque pays ait pour autant connu d’épisodeanalogue à mai 1968. Le peuple français a été depuis cette période assidûment « rééduqué » ; dans ce processus, les élites françaises ont joué le rôle de courroie de transmission.

Le résultat de votre démonstration est des plus néfastes, puisqu’il présente l’image d’un pays en pleine décadence sans prendre en compte la guerre culturelle et spirituelle menée contre les Français. Oui, depuis quarante ans, le peuple se voit imposer une culture hors-sol de plus en plus agressive envers ses valeurs et de plus en plus prégnante dans le paysage médiatique. Ceci posé, on comprend mieux l’origine du marasme et le déclin ne semble plusaussi inéluctable que vous ne le laissez entendre. On s’enhardit un instant à poser le miroir déformant que vous tendez à la France, montrant une vieille femme moribonde. En effet, chez vous, aucune trace de cette jeunesse pleine de vie et de révolte qui défilait à la « Manif pour tous », ni (excepté sur le mode sarcastique) des trésors de beauté naturels, architecturaux ethumains de notre patrimoine ; c’est à se demander pourquoi le monde entier se presse de veniradmirer ce qui n’est à vos yeux qu’un tas de ruines fumantes ? Dans votre France, tout est détruit et même ce qui tient encore debout cache des fissures sous la façade, « tout est dévasté » (p. 10). Pardi, quel amoureux singulier de la patrie de Descartes faites-vous, lorsque vous invoquez les ennemis qui ont démembré le pays comme emblèmes de son intégrité ? A une France attaquée et désorientée, votre livre (ou plutôt votre glas) offre comme ultime secours des pères autoritaires, une laïcité matérialiste et désabusée pour principe directeur et la fin du monde – français – pour horizon ; c’est tout ignorer d’une nation dont les fondements identitaires sont la mère, le catholicisme et l’immortalité.

 

Le « Zemmour Code », logiciel de l’idéologie dominante

Pour vous dire le fond de ma pensée, votre texte ressemble étrangement à un livre de commande. Et, même si ce n’était pas le cas, il remplit ce rôle mieux qu’aucun Hollande ni aucun Valls ne pourraient l’espérer. Pourquoi ?

Premièrement, il ne fait qu’égrener des évidences : appauvrissement, crise économique à l’origine d’un certain désarroi chez la population, acculturation américaine proportionnelle à une déchristianisation et une défrancisation générale du pays, invasion migratoire… il suffit de prendre le métro ou d’écouter cinq minutes la radio pour s’en rendre compte. Il n’y a donclà rien de révolutionnaire. Critiquer la mondialisation est dans l’air du temps : même Georges Soros s’y est mis en condamnant le « fondamentalisme de marché ». C’est dire…

Deuxièmement, tout en constatant les problèmes, à aucun moment vous ne remettez en cause les piliers de la doxa actuelle : la Révolution française, De Gaulle, mais aussil’immigration. Cette-dernière serait un phénomène aussi naturel que le cours des rivières, alors qu’elle n’a été sollicitée en France que depuis la IIIème République (suivie par des retours majoritaires dans les années 1930) et accélérée de manière exponentielle depuis 1976 avec la loi sur le regroupement familial ; de plus, elle a partout et toujours été combattue, dans les pays d’émigration comme par exemple le Maroc ou l’Algérie, qui pratiquent envers les populations subsahariennes une politique nettement moins accueillante que celle dont ils bénéficient en France. Les Etats-Unis, à travers Nixon notamment, apparaissent comme un gentil oncle avisé et compatissant à l’infortune d’une vieille amie. Tout est donc conforme à la « ligne du Parti mondialiste ». Noël Mamère et Patrick Farbiaz voient juste en vous qualifiant de néoconservateur et en dénonçant votre discours victimaire, de même que l’« usurpation d’identité » qui consiste à vous présenter comme le « représentant des sans- voix » alors que vous êtes « tout sauf extérieur à la classe politico-médiatique »4. La seule différence entre ceux qui comme vous se prétendent de droite et les socialistes, c’est que vous dites préférer la France d’avant les changements et eux la France d’après. Ce qui ne vous empêche pas de saluer – ou en tout cas de tenir pour inévitables – tous les vecteurs de cette dégradation.

Troisièmement, malgré tout le mal que vous dites de la culture de masse récente, votre livre est un catalogue de tous les bibelots d’agitprop qui ont été fourgués par nos ingénieurs des âmes depuis quarante ans, une sorte de compilation hétéroclite pour ceux qui, trop jeunes ou trop distraits, auraient manqué leur contamination par le virus franco-repentant et mondialophile. On a donc droit à Lili, que les écoliers de primaire étaient forcés de chanter à la kermesse, à Paxton dont le monopole sur l’histoire de Vichy est pointé du doigt sans que soient reconsidérées ses accusations antisémites ni pro-nazies envers Pétain, à la France black-blanc-beurre (devenu rance à Krishna douze ans après) et autres slogans de pacotille.

Vous allez encore plus loin : par un tour de passe-passe, vous parvenez à attribuer les messages du politiquement correct actuel à des œuvres qui soit n’ont rien à voir avec ces idées, soit – encore mieux – les critiquent vertement. Il en va ainsi pour le film de Claude Sautet. Le repas où Michel Piccoli coupe la viande et subit les sarcasmes de ses comparses n’est pas,comme vous l’analysez, juste une « enfreinte à la hiérarchie anthropologique » (p. 132). Atravers cette scène, c’est une critique évidente de la société postmoderne toute entière, puisque le seul personnage qui a réussi socialement s’est, pour y parvenir, assis sur ses principes,« s’est adapté, vit avec son temps ». Celui qui rêvait d’être médecin dans un dispensaire setrouve à travailler dans une clinique ; « il est au service du monde, mais du beau monde », ironise Serge Reggiani. Le film rétablit la véritable hiérarchie, qui n’est pas une question de taille du gigot ou de celui qui le coupe mais de droiture morale. D’autres films de la mêmeépoque dénoncent les travers d’une société pervertie, à l’instar du Jouet (1976) de Francis Veber. Ce-dernier met en scène un grand directeur de journal (Michel Bouquet), monstre froid et méprisant, qui subit le désaveu insupportable de voir son jeune fils lui préférer un de sesemployés (Pierre Richard) pour son grand cœur et sa simplicité. Bref, vous prenez tout au pied de la lettre et faites abstraction de la dimension satirique de ces œuvres. Votre lectureanachronique et au premier degré de la sémiotique culturelle française, qui vous échappe totalement, a pour résultat une dénaturation des symboles et du climat de l’époque: Depardieu et Dewaere dans Les Valseuses, ce sont bien davantage une allusion à la culture hippie, au retour à la nature sauvage typique des années 1970 que les premiers avatars des racailles qui braquent aujourd’hui les Franprix de Sarcelles…

Pire, votre approche littérale sur plus de cinq cents pages de toute cette production artistique, qui rappelle plus la lecture que font les Frères musulmans du Coran que l’étude attentive des modes d’expression d’un peuple avec son contexte et ses traditions, incite le public non averti à adopter la même. Puisqu’il a été question récemment d’enseigner le codage informatique à l’école, on peut dire que votre livre « encode » le public français à avoir une perception aussi erronée que lointaine de sa propre culture. Le « Zemmour code » programme des robots – sans premier ni deuxième sexe ! – à respecter les plus serviles et à mépriser ceux qui se trouvent marginalisés par le système. C’est un programme d’esclavage légitime. Décidemment, les cadres du gouvernement devraient tous faire trôner votre portrait au-dessus de leur bureau !

Plus efficace qu’une milice chargée d’arrêter les opposants, votre livre les décourage de toute entreprise, tant il n’y a plus rien à défendre. Ces journalistes qui « écrivent, d’un airlas et dédaigneux, les dernières pages de l’Histoire de France » (p. 527), vous en êtes, quitte pour cela à déformer, dénigrer, déshonorer tous et tout à votre guise. Contrairement aux attentes de ceux qui achètent votre livre en croyant y puiser les ressources d’un sursautsalvateur et en vous prenant pour un dissident, ils ne trouvent dans vos pages qu’un verdictpartial et sans appel. La ciguë française, dont tous les médias nous abreuvent depuis deux mois, en aurait été le titre exact.

 

Cordialement,

Raphaëlle Auclert

 

1 Cette garantie est reprise et étendue aux hommes de De Gaulle dans l’accord qu’il signe avec Churchill le 7 août 1940 (article 3, alinéa 5). Pour plus de détails, voir Henri de Kérillis, De Gaulle dictateur, Librairie Beauchemin, Montréal, 1945.
2 René Rieunier, Réquisitoire contre le mensonge. Juin 1940-Juillet 1962, Nouvelles Editions Latines, Paris, 1962.

3 En avril 1949, le philosophe américain Sidney Hook (1902-1989), membre actif de la politique culturelle des Etats-Unis en Europe après la guerre, constate qu’à Paris « l’anti-américanisme est omniprésent (…) larééducation informative du public français me paraît la tâche la plus essentielle et la plus urgente à laquelle doits’atteler la politique démocratique américaine. » (Frances Stonor Saunders, Who Paid the Piper? London: Granta Books, 2009, p.70). Sur le même sujet voir, entre autres, Richard Kuisel, Seducing the French. The Dilemma of Americanization, London: University of California Press, 1993.

4 Noël Mamère et Patrick Farbiaz, Contre Zemmour. Réponse au Suicide français, Les petits matins, Paris, 2014, p. 12 et 34.

Races humaines : réponse à Aurélien Enthoven, par Jean Hansen

RÉPONSE À AURÉLIEN ENTHOVEN

 

Aurélien Enthoven a publié récemment une vidéo dans laquelle il cite intelligence-humaine.com et remet en question plusieurs points.

Dans un second temps, Aurélien Enthoven a publié une réponse adressée aux critiques émises par Pierre Amisoguë des Jeunesses Lesquenistes.

Le site de l’auteur : https://www.intelligence-humaine.com/

Sommaire :

1. Réponse à la vidéo

2. Réponse à la réponse adressée à Pierre Amisogue

3. Les différences d’intelligence entre les races sont causées par des différences de fréquence alléliques

1. Réponse à la vidéo

Il n’y a pas de racialistes versus non-racialistes… il y a des scientifiques, et des pseudo-scientifiques. On n’est pas plus « racialiste » qu’on ne serait « héliocentriste ».

Vous entendez discuter d’un sujet avec un regard scientifique. « La France ne se définit pas par une couleur de peau » relève de l’idéologie et non de la science. Ça n’est pas une entrée en matière très appropriée… « la RACE ne se limite pas à une couleur de peau » aurait été pour le coup nettement plus scientifique.

Une race est simplement un « cluster génétique » ou une sous-espèce. Loin d’infirmer l’existence des races, la génétique a au contraire confirmé que la segmentation d’homo sapiens en unités distinctes était sous-tendue par des différences dans un ensemble de gènes. Il est aussi absurde de nier l’existence d’une race qu’il ne le serait de nier l’existence d’une famille.

Dans un article du New-York Times de mars 2018 qui fait grand bruit, David Reich, professeur de génétique à Harvard, explique…

« On peut être préoccupé par une éventuelle mauvaise utilisation des données pour justifier le racisme, mais en tant que généticien je sais aussi qu’il n’est simplement plus possible d’ignorer les différences génétiques moyennes entre les races.

Des avancées révolutionnaires dans la technologie de séquençage d’ADN ont été faites au cours des deux dernières décennies. Ces progrès nous permettent de mesurer avec une précision parfaite quelle fraction de l’ascendance génétique d’un individu remonte, par exemple, d’Afrique de l’Ouest. Avec l’aide de ces outils, nous apprenons que, bien que la race puisse être une construction sociale, les différences d’ascendance génétique qui sont corrélées à de nombreuses constructions raciales actuelles sont bien réelles.

Des gens bien intentionnés qui nient la possibilité de différences biologiques substantielles entre les populations humaines se recroquevillent dans une position indéfendable, qui ne survivra pas à l’assaut de la science.

Alors que la plupart des gens conviennent qu’il est important de trouver les explications génétiques de certaines maladies, ils rechignent lorsqu’il s’agit d’influence génétiques sur le comportement et la cognition.

Est-ce que le Q.I, l’intelligence ou le nombre d’années d’éducation est influencé par l’éducation ? Bien sûr. Mais est-ce que cela mesure également des caractéritiques cognitives et comportementales ? Presque certainement. Et comme tous les caractères influencés par la génétique différent d’une population à l’autre (les fréquences des variations génétiques étant rarement identiques d’une population à l’autre), les influences génétiques sur le comportement et la cognition varieront également d’une population à l’autre.

Vous entendrez parfois que les différences biologiques entre les populations sont petites, parce que les humains ont divergé trop récemment des ancêtres communs pour que des différences substantielles soient apparues sous la pression de la sélection naturelle. Ce n’est pas vrai. Les ancêtres des Asiatiques de l’Est, des Européens, des Africains et des Australiens étaient, jusqu’à récemment, presque complètement isolés les uns des autres pendant 40 000 ans ou plus, ce qui est amplement suffisant pour que les forces de l’évolution puissent fonctionner.

Dans les années à venir les études génétiques montreront que de nombreux caractères sont influencés par des variations génétiques, et que ces traits différent en moyenne entre les populations humaines. Il sera impossible – en effet, anti-scientifique, idiot et absurde – de nier ces différences »

David Reich, Université d’Harvard, mars 2018.

A de nombreuses reprises, Enthoven et penseur sauvage tentent de disqualifier les termes « supérieur » ou « inférieur »

Inférieur ou supérieur ne signifie bien sûr rien, il faut des critères. En termes de taille par exemple, les caucasiens européens sont plus grands, en moyenne, que les est-asiatiques, c’est déjà une « hiérarchisation », ce terme étant considéré de façon neutre et scientifique. Lorsque 2 entités ne sont pas identiques, elles sont comparables sur un nombre potentiellement infini de caractéristiques. Le refus de comparer est, lui, idéologique.

Enthoven : « Chaque ethnie se devant d’accepter la place qui lui est donnée »

Chaque ethnie n’accepte pas « docilement » la place qui lui est allouée. Entrons dans le vif du sujet. Le fait est que la stratification de l’ensemble des sociétés humaines, aussi bien dans une perspective intranationale qu’internationale, se fait sur l’intelligence, qui est ubiquitaire de l’ensemble des processus sociaux et culturels.

La conséquence est que, quelle que soit la société multi-ethnique à travers le monde, la hiérarchie socio-économique reste remarquablement identique avec un ordre dicté par le Q.I moyen racial. Ce n’est nullement « l’opinion de racialistes extrémistes » c’est une simple constatation empirique des données.

Quel que soit le pays à travers le monde, la hiérarchie reste rigoureusement identique, avec un ordre dicté par le Q.I moyen racial :

  1. Juifs Ashkénazes (110)
  2. Asiatiques de l’est (105)
  3. Européens (100)
  4. Asiatiques du sud-est (92)
  5. Inuits (91)
  6. Métis européen-africain (81-90)
  7. Amérindiens (86)
  8. Nord africains et sud asiatiques (84-88)
  9. Africains (67-80)
  10. Aborigènes d’Australie (62)

Les différences sont bien sûr plus marquées entre les races dont le Q.I diffère sensiblement et sont plus ténues entre les races d’intelligence proche.

Cette hiérarchie se vérifie immanquablement pour :

  1. L’éducation
  2. Les salaires moyens
  3. Le taux de crime et délit (inversément proportionnel au Q.I)
  4. Le statut socio-économique
  5. La fécondité (inversément proportionnel au Q.I)

Il y a toutefois des exceptions dans ce taux de fécondité, montrant la place de certains facteurs culturels comme le haut taux de fécondité des hispaniques de religion catholique.

  1. L’arriération mentale (augmente tandis que le Q.I diminue)
  2. La réussite scolaire
  3. La délinquance juvénile (augmente tandis que le Q.I diminue)
  4. Le pourcentage de mères célibataires (augmente tandis que le Q.I diminue)
  5. Le taux de chômage (augmente tandis que le Q.I diminue)
  6. La réussite au SAT (test d’entré de la plupart des universités américaines)
  7. La prévalence de personnes douées.
  8. La prévalence d’athées (augmente avec le Q.I)

De ces différences intellectuelles, biologiques, découlent toutes des inégalités socio-économiques entre les grandes races ou sous-espèces d’homo sapiens. Les juifs ashkénazes, les asiatiques et les caucasiens européens ont génétiquement une plus haute intelligence, ils se démarquent par un plus haut taux d’accomplissements culturels, des salaires plus élevés, un taux de crimes et délits plus faible, un statut socio-économique élevé, un taux de fécondité faible, une meilleure réussite scolaire, une délinquance juvénile plus faible, un taux de mères célibataires moins élevé, un taux de chômage plus limité, une réussite au SAT plus élevée et une prévalence plus importante de personnes douées.

A l’inverse, les nord-africains, les africains et les aborigènes d’Australie se caractérisent par une aptitude intellectuelle moindre, et en conséquence ils obtiennent des salaires moins élevés, un taux de crimes et délits plus important, un statut socioéconomique moins élevé, une fécondité supérieure, une réussite scolaire moindre avec de plus importants troubles juvéniles, un pourcentage important de mères célibataires, un taux de chômage plus élevé, une réussite au SAT faible et une prévalence de personnes douées plus faible.

Cette hiérarchie inchangée est le corollaire de la causalité hautement génétique de l’intelligence. Quel que soit le pays, les populations possédant dans leur génome une plus haute fréquence d’allèles pour une haute intelligence (ashkénazes, est-asiatiques, européens) s’en sortent mieux que les populations moins intelligentes, possédant une moindre fréquence d’allèles pour une haute intelligence et un cerveau plus petit et moins puissant (nord-africains, africains et aborigènes d’Australie).

Ainsi en Amérique Latine, aux USA au Canada ou en Europe, les est-asiatiques montrent systématiquement un niveau d’éducation supérieur aux européens, un salaire moyen supérieur, une délinquance inférieure… Pourtant personne n’explique cela par « la discrimination qu’exerceraient les asiatiques de l’est sur les européens », n’est-il pas ?

Les sociologues antiracistes sont incapables d’expliquer pourquoi certaines races, toujours les mêmes, se hissent immédiatement au sommet de la hiérarchie sociale.

Ils évitent de parler des juifs et des asiatiques de l’est qui contredisent leurs thèses. Ils n’expliquent pas pourquoi la petite communauté de mulâtres des caraïbes, une région dans laquelle les africains noirs sont majoritaires et détiennent le pouvoir politique, arrivent à faire mieux en matière de salaire ou d’éducation. Les Chinois ou les Japonais ont été discriminés, mais ils font aussi bien voir mieux que les européens en matière d’éducation et de salaire au Brésil, Canada, Europe, Hawaii et aux Etats-Unis. Les juifs ont subi des discriminations épouvantables, mais n’ont cessées de faire mieux que les populations indigènes européennes en Europe, Etats-Unis et au Canada. Les Chinois sont minoritaires en Asie du sud-est et les asiatiques du sud-est détiennent le pouvoir politique. Ces minorités ont été persécutées et discriminées, pourtant ils performent considérablement mieux que les natifs d’Asie du sud. Ils sont appelés les « juifs de l’ouest » par les Indonésiens car ils raflent toutes les places dans les universités.

Comme les est-asiatiques ou les juifs des Etats-Unis ou du Canada, ces minorités raciales à haut Q.I performent mieux que les populations majoritaires malgré la discrimination à leur encontre.

Les taux de crimes et délits des aborigènes d’Australie sont publiés et disponibles et de nombreux auteurs en parlent, tel que Wilson (1982), Callan (1986), Cove (1992), Broadhurst (1997).

Broadhurst montre que la délinquance juvénile est 48 fois supérieure chez les aborigènes et les taux de crimes et délits 26 fois supérieur. Cela ne l’empêche pas d’écrire ensuite « la thèse héréditaire est totalement discréditée. Le chômage, la pauvreté, la haute prévalence des aborigènes dans les prisons résulte d’une discrimination indirecte »

Comme toujours, les européens sont responsables. Aucune mention n’est faite de la basse intelligence des aborigènes aux tests de Q.I ou de Piaget, de leur cerveau nettement plus petit et moins circonvolué, avec un cortex plus mince, ou de leur durée gestationnelle moindre.

Les taux de crimes et délits sont 26 fois supérieurs chez les aborigènes et plus de 52 fois supérieur si on compare aux asiatiques de l’est d’Australie. Il n’y a plus que quelques centaines de milliers d’aborigènes, ils vivent dans des réserves en dehors de la civilisation. Leur Q.I moyen est de 62, c’est l’âge mental d’un européen de 11 ans.

Il y a un contraste saisissant entre la position des aborigènes et le haut Q.I et les hautes performances en mathématiques des chinois récemment immigrés en Australie. Mais ceci n’est pas une surprise, ces résultats pouvaient être prédits par les hauts accomplissements des immigrés chinois en Angleterre, Canada, Hollande et Etats-Unis.

Enthoven et Penseur Sauvage, à de nombreuses reprises : « le Q.I n’est pas une bonne mesure de l’intelligence, il serait biaisé culturellement pour favoriser les européens »

Il existe un étrange décalage entre le consensus scientifique et l’opinion publique sur les tests d’intelligence et le Q.I.

Beaucoup de journalistes où de personnes généralement peu informées expliquent que « les tests de QI ne mesurent rien de réel, qu’ils ignorent les traits importants comme l’intelligence émotionnelle et les intelligences multiples… et que ceux qui sont intéressés par le test de QI doivent être élitistes, ou pire… Pourtant, les preuves scientifiques sont claires : les tests de QI sont extraordinairement utiles.

Les scores de QI sont liés à une grande variété de résultats de vie importants comme le succès éducatif, le revenu, et même l’espérance de vie ; et des études biologiques ont montré qu’ils sont hautement héritables (déterminés par le patrimoine génétique) et liés aux mesures du cerveau. Des études d’intelligence et de QI sont régulièrement publiées dans les plus grandes revues scientifiques du monde, mais passent rarement le filtre médiatique.

Le Q.I est une excellente mesure de l’intelligence humaine. C’est une caractéristique biologique, organique, c’est une mesure de la puissance neurophysiologique du cerveau à traiter l’information. Il corrèle positivement à la vitesse de conduction nerveuse, à la taille du cerveau (+0,4), au pH cérébral, à la fréquence des ondes alphas à l’EEG en potentiels évoqués.

Les hauts Q.I ont en moyenne des cerveaux plus gros et plus puissants, avec un métabolisme cérébral du glucose pouvant atteindre des niveaux plus importants pour traiter l’information.

On peut estimer le Q.I de quelqu’un par simple neuro-imagerie !

Wang L, Wee C-Y, Suk H-I, Tang X, Shen D (2015) MRI-Based Intelligence Quotient (IQ). Estimation with Sparse Learning.

Cela n’est bien sûr rien d’un “artefact culturel”.

Genome-wide association studies establish that human intelligence is highly heritable and polygenic18

– Nature, 2011.

Enthoven et Penseur Sauvage : “comme par hasard c’est à sa propre race que revient la première place ».

Richard Lynn a publié un article dans Nature sur la haute intelligence des est-asiatiques en 1983. Cela a constitué un problème pour le mouvement égalitariste qui avait coutume d’expliquer les différences d’intelligence par le fait que les tests étaient culturellement biaisés pour favoriser les européens.

Les experts de l’intelligence savent que les est-asiatiques ont en moyenne une intelligence légèrement supérieure aux européens, ils ont un cerveau plus volumineux, une vitesse de conduction nerveuse plus rapide (le transit de l’information sensorielle vers le cortex est plus rapide). Génétiquement, les est-asiatiques ont une plus haute fréquence d’allèles augmentant l’intelligence (Intelligence, Piffer, 2015).

Leur plus courts temps de réaction les rendent plus performants dans des sports comme le tennis de table. Leur pelvis est plus large que celui des européens, car ils donnent naissance à des nouveau-nés avec un cerveau plus volumineux.

Les ashkénazes ont un Q.I moyen encore supérieur à 110. Ils représentent moins de 10 millions de personne à travers le monde (moins que la population belge) mais constituent 50% des champions d’échecs mondiaux, 50% des champions de bridge et au moins 25% des prix Nobel mondiaux.

Les européens ne viennent qu’en 3ème. Qualifier les spécialistes de l’intelligence de « suprématistes européens » est un argument idéologique ad-hoc.

Enthoven et Penseur Sauvage : « d’un pays à l’autre, on ne retrouve jamais la même hiérarchie des races ». Concernant l’intelligence, c’est absolument faux. La hiérarchie de l’intelligence générale reste remarquablement inchangée. Ce qui est logique puisqu’elle est hautement génétique (polygénique).

Enthoven et Penseur Sauvage : « La supériorité n’existe pas en biologie »
C’est un parti pris idéologique, mais encore faut-il bien entendu des critères. En réalité si vous comparez une pomme et une poire vous pouvez conclure éventuellement que les poires sont « en moyenne plus juteuses », les pommes « en moyenne plus sphériques », autant de hiérarchisation comparatives, potentiellement infinies.

Enthoven et Penseur Sauvage : « Il serait absurde de faire porter les difficultés d’intégration à la race »
Il n’y a pas de doute, scientifiquement parlant, sur l’importance du niveau d’intelligence pour arriver à réussir socio-économiquement. C’est abondamment documenté, dans des milliers d’études, publiées dans les meilleures revues scientifiques.

“Intelligence — the ability to learn, reason and solve problems — is at the forefront of behavioural genetic research. Intelligence is highly heritable and predicts important educational, occupational and health outcomes better than any other trait”

Nature, 2018, “The new genetics of intelligence” Robert Plomin & Sophie von Stum

Des populations d’Asiatiques de l’est ont été importées aux USA pour travailler dans les plantations. Seulement les asiatiques de l’est sont très intelligents, porteurs d’une plus haute fréquence d’allèles pour une haute intelligence, et ils ont transmis ces gènes à leurs enfants, qui ont mieux travaillé à l’école et à l’université de sorte qu’ils ont obtenu, dès la seconde génération, un niveau d’éducation supérieur à celui des européens et un salaire moyen supérieur.

La sociologie est souvent pseudo-scientifique. Elle ignore délibérément les différences biologiques et expliquent les phénomènes sociaux par d’autres phénomènes sociaux, dans un raisonnement circulaire sans généralement aucune preuve scientifique. Ce sont d’ailleurs souvent des explications ad-hoc qui viennent se greffer de façon opportuniste à une situation.

Les différences de puissance cérébrale entre les races expliquent évidemment une part importante des différences socio-économiques.

Laurent Alexandre dans son dernier livre « La guerre des intelligences » en prend bien conscience. Il explique que « l’intelligence est la mère de toutes les inégalités ». Il cite l’ouvrage de Richard Lynn et Tatu Vananhen, Intelligence an unifying factor for the social science, (2012) montrant que 75% des variations en terme de PIB/habitants à travers le monde s’expliquent par les variations intellectuelles entre les nations. Il cite l’étude de Dickerson E. (2006), « Exponential correlation of I.Q and the wealth of nations », Intelligence 34, 291-295, montrant que le lien est exponentiel : une différence de 10 points de Q.I au niveau national double le salaire moyen, une différence de 5 points de Q.I moyen le multiplie par 1,45.

Pour échapper au bûcher des ayatollah égalitaristes dont il a bien conscience de la puissance de feu, Laurent Alexandre prend soin de mettre çà et là des éléments de complaisance égalitaires. Un journaliste lui demande ainsi « pourquoi avez-vous parlé d’un quotient de complémentarité avec l’intelligence artificielle, était-ce parce que le Q.I n’est pas tout ? » Et Laurent Alexandre de répondre « j’ai écrit cela pour éviter de me faire allumer ».

Enthoven et Penseur Sauvage évoquent « d’autres explications plus pertinentes »

Plus en adéquation avec votre idéologie égalitaire probablement, mais scientifiquement beaucoup moins pertinentes.

La discrimination n’a aucun impact sur la prospérité des individus. Il a été démontré qu’à Q.I égal, le salaire d’un afro-américain, d’un européen et d’un asiatique est identique.

Par ailleurs, si la discrimination diminue le Q.I, il est curieux que les ashkénazes, qui ont subi parmi les plus sévères discriminations de l’histoire, ont le plus haut Q.I moyen. Le haut Q.I des ashkénazes est connu depuis les années 1930.

Lewis Terman avait mené une étude sur les génies à Q.I supérieur à 180 aux USA. Sur les 28 qu’il a détecté, 24 étaient ashkénazes.

J’ose espéré que vous plaisantez en nous expliquant qu’une race est une notion sans pertinence en biologie… L’évolution est impossible sans l’existence de races ou sous-espèces. Une race est simplement un cluster génétique, une sous-espèce émergeant spontanément par les processus de spéciation qui s’appliquent à une population généralement isolée géographiquement. L’endogamie pendant de longues périodes avec la pression de sélection particulière d’un milieu déterminé va mener à une évolution (une modification des fréquences alléliques et éventuellement l’apparition de certaines mutations) de telle sorte que le phénotype soit en adéquation avec ce milieu. Cela survient par simple sélection naturelle.

Lorsque cette population reste isolée pendant un laps de temps très important elle évoluera en espèce distincte qui ne sera généralement plus inter-féconde avec la population d’origine.

Il est totalement fallacieux de limiter l’emploi du terme race à des animaux d’élevage qui auraient évolué exclusivement par sélection artificielle.

On trouve, par exemple, deux races de gorille de l’est (gorilla beringei).

Il y a Gorilla beringei beringei et beringei graueri, deux sous-espèces qui ont évolué différemment suivant les processus expliqués ci-dessus.

c’est probablement ce que Lynn a voulu exprimer, quoiqu’il eut pu prendre 1000 autres exemples…

Quatre races ou sous-espèces de chimpanzés existent… et ils diffèrent aussi bien dans leurs caractéristiques physiques que dans leur comportement.

“Four subspecies of the common chimpanzee have been recognised, with the possibility of a fifth:

  • Central chimpanzee or tschego, P. t. troglodytes, in Cameroon, the Central African Republic, Equatorial Guinea, Gabon, the Republic of the Congo, and the Democratic Republic of the Congo
  • Western chimpanzee, P. t. verus, in Guinea, Guinea-Bissau, Mali, Senegal, Sierra Leone, Liberia, Ivory Coast, and Ghana
  • Nigeria-Cameroon chimpanzee, P. t. ellioti (also known as P. t. vellerosus),[12] in Nigeria and Cameroon
  • Eastern chimpanzee, P. t. schweinfurthii, in the Central African Republic, South Sudan, the Democratic Republic of the Congo, Uganda, Rwanda, Burundi, Tanzania, and Zambia
  • Southeastern chimpanzee, P. t. marungensis, in Burundi, Rwanda, Tanzania, and Uganda: Colin Groves argues that this subspecies is the result of enough variation between the northern and southern populations of P. t. schweinfurthii.« 

Chez les abeilles européennes (apis mellifera) on trouve plus de 25 races ou sous-espèces…

La girafe compte 9 races ou sous-espèces:

1. c. peralta — Sud-Ouest du Niger.
2. c. reticulata  — Nord-Est du Kenya, Éthiopie, Somalie.
3. c. angolensis — Angola, Botswana, Namibie.
4. c. antiquorum — Tchad, République centrafricaine, Nord-est du Cameroun.
5. c. tippelskirchi — la Girafe Masaï — Centre et Sud du Kenya, Tanzanie, Est du Rwanda
6. c. camelopardalis  — Est du Soudan, Nord-Est de la République démocratique du Congo.
7. c. rothschildi — Ouganda, Centre-Nord du Kenya.
8. c. giraffa — Afrique du Sud, Botswana, Zimbabwe, Mozambique.
9. thornicrofti — Zambie.

Le loup compte 38 sous-espèces ou races.

Le renard a 45 sous-espèces ou races.

Le raton-laveur compte 22 sous-espèces ou races.

Les orang-outans de Bornéo ont 3 sous-espèces ou races (et plusieurs races éteintes).

Les kangourous ont 2 sous-espèces ou races occupant des territoires australiens distincts.

Les différents groupes humains n’ont pas les mêmes fréquences alléliques. Dans l’espèce homo sapiens, si on se penche sur les grosses branches raciales proches du tronc on distingue (1) les européens (2) les africains (3) les asiatiques de l’est (4) les asiatiques du sud-est (5) les amérindiens (6) les aborigènes d’Australie (7) les pacific islanders (8) les esquimaux et (9) les nord-africains et moyen-orientaux (MENA en anglais).

Les différentes races humaines

Ces races ont évolué dans des milieux séparés, cloisonnés par des barrières naturelles comme des montagnes, des déserts, des mers, pendant des dizaines de milliers d’années.

Une théorie scientifique est exacte lorsqu’elle est « falsifiable » au sens de Popper c’est-à-dire testable… chiche prenez 100 individus à la peau sombre, les narines plus larges, les lèvres volumineuses… ce qu’on appelle communément des africains subsahariens, vivant en Amérique et prenez 100 européens, de façon aléatoire, et effectuez des MRI de leur cerveau.

Les scientifiques (que vous appelez racialistes) vous prédiront ceci :

-Les européens auront un cerveau plus volumineux, la différence sera hautement significative avec un delta d’à peu près 80 à 100 grammes.
-Les lobes frontaux des africains seront en moyenne significativement plus petits en rapport aux autres structures, comparativement aux européens
-Le cortex des africains sera en moyenne moins circonvolué et moins épais. Les circonvolutions seront moins profondes. Le volume des ventricules cérébraux sera supérieur (cavités remplies de liquide céphalo-rachidien dans le cerveau).
-Les différences de taille cérébrale se retrouveront à la naissance et même in utero au stade embryonnaire, les africains ayant un ratio front/ensemble de la face plus petit que les européens.
Liste non exhaustive.

Toutes ces différences seront significatives (p<0,05).

Ci-dessous la représentation du cerveau d’un Orang-outan, d’un aborigène d’Australie et d’un européen. Cette image est issue de « Race » de John R. Baker, professeur de biologie à Oxford, 1974.

Cerveau d'un orang outang, d'un aborigène d'Australie et d'un européen

La capacité crânienne des aborigènes d’Australie est en moyenne de 150 cm cubes moindre comparativement à celle des européens, mais comme vous pouvez le voir il y a également de nombreuses particularités qualitatives.

Le Q.I moyen des aborigènes d’Australie est de 62, ce qui correspond à l’âge mental d’un européen de 10-11 ans.

Enthoven et Penseur Sauvage, tentant d’isoler Richard Lynn de la communauté scientifique et de le discréditer intellectuellement.

Quoique vous vous époumoniez à vilipender Richard Lynn, il s’agit d’un très grand scientifique. Il a gagné le Passingham Prize comme meilleur étudiant de Cambridge, et les US mensa awards 3 fois pour l’ensemble de son travail sur l’intelligence. Pour ses 80 ans une dizaine d’articles ont été publiés par des scientifiques éminents pour le remercier et rendre justice aux nombreuses avancées qu’il a permises.

Cela étant dit, c’est encore une fois un argument des plus fallacieux et sournois que de prétendre que Lynn serait isolé scientifiquement. Il fait partie de l’immense majorité des spécialistes de l’intelligence à considérer les éléments que vous niez comme un acquis.

Mainstream Science on Intelligence (Courant dominant en Science de l’intelligence) est un traité qui présentent les conclusions largement admises dans la communauté des spécialistes de l’intelligence. La publication a d’abord été publiée dans le Wall Street Journal le 13 décembre 1994 en réponse au traitement souvent trompeur voir agressif des médias sur l’état actuel de la recherche dans le domaine de l’intelligence. Cette publication suit la controverse déclenchée par la parution du livre The Bell Curve. Elle a été écrite par le docteur en psychologie Linda Gottfredson et est signé par Gottfredson et 51 autres professeur d’universités spécialisés dans le domaine de la recherche en intelligence, (avec tous les grands noms de la recherche en intelligence (Cattell, Carroll, Jensen, etc.))

The following professors — all experts in intelligence and allied fields — have signed this statement:

  • Richard D. Arvey, University of Minnesota
  • Thomas J. Bouchard, Jr., University of Minnesota
  • John B. Carroll, Un. of North Carolina at Chapel Hill
  • Raymond B. Cattell, University of Hawaii
  • David B. Cohen, University of Texas at Austin
  • Rene V. Dawis, University of Minnesota
  • Douglas K. Detterman, Case Western Reserve Un.
  • Marvin Dunnette, University of Minnesota
  • Hans Eysenck, University of London
  • Jack Feldman, Georgia Institute of Technology
  • Edwin A. Fleishman, George Mason University
  • Grover C. Gilmore, Case Western Reserve University
  • Robert A. Gordon, Johns Hopkins University
  • Linda S. Gottfredson, University of Delaware
  • Robert L. Greene, Case Western Reserve University
  • Richard J.Haier, University of Callifornia at Irvine
  • Garrett Hardin, University of California at Berkeley
  • Robert Hogan, University of Tulsa
  • Joseph M. Horn, University of Texas at Austin
  • Lloyd G. Humphreys, University of Illinois at Urbana-Champaign
  • John E. Hunter, Michigan State University
  • Seymour W. Itzkoff, Smith College
  • Douglas N. Jackson, Un. of Western Ontario
  • James J. Jenkins, University of South Florida
  • Arthur R. Jensen, University of California at Berkeley
  • Alan S. Kaufman, University of Alabama
  • Nadeen L. Kaufman, California School of Professional Psychology at San Diego
  • Timothy Z. Keith, Alfred University
  • Nadine Lambert, University of California at Berkeley
  • John C. Loehlin, University of Texas at Austin
  • David Lubinski, Iowa State University
  • David T. Lykken, University of Minnesota
  • Richard Lynn, University of Ulster at Coleraine
  • Paul E. Meehl, University of Minnesota
  • Travis Osborne, University of Georgia
  • Robert Perloff, University of Pittsburgh
  • Robert Plomin, Institute of Psychiatry, London
  • Cecil R. Reynolds, Texas A & M University
  • David C. Rowe, University of Arizona
  • Philippe Rushton, Un. of Western Ontario
  • Vincent Sarich, University of California at Berkeley
  • Sandra Scarr, University of Virginia
  • Frank L. Schmidt, University of Iowa
  • Lyle F. Schoenfeldt, Texas A & M University
  • James C. Sharf, George Washington University
  • Herman Spitz, former director E.R. Johnstone Training and Research Center, Bordentown, N.J.
  • Julian C. Stanley, Johns Hopkins University
  • Del Thiessen, University of Texas at Austin
  • Lee A. Thompson, Case Western Reserve University
  • Robert M. Thorndike, Western Washington Un.
  • Philip Anthony Vernon, Un. of Western Ontario
  • Lee Willerman, University of Texas at Austin

Mainstream Science on Intelligence définit l’intelligence comme une capacité mentale à analyser, comprendre et utiliser son environnement immédiat. Les test d’intelligence, bien que ne mesurant pas la créativité, ni la personnalité ou d’autres différences psychologiques qui contribuent aux différences entre individus, est néanmoins un moyen fiable et valide pour mesurer l’intelligence et, bien qu’il existe une grande variété de tests d’intelligence, tous ces tests mesurent la même intelligence. Elle explique que la distribution relative du QI à travers la population générale peut être représentée en utilisant une gaussienne. La majorité des caucasiens se regroupent aux alentours de 100 de QI. Un score de 70 ou moins indique un retard mental, alors qu’un score supérieur à 130 indique une intelligence élevée. Le QI mesure une caractéristique humaine d’une grande importance pratique et sociale qui est constamment corrélée avec le niveau d’étude, la profession, et la réussite sociale et économique. Posséder un meilleur QI augmente grandement les chances de succès personnel dans la société.

Les tests d’intelligence ne sont pas culturellement biaisés contre les individus issus d’une minorité raciale ou ethnique, mais il y a des différences observables dans la distribution relative du QI selon les groupes. Le QI moyen des caucasiens est de 100, les Juifs ashkénazes et les Asiatiques américains ayant un score plus élevé, et les Hispaniques et Noirs ayant un score plus faible, 85 pour ce qui est de la moyenne afro-américaine.

Concernant les différences entre les races, les facteurs génétiques jouent un rôle plus important que les facteurs environnementaux.

Les conclusions de nos recherches ne dictent aucune politique sociale particulière car on ne peut pas déterminer nos buts. Néanmoins nos conclusions peuvent aider à prédire les probabilités de succès et les effets collatéraux dans la poursuite de ces buts via différents moyens »

Peut-être êtes-vous surpris par toutes ces informations, car elles ne circulent pas beaucoup dans les médias (pas du tout même). Pourtant, si vous vous rendez sur NCBI ou Google Scholar et que vous recherchez des études scientifiques ayant trait aux différences raciales dans l’intelligence ou simplement sur le Q.I ou l’intelligence humaine, vous serez surpris de vous rendre compte que la quasi-totalité des études appuient clairement ce que je dis, tant il est vrai que ces informations sont, depuis maintenant un certain temps et même un temps certain, validées. Et les données s’accumulent. Il n’y a pas une semaine sans que de nouvelles découvertes ne viennent s’accumuler, de nouveaux gènes, dont les fréquences alléliques montrent, évidemment, des différences raciales.

Enthoven et Penseur Sauvage : « la génétique invalide le concept de races » 
Je crois que vous prenez simplement vos désirs pour des réalités. Les clusters génétiques émergeant spontanément par analyse d’un nombre suffisant de polymorphismes sont en fait quasiment parallèles à la taxinomie raciale classique, ce qui est bien sûr logique puisque les traits phénotypiques inter-corrélés qu’on trouvent dans une race se retrouvent dans le génome. Voir l’interview de David Reich, professeur de génétique à Harvard, dans le New-York Times (mars 2018).

On pourrait dire que la génétique vient préciser le concept de races, la science étant un processus continuel et non figé.

Comme vous l’expliquez d’ailleurs dans vos comparaisons « humains-écureuils » et « requins-dauphins » des différences génotypiques faibles peuvent donner lieu à des différences phénotypiques importantes.

Il est amusant comme vous vous focalisez sur la couleur de la peau. Serait-ce pour tenter de limiter les différences à une caractéristique externe triviale ?

Pourquoi ne parlez-vous pas des différences osseuses ? pulmonaires ? hormonales ? cérébrales ? dentaires ? sexuelles ? sanguines ? dans la durée gestationnelle ? Parce que ça ne cadre pas avec votre parti-pris anti-racialiste ?

Enthoven et Penseur Sauvage : « Sur le plan génétique rien ne permet de distinguer des races entre elles »

Vous pourriez réellement dire ça devant le miroir sans rougir ? On peut déterminer l’ascendance raciale, très précisément, à partir d’un échantillon de salive, à partir d’une goutte de sang, à partir d’un os…

Un échantillon de salive envoyé à Google permet d’analyser avec précision votre ascendance raciale.

Ci-dessus, exemple d’un génome européen (Gregor Mendel). A noter que les clusters génétiques de Google sont exactement les mêmes que ceux que j’ai cité précédemment (1) européens (2) africains sub-sahariens (3) MENA… il s’agit des principales sous-espèces d’homo sapiens.

genetic racial lilly mendel

Enthoven et penseur sauvage citent Karl Popper et discutent des critères de scientificité et des critères d’une pseudo-science
L’existence des races humaines remplit l’ensemble des critères de Popper d’une science forte, de même que l’existence de différences raciales d’intelligence. A l’inverse, l’anti-racialisme remplit les critères de Popper d’une pseudo-science…

  1. Son irréfutabilité

L’antiracisme relève de ce critère en ce qu’il ne permet pas la discussion et la réfutation. La non-existence des races humaines est énoncée en dogme, généralement par des personnalités médiatiques sans formation scientifique, et les contradicteurs sont vilipendés. Aucun test scientifique n’est mis en place et les études contradictoires, majoritaires, sont ignorées.

  1. Manipulations statistiques des résultats

Elle est très fréquente dans l’antiracisme. C’est ainsi qu’on vous expliquera par exemple qu’il est possible qu’un aborigène d’Australie vous soit génétiquement plus proche que le voisin de palier de votre race… (Ce qui est faux, ou alors on « oubliera » de vous préciser que la probabilité est de un sur plusieurs centaine de milliards, soit virtuellement nulle), ou encore qu’il est démontré qu’on ne peut classifier les populations en races à partir de leurs gènes (un argument erroné connu sous le nom de « Lowentin’s fallacy »). Les antiracistes affirment aussi parfois que les migrations et les métissages ont été tels dans l’histoire qu’il n’est plus possible de classifier par races. Encore une fois, l’argument est fallacieux.

  1. Conclusions hâtives, ou fausses conclusions, par rapport aux résultats

Voici encore une caractéristique typique des pseudosciences. L’antiracisme est totalement dans cette démarche. Il est fréquent d’entendre des individus affirmer que « Puisque nous sommes à 99,5% identiques, il ne peut exister de races » ou que « Les gènes peuvent être déterminants pour des traits physiques et des susceptibilités à certaines maladies, mais pas pour des traits mentaux ». Ce sont là de fausses conclusions.

  1. La pseudoscience reste indifférente aux faits

La science évolue aux grés des découvertes et se module en fonction. La pseudoscience ne se remet pas en question et reste dogmatique. Ses partisans sortent simplement de leur chapeau des « faits » artificiels lorsqu’ils en ont besoin. Ces fictions représentent souvent leur argumentation et conclusion principales. En outre, les pseudo-scientifiques évoluent rarement. L’édition première d’un livre pseudo-scientifique est toujours la dernière, même si celle-ci date de plusieurs décennies ou siècles. Des livres remplis d’erreurs grossières, de fautes ou d’erreurs de frappe à chaque page sont réimprimés tels quels, encore et encore, à comparer aux manuels scientifiques qui voient une nouvelle édition apparaître au bout de quelques années à cause justement de l’accumulation rapide de faits nouveaux et de connaissances récentes.
C’est exactement ce qui se passe dans l’antiracisme. Alors que les connaissances sur l’intelligence et les différences raciales ont considérablement progressé, particulièrement depuis les années 2000, et continue à progresser à grande vitesse, l’antiracisme reste accroché à de vieux ouvrages de certains disciples antiracistes par idéologie, comme Stephen Gould ou Franz Boas, la plupart des ouvrages datant de plus de 30 ans minimum. Ces ouvrages sont réimprimés encore et encore. L’exemple typique étant La mal-mesure de l’homme, un ouvrage de Stephen J. Gould, datant d’il y a plus de 30. De récentes études ont démontré que Gould avait falsifié délibérément ses résultats pour pouvoir accuser Morton de racisme. Rushton a par ailleurs publié un article intitulé « La mal-mesure de Gould », démontrant comment l’idéologie égalitaire avait conduit Gould à se fourvoyer et en l’occurrence à falsifier des données.

  1. La pseudoscience débute sur une hypothèse – faisant habituellement appel à l’émotion – et ne cherche ensuite que des éléments ou articles la confirmant

C’est exactement le cas de l’antiracisme. Si vous vous rendez sur certains sites niant l’existence des races humaines, il est typique qu’ils commencent leur article en vous parlant de l’esclavage, de la colonisation ou d’autres évènements historiques pour transformer le débat rationnel et lui faire prendre une tournure émotionnelle. Ensuite, ils auront recours à des arguments irréfutables (dans le sens de Popper, voir point 1) et à l’invective dans le cas où la discussion s’éterniserait.

  1. La pseudoscience reste indifférente aux critères de la preuve solide

L’anti-racialisme peut être réfuté en deux coups de cuillère à pot. Les données sont là, il existe des différences entre les races en terme de sécrétion hormonale, taille du cerveau, cheveux, forme des narines, du nez, densité osseuse, fréquence des groupes sanguins… L’antiracisme reste totalement indifférent aux arguments scientifiques.

  1. La pseudoscience repose fortement sur la validation subjective

« Je mets de la gelée sur ma tête et ma migraine disparaît. Pour la pseudoscience cela signifie que la gelée guérit de la migraine. Pour la science cela ne veut rien dire tant qu’aucune expérience sérieuse n’aura été menée.  »

Dans le même ordre d’idée, les antiracistes affirmeront qu’ils connaissent des aborigènes d’Australie extrêmement doués et que c’est la preuve irréfutable de leur égalité intellectuelle avec, par exemple, les européens. Ils citeront le cas d’Einstein, ayant éventuellement un cerveau plus petit que la moyenne, pour invalider la corrélation positive entre intelligence générale et taille du cerveau (corrélation qui émerge lorsqu’on prend un N grand et aléatoire, bien sûr).

Jared Diamond dans son livre Gun, Germs and Steel, commence comme suit : « Je connais trop d’aborigènes d’Australie intelligents pour croire que leurs prétendu bas Q.I ait quelque chose de génétique ». Il ignore bien sûr totalement les études menées sur l’intelligence de ces populations par des tests de Q.I ou des tests de Piaget, et l’analyse anatomique de leurs cerveaux.

  1. La pseudoscience a délibérément recours au mystère lorsqu’il n’y en a pas

Tout est rendu « mystérieux » en oubliant de mentionner ce qui est su et connu.

L’antiracisme et particulièrement l’attaque du Q.I et de la mesure de l’intelligence humaine ont recours à ce genre de procédés, en affirmant que de toute façon « l’intelligence humaine n’est pas suffisamment comprise, qu’elle n’est pas mesurable » en oubliant bien entendu les données abondantes disponibles. Bien évidemment, à partir du moment où on postule qu’une variable n’est pas mesurable, il ne vaut plus la peine de l’étudier, cela ne relève plus de la science. Le prix Nobel Christian de Duve disait « Je n’ai pas ouvert des laboratoires pour émettre l’hypothèse suivant laquelle ce que j’étudie n’est pas explicable, ce n’est pas scientifique, sinon on met directement la clé sous la porte ».

Antiracisme et réalisme raciale

Entoven : « Il est indéniable qu’il existe des différences physiologiques entre les populations »

Qu’est-ce que l’intelligence, sinon un processus physiologique ? Physico-chimique ?

Enthoven : « Rien qu’à l’entendre, on la rejette en bloc »

Irréfutabilité de Popper. Vous admettez votre parti pris égalitaire. Vous osez prétendre, vraisemblablement en ignorant totalement la littérature sur la question, que la plupart des études viennent de Lynn, qui aurait fait des « erreurs d’échantillonnage ». Mais Lynn ne fait dans « Race differences in intelligence » qu’une méta-analyse en collectant l’ensemble des études sur la question. Je vous conseille d’ailleurs la seconde édition de 2015. Comment dans cette perspective pourrait-il faire des « erreurs d’échantillonnages » ? Des centaines voire des milliers d’auteurs différents sont cités… collectés… L’argument d’un « problème d’échantillonnage » est évidemment une excuse ad-hoc du mouvement égalitaire. Quand on veut battre un chien, on trouve toujours un bâton…

Races, clusters génétiques, sous-espèces et même populations, quoique vous en disiez, sont des synonymes et sont utilisés comme tels dans la littérature scientifique.

« Lynn a déjà été attaqué par plus d’un scientifique »

D’abord Lynn n’est qu’un parmi une majorité ne vous en déplaise, ensuite je crois que vous plaisantez…vous pensez vraiment qu’il est possible d’étudier les différences entre les populations, surtout les différences d’intelligence, sans faire l’objet de critiques ? Vous avez de l’humour.

Steven Pinker, démocrate, biologiste de grande renommée de l’université d’Harvard, a dénoncé tout récemment la « censure de l’étude des différences raciales dans les facultés ». Dans certaines universités occidentales, l’antiracisme, sorte de créationnisme égalitaire, a remplacé l’étude anthropologique scientifique. C’est extrêmement préoccupant.

En éditorial du prestigieux journal scientifique Intelligence, Toby Yong parle de « liberal creationism » et décrit de façon détaillé les assauts répétés du mouvement égalitaire contre l’étude de l’intelligence.

Hans Eysenck, le psychologue le plus cité dans le monde l’année de sa mort (1998) avait été agressé physiquement a de nombreuses reprises lorsqu’il donnait des conférences sur le Q.I et son importance dans les différences socio-économiques entre afro-américains et européens.

Rushton de l’université d’Ontario devait donner ses cours par correspondance. L’intégrisme antiraciste est extrêmement violent et il n’hésite jamais à « faire ce qui est nécessaire pour vous neutraliser ».
De nombreuses personnes ne réagissent pas car elles partagent l’idée selon laquelle l’égalité serait plus importante que la réalité, la réalité devenant la variable d’ajustement.

Nul grand complot, simplement une idéologie dominante. Les est-asiatiques sont souvent étonnés par les crispations égalitaristes des occidentaux. Le clergé antiraciste ne domine pas leur société. L’étude des différences raciales et de la génétique de l’intelligence y est beaucoup plus libre et perçue avec enthousiasme.

« intelligence-humaine.com donne l’exemple des chiens qui n’est pas approprié »

J’admets volontiers mon erreur « relative » concernant les chiens qui sont issus d’une sélection artificielle, j’ai modifié cet exemple sur mon site.

Cela ne remet évidemment rien en question.

Une dizaine de grandes races humaines (clusters génétiques) ont vu le jour conséquemment à une isolation géographique. Les différences entre ces races, aussi bien physiques qu’intellectuelles, sont imputables au climat. Tandis qu’ils progressaient vers le nord, les hommes furent confrontés à des températures de plus en plus rudes, produisant un gradient croissant de pression sélective menant à une  augmentation de la capacité crânienne, du Q.I et de l’altruisme.

Le climat et la seconde période glaciaire (période de Würmienne entre -30.000 et -10.000)… facteurs majeurs des variations intellectuelles entre les races.

L’explication des différences raciales dans l’intelligence, aujourd’hui largement acceptée, est que l’homme a évolué à partir de l’Afrique de l’Est équatorial.

Il y a environ 100.000 ans, certains groupes ont émigré vers le nord, en Afrique du Nord, puis en Asie et en Europe. Ces groupes ont rencontré un environnement difficile dans lequel il n’y avait pas de plantes ou d’insectes pour se nourrir toute l’année, de sorte qu’ils ont dû chasser de grands animaux comme les mammouths pour obtenir leur nourriture. Ils ont également eu à se chauffer et donc ils ont dû apprendre à faire des vêtements et des abris. Ces problèmes sont devenus beaucoup plus importants encore durant la période glaciaire qui a commencé il y a environ -28.000 ans et a duré jusqu’il y a environ -11.000 ans, transformant l’ensemble de l’Eurasie en une région sub-arctique. Tous ces défis ont demandé une intelligence plus élevée. Seuls les plus intelligents ont été capables de survivre dans ces environnements difficiles alors que les moins intelligents ont péri, ce qui a progressivement augmenté la fréquence des allèles pour une haute intelligence dans l’hémisphère nord.

Un résultat visible est que la taille du cerveau en Europe et en Asie de l’Est a augmenté pour tenir compte de la plus grande intelligence nécessaire pour surmonter ces problèmes. Le pelvis s’est également élargi, pour permettre le passage d’un cerveau devenu plus volumineux à la naissance. Les asiatiques de l’est ont le pelvis le plus large, suivis par les européens. Les africains ont un pelvis plus étroit. Le diamètre antéro-postérieur du pelvis est de 103 mm en moyenne chez les africains, contre 118 mm chez les européens.

« Wurm temp » indique la température durant la deuxième ère glaciaire, qui fut le principal catalyseur de l’intelligence (voir chapitre Evolution des différences intellectuelles)

Table 16.2. Race differences in winter temperatures (degrees centigrade) and brain size

Race Winter Temp Wurm Temp Brain Size IQ
East Asians -7 -12 1,416 105
Europeans 0 -5 1,369 99
Native Americans 7 5 1,366 86
S. Asian & N. Africans 12 7 1,293 84
Bushmen 15 15 1,270 54
Africans 17 17 1,280 67
Australians 17 17 1,225 62
Southeast Asians 24 24 1,332 87
Pacifie Islanders 24 24 1,317 85

 

La période de Würm ou période de glaciation principale exerça la plus importante pression de sélection. Les températures en Eurasie tombèrent nettement en dessous de 0, transformant le continent en une zone proche de l’arctique actuel. En Asie de l’est, le froid fut tel que les asiatiques développèrent une couche de graisse sous-cutanée, qui leur donne cet aspect jaunâtre. Leurs yeux s’hybridèrent pour minimiser l’aveuglement du soleil qui se reflétait sur les étendues gelées. Les européens et les asiatiques de l’est ont également de plus petits bras et des jambes plus courtes en rapport au tronc -en comparaison des africains-, ceci étant une adaptation au froid.

L’augmentation de la taille du cerveau, du Q.I et de l’altruisme (pour une meilleure coopération) fut également une adaptation au climat froid car ces trois traits étaient davantage nécessaires à la survie dans ces milieux.

La stabilité maritale a également augmenté dans l’hémisphère nord, car les femmes sont devenues dépendantes des hommes (partant chasser) pour leur alimentation. Les couples moins unis survivaient moins bien. La stabilité maritale est plus élevée chez les asiatiques de l’est et moins chez les africains (comparativement aux européens).

Enthoven et penseur sauvage, tentent de discréditer The Bell Curve

The Bell Curve de Murray et Hernstein… professeurs à Harvard quand même.

« plus d’un scientifique en a démontré la méthodologie fallacieuse »

C’est un mantra ?

Il semble que ce ne soit pas l’opinion de Lee Kuan Yew, le père fondateur de Singapour, un eugéniste et racialiste affiché, qui a déclaré que « The Bell Curve était devenu central dans sa politique ». Il a également expliqué que les différences raciales d’intelligence étaient un état de fait, et qu’il fallait les accepter au risque de vivre dans une société faite de ressentiment permanent.

Il a également expliqué que « la différence entre le cerveau des Malais et le cerveau des Chinois est un peu semblable à la différence entre un ordinateur de première génération et un ordinateur de seconde génération ».

Les politiques eugéniste de Singapour ont transformé cette petite cité état en centre mondial de l’intelligence. Le Q.I moyen y est le plus élevé au monde. Le pouvoir d’achat d’un singapourien est deux fois supérieur à celui d’un français.

Dans un reportage plein d’humour, Arte nous explique que « les dirigeants de Singapour valorisent la diversité. » Sic. Il faut bien entretenir le feu sacré du multiculturalisme triomphant…

Toutes les études sérieuses actuelles vont dans le sens de The Bell Curve. Le Mainstream Science on Intelligence signé par 52 professeurs d’universités spécialisés dans le domaine de l’intelligence (dont tous les grands noms du domaine de l’intelligence) a été publié pertinemment en réponse au traitement agressif des médias égalitaristes vis-à-vis de cet ouvrage subversif de leur éthique.

Enthoven : « Quel serait l’intérêt de développer un bas Q.I »

Aucun. Simplement la pression sélective pour une augmentation de l’intelligence a-t-elle été plus forte dans les climats rudes et soumis aux périodes glacières, éliminant les individus moins intelligents, porteurs des allèles pour une moindre intelligence. La taille du cerveau s’est agrandie par augmentation de la fréquence des allèles pour une haute intelligence générale (corrélée à +0,4 avec la taille du cerveau).

L’homme existe depuis 200.000 ans… mais ce n’est que depuis 10.000 ans que l’agriculture puis des civilisations ont bourgeonné à la fois au Moyen-Orient, en Amérique du sud et en Asie, dans des populations sans communication entre elles.

Pourquoi ? Vraisemblablement, l’intelligence d’homo sapiens avant la seconde période de glaciation principale n’était pas suffisante. Le quotient d’encéphalisation d’homo sapiens a augmenté durant les périodes glacières. Il y a 10.000 ans, lorsque les glaces se sont retirées, les hommes de l’hémisphère nord avec leur intelligence augmenté ont pu faire la transition néolithique de la chasse-cueillette vers l’agriculture sédentaire puis développer les premières civilisations.

« Le Q.I n’est pas une mesure de l’intelligence »

C’est faux. Vous vous positionnez en contradiction avec la littérature scientifique la plus récente sur la question. Le facteur g d’intelligence générale fait l’unanimité.

Le facteur g (g pour intelligence générale) est une caractéristique biologique, organique, variant d’une personne à l’autre, sous-tendant l’ensemble des processus transitant par le système nerveux central.

Il fut découvert par Charles Spearman qui se rendit compte que l’ensemble des processus mentaux étaient inter-corrélés de sorte que quelqu’un qui performait bien dans un domaine avait tendance à mieux performer partout ailleurs alors qu’une personne mentalement déficiente par exemple avait tendance à être peu douée dans l’ensemble des processus cognitifs. Ce qui avait étonné Spearman à l’époque était que la finesse de reconnaissance des fréquences sonores (Un test où l’on fait entendre des sons de fréquences différentes et où l’on demande de distinguer le son le plus aigu. On rapproche ensuite de plus en plus les fréquences. A son grand étonnement, la hiérarchie obtenue par ce test auditif était identique à celle obtenu par un test de Q.I classique. En d’autres termes, la finesse du spectre auditif semblait corrélée au facteur g et les gens ayant un facteur g élevé (un haut Q.I) ont en moyenne un spectre auditif et visuel plus fin. Le facteur g est en quelque sorte une mesure de la puissance, de la complexité du système nerveux central.

Le phénomène d’inter-corrélations positives dans l’ensemble des aptitudes mentales (dénommé « positive manifold ») a été décrit comme « sans doute le résultat le plus reproduit de toute la psychologie » (Deary, 2000).

Le facteur g se mesure en unité de Q.I. et c’est généralement lui qu’on extrait d’une batterie de tests conventionnelle.

Il n’est pas une moyenne de résultats disparates, il est plutôt l’extrapolation d’une intelligence générale sur base du résultat de sous-tests dans la mesure où tous les types d’intelligence sont hautement inter-corrélés.

L’empathie, citée par penseur sauvage, est corrélée positivement au Q.I. Une des caractéristiques des individus à haut Q.I est une grande empathie.

On peut tout à fait évaluer l’intelligence générale d’un grand singe. En l’occurrence son facteur g est d’à peu près 25, l’âge mental d’un européen de 4 ans.

Les études ont montré que les grands singes et les chiens ont également un facteur g.

Evidemment si l’idée vous vient de définir l’intelligence comme « la vitesse en course » les résultats seront différents mais ça n’aura plus un grand lien avec ce qu’il est convenu de considérer comme « intelligence », plus particulièrement intelligence cognitive (car tous les êtres vivant présents à la surface du globe, de par leur présence, témoignent d’une « intelligence adaptative »… mais ce n’est pas la question. Nous parlons ici d’intelligence cognitive.

Penseur Sauvage : « De 0 à conception occidentale de l’intelligence »

Absurde. Parti pris et arguments fallacieux caractérisés. Serge Larivée de l’université de Montréal, spécialiste de l’intelligence, ironise en demandant « le mètre est-il culturellement biaisé ? »

Penseur Sauvage : « Si vous prenez ce même papou et que vous l’éduquez dans un bon milieu, il aura un résultat de Q.I dans la moyenne ».

A nouveau, vous témoignez d’une totale ignorance de la littérature et vos affirmations sont totalement fausses. Les enfants adoptés montrent une intelligence entièrement prédite par leur race biologique (condition de validité N grand et aléatoire).

Des afro-américains éduqués par des européens ont un Q.I à l’âge adulte de 85, exactement identique à celui de leur race biologique.

Pareillement, des est-asiatiques élevés par des européens continuent à montrer une plus haute intelligence que celle de leur parents adoptif.

Q.I moyen d'enfants adoptés selon leur ascendance ethnique

Les études sur les métis montrent qu’ils ont, en moyenne, une capacité cranienne et un Q.I strictement intermédiaires aux deux races parentales, ce qui est logique.

Pour plus de détail sur les études d’adoption et sur le Q.I des métis, voir le point 6 et le point 8 du paragraphe 3.

Contrairement à ce que vous affirmez (ou plutôt à ce que vous souhaitez, les deux semblant se confondent chez vous) les arguments démontrant la cause génétique des différences raciales d’intelligence sont pléthoriques et taillés dans le roc. Les différences d’intelligence sont dues à des différences de fréquence allélique.

Score polygénique (GWAS)

Une étude toute récente publiée dans la revue Intelligence s’est penchée sur l’ensemble des variations génétiques augmentant l’intelligence découvertes à ce jour, mises en évidence par GWAS (Genome Wide Association Study, permettant la mise en lumière de nombreux variants génétiques différents impliqués dans un trait phénotypique).

L’étude a évalué ensuite les différences raciales dans la fréquence de ces allèles, et a montré qu’elles étaient parallèles aux différences de Q.I entre populations; En d’autres termes, les races à Q.I plus élevé ont effectivement une fréquence supérieure d’allèles augmentant l’intelligence dans leur patrimoine génétique (tableau ci-dessous).

Différences raciales dans la fréquence des allèles pour une haute intelligence

AFR pour africains, AMR pour amérindiens, ASN pour asiatiques de l’est, EUR pour européens et SAS pour asiatiques du sud et nord-africains.

Si on prend en considération l’ensemble des variants génétiques augmentant l’intelligence mis en évidence à ce jour, ces allèles sont plus fréquents chez les asiatiques de l’est (Q.I moyen de 105), suivis par les européens (Q.I moyen de 100). Les amérindiens (AMR, Q.I moyen de 86) et les asiatiques du sud et nord-africains (SAS, Q.I moyen de 84) ont une moindre fréquence et les africains sub-sahariens ont la plus basse fréquence de ces allèles.

« A review of intelligence GWAS hits: Their relationship to country IQ and the issue of spatial autocorrelation » Intelligence 53 (2015) 43–50.

Conclusion émotionnelle d’Enthoven par un point Godwin.

Il est amusant que vous vous focalisiez exclusivement sur les crimes nazis ou racistes. Le communisme a tué 100 millions de personnes au 20ème siècle, mais il faut croire que cela vous émeut moins. En URSS, les tests de Q.I étaient interdits car « en opposition avec la création d’un homme nouveau ».

Le Q.I moyen diminue en occident par afflux de populations ayant de moindres fréquences d’allèles pour une haute intelligence. Inévitablement, notre niveau de développement va être atteint. Des enclaves afro-maghrébines, forcément sous-développées car peuplées d’individus à plus bas Q.I, se développent partout en Europe. Ces poches grossissent par le jeu de l’immigration afro-maghrébine qui continue et par leur natalité très supérieure à celle des européens. Lentement mais surement, nous métissons une corde pour nous pendre sous les coup de boutoir des ayatollah égalitaristes.

Rigolons un peu…

 

2. Réponse à la seconde réponse adressée à Pierre

« Le propos n’est pas celui-ci : pourquoi adopter une thèse racialiste alors que ce que l’on observe s’harmonise bien mieux avec les sciences sociales ? »

S’harmonie nettement mieux avec votre idéologie égalitaire, c’est certain.

Parce que vos arguments sont pseudo-scientifiques au sens de Popper. Aucun n’est prédictif de quoi que ce soit. Ce sont de simples explications opportunistes Ad hoc sans la moindre espèce de validité.

La science ne se limite pas à l’invocation de mots magiques comme « colonialisme » ou « racisme systémique ».

Singapour a été pareillement colonisée par les anglais… c’est aujourd’hui la zone avec un des plus haut PIB/habitant (avec un pouvoir d’achat 2 fois supérieur pour un singapourien comparativement à un français). Comme nous l’avons vu précédemment, les politiques scientifiques de Lee Kuan Yew sur le plan génétique et racial ont permis d’augmenter la part de chinois Hans, de réduire la part de Malais à bas Q.I et d’augmenter l’intelligence moyenne de la population et conséquemment la prospérité générale.

Le « miracle économique singapourien », « miracle économique chinois », « miracle économique japonais » ou « miracle économique coréen » s’explique par la haute intelligence des est-asiatiques.

Par ailleurs si la colonisation ou le « racisme systémique » (sic) est responsable du sous-développement de l’Afrique,  comment expliquez que l’Afrique sub-saharienne ait été déjà gravement sous-développée avant même qu’un européen n’y pose le pied ?

Vos arguments (si tant est qu’on puisse appeler ça des arguments… il faudrait plutôt adéquatement parler d’imprécations de type chamanique) ne tiennent pas 5 secondes, ils peuvent être directement invalidés et rejetés.

Avant même qu’il existe des tests d’intelligence, les philosophes, les hommes d’État, les commerçants et bien d’autres étaient bien conscients qu’il existe un lien entre race, intelligence, et accomplissements culturels. Aristote, Platon, Voltaire et David Hume étaient tous de cet avis. De même pour Broca, Darwin, Galton, et tous les fondateurs de la théorie de l’évolution et de la science anthropologique. Même Freud croyait à certaines différences entre les races. Les premiers explorateurs de l’Afrique de l’est ont écrit avoir été choqués par la nudité, le paganisme, le cannibalisme et la pauvreté des indigènes. Pour l’un, les Noirs avaient la nature « d’animaux sauvages… la plupart sont nus… l’enfant ne sait pas qui est son père, et ils mangent d’autres hommes ». Certains ont même écrit des livres et fait des peintures d’Africains dotés d’organes sexuels surdimensionnés.

Cela vous paraît familier ? Juste une traduction du racisme ? Peut-être mais ces exemples ne viennent pas des colonialistes européens du 19ème siècle ou de la littérature de haine du KKK. Ils sont dus aux Arabes musulmans qui ont été les premiers à pénétrer en Afrique de l’est il y a plus de 1200 ans (dans les années 700), comme on peut le lire dans le livre écrit en 1990 par Bernard Lewis, Race and Slavery in the Middle East (Race et esclavage au Moyen-Orient).

Plusieurs centaines d’années plus tard, les explorateurs européens ont éprouvé les mêmes impressions. Ils ont écrit que les Africains paraissaient être dotés d’une intelligence très faible et ne disposer que d’un vocabulaire limité pour exprimer des pensées complexes. Ils étaient choqués par la quasi-nudité des indigènes, leurs habitudes sanitaires déplorables, leurs maisons très élémentaires, et leurs petits villages. Il n’y avait pas de roues pour faire tourner des tours de potiers, pour moudre le blé, ou pour le transport, pas d’animaux de ferme, pas d’écriture, pas d’argent et pas de système de numération.

Les Blancs qui ont exploré la Chine étaient tout aussi racistes que ceux qui ont exploré l’Afrique, mais leurs descriptions étaient bien différentes de ce qu’eux-mêmes et les Arabes ont écrit sur les Africains. En 1275, parti de son Italie natale, Marco Polo est arrivé en Chine pour ouvrir le commerce avec l’empire mongol. Il a découvert que les Chinois disposaient de routes bien construites et qu’il y avait des ponts, des villes reliées par des canaux, des agents de recensement, des marchés, des poids et mesures standardisés, et de l’argent non seulement sous forme de pièces mais également de papier monnaie. Il existait même un système postal. Il s’est émerveillé de tout cela quand il a comparé les Chinois à ce qu’il avait vu en Europe et au Moyen-Orient. Bien qu’italien, fier de son peuple et conscient de la grandeur de la Rome antique, Marco Polo écrivit : « Il n’existe sûrement pas sur Terre de race plus intelligente que celle des Chinois ».
La recherche historique confirme les impressions de Marco Polo. Dès 360 av. JC, les Chinois utilisaient l’arbalète et ont changé la face de l’art de la guerre. Vers 200-100 av. JC, ils recouraient à des examens écrits pour recruter les fonctionnaires, deux mille ans avant la Grande-Bretagne. Les Chinois utilisaient l’imprimerie vers l’an 800, quelque 600 ans avant que la première Bible de Gutenberg apparaisse en Europe. Le papier monnaie était en usage en Chine en 1300, mais n’est pas apparu en Europe avant les 19ème et 20ème siècles. Vers 1050, les chimistes chinois avaient fabriqué la poudre, des grenades à main, des flèches incendiaires et des fusées d’huile et de gaz toxique. En 1100, des usines chinoises de 40 000 ouvriers fabriquaient des fusées. Les lance-flammes, les fusils et les canons étaient utilisés en Chine au 13ème siècle, environ 100 ans avant l’Europe.

Les Chinois ont utilisé la boussole dès le 1er siècle. On n’en trouve pas trace dans les archives européennes avant 1190. En 1422, soixante-dix ans avant que Colomb traverse l’Atlantique avec ses trois petits navires, les Chinois avaient atteint la côte orientale de l’Afrique. Ils étaient arrivés avec une grande flotte de 65 navires océaniques chargés de 27 000 soldats avec leurs chevaux et une année de réserve en céréales, viande et vin. Avec leurs armes à feu, leur navigation, leurs cartes précises et leurs boussoles, les Chinois auraient facilement pu contourner la pointe de l’Afrique et « découvrir » l’Europe !
Au cours des cinq derniers siècles, les nations européennes sont passées largement devant les Chinois en sciences et technologies. Depuis 1950, cependant, le Japon a battu l’Occident pour la production de nombreux produits de haute technologie. D’autres pays de la bordure Pacifique (Chine, Taiwan, Singapour, et Corée du sud) suivent désormais la voie du Japon. L’Afrique, au contraire, a reculé encore davantage. La situation médiocre des pays africains et de l’Amérique noire est devenue un sujet de préoccupation pour beaucoup de gens. L’optimisme du mouvement des années 1960 pour les droits civiques aux USA s’est en grande partie dissipé, et il en est de même des grands espoirs placés dans les nations africaines indépendantes. Des milliers de milliards de dollars d’aide étrangère ont été déversés sur l’Afrique. Pourtant, les économies africaines ont décliné depuis le départ des Européens.
Abandon et dégradations se voient partout en Afrique et dans une bonne part des Antilles. Les firmes internationales doivent souvent assurer leur propre fourniture d’énergie, leur propre approvisionnement en eau, et leur propre système téléphonique. À l’âge de l’ordinateur, du fax et de l’Internet, obtenir la tonalité est difficile dans beaucoup de villes africaines.

Principales différences entre les africains, les européens et les est-asiatiques. Tiré de « Rushton’s contributions to the study of mental ability », Arthur R. Jensen, Personality and Individual Differences, 2012.

Popper explique qu’une théorie forte comporte peu d’assomptions et permet un grand nombre de prédictions. La théorie selon laquelle les différences d’intelligence entre les races sont en large partie génétique explique tous les phénomènes, et il n’y a aucune anomalie.

La biologie est une science plus fondamentale car elle se situe en amont des sciences sociales. C’est une des raisons pour laquelle elle se trouve dans les critères de causalité de Hill utilisés fréquemment en sciences.

Les critères de Bradford Hill, aussi connus sous le nom de critères de Hill pour la causalité, sont un groupe de conditions minimales pour fournir une preuve adéquate d’une relation causale entre deux évènements. Ils ont été établis par l’épidémiologiste anglais Sir Bradford Hill (1897-1991) en 19651.

Une simple corrélation n’est pas synonyme de causalité. La liste des critères est 2:

  1. Force de l’association (plus l’ampleur des effets liés à l’association sont larges, plus un lien causal est probable, même si un faible effet n’implique pas une absence de lien de causalité) ;
  2. Stabilité de l’association (sa répétition dans le temps et l’espace)
  3. Cohérence (les mêmes observations sont réalisées dans différentes populations) ;
  4. Spécificité (une cause produit un effet particulier dans une population particulière en l’absence d’autres explications) ;
  5. Relation temporelle (temporalité). Les causes doivent précéder les conséquences ;
  6. Relation dose-effet (une plus large dose mène à un plus large effet);
  7. Plausibilité (plausibilité biologique, possibilité d’expliquer les mécanismes impliqués) ;
  8. Preuve expérimentale (chez l’animal ou chez l’homme) ;
  9. Analogie (possibilité d’explications alternatives).

Vos arguments sociologiques ne remplissent pas les critères de causalité de Hill. Ni la colonisation, ni le « racisme systémique ».

Nous développerons ci-après l’ensemble des arguments pointant la cause hautement génétique des différences raciales. L’ensemble des critères de causalité de Hill sont remplis.

« Seulement, s’il l’on prend le terme de race dans sa définition première, c’est à dire comme populations génétiquement distinctes de par la présence de barrières nettes entre ces populations (souvent de par des gènes uniques à certaines populations), la définition ne représente plus correctement la diversité génétique humaine. En effet, selon Templeton, il est essentiel de noter que la différenciation génétique seule est insuffisante pour définir une sous-espèce ou une race sous l’une ou l’autre de ces définitions de la race. Les deux définitions exigent que la différenciation génétique existe à travers des limites précises et non pas comme des changements progressifs, avec des frontières reflétant les divisions historiques »

Je pense que nous répondons abondamment à cette question (1) dans les réponses sur les races dans le règne animal (2) en développement plus longuement l’évolution des différences raciales (notamment d’intelligence) depuis l’apparition d’homo sapiens en Afrique il y a à peu près 200.000 ans.

« Autrement dit on parle d’un QI de 115 aussi bien pour une personne qui a 115 en raisonnement et 80 dans les deux autres que pour une personne qui a 115 en raisonnement et 114 dans les deux autres »

Ici Enthoven et son ami témoigne à nouveau de leur total ignorance de la littérature scientifique et de leur mauvaise compréhension de ce qu’est le Q.I.

Lorsque des sous-tests montrent des différences de scores trop importants, le test est considéré comme invalide. Une différence de seulement 6 points entre les sous-tests va invalider le test de Q.I et aiguiller vers un problème spécifique, peut-être une pathologie particulière comme le syndrome d’Asperger chez qui on trouve effectivement des différences plus importantes entre les sous-tests.

La recherche empirique montre qu’il y a chez l’humain (comme chez les primates et les grands chiens d’ailleurs, cela a été démontré) un facteur commun d’intelligence impliqué absolument dans tous les processus cognitifs, c’est ce qu’on appelle le facteur g d’intelligence générale.

Le phénomène d’inter-corrélations positives dans l’ensemble des aptitudes mentales (dénommé « positive manifold ») a été décrit comme « sans doute le résultat le plus reproduit de toute la psychologie » (Deary, 2000).

-> C’est ce phénomène d’inter-corrélations qui permet l’extrapolation, à partir de plusieurs tests, d’un chiffre unique, le facteur g d’intelligence générale exprimé en point de Q.I, qui n’est pas qu’une « moyenne de résultats disparates ». Il est une estimation de la puissance cérébrale moyenne dès lors qu’on sait que les résultats à quelques sous-tests sont hautement prédictifs des résultats à l’ensemble des autres tests éventuels, car g est ubiquitaire de toutes  les fonctions cognitives (même les plus élémentaires comme le temps de réaction simple, la vitesse d’inspection visuelle ou auditive, ou encore la finesse du spectre visuel ou auditif).

Toutes les activités humaines transitant par le système nerveux central montrent une certaine saturation en g (activités intellectuelles, influx sensoriels auditifs, visuel, nerveux…)

C’est pour cette raison qu’on parle « d’indifférence des indicateurs ». Qu’entend-t-on par-là ?

Reprenons l’exemple d’un ordinateur. Imaginez que vous ayez devant vous dix machines informatiques cubiques différentes et que vous n’en connaissiez pas les puissances. Pour extrapoler la vitesse du processeur, vous aller faire tourner des programmes informatiques et tenter de distinguer si ces programmes tournent plus ou moins rapidement, c’est d’ailleurs exactement ce qui est fait pour comparer des machines concurrentes. N’importe quel programme ou presque sera bon pour faire une comparaison car l’ensemble des programmes sont dépendants du processeur central. Après avoir testés seulement un nombre limité de programmes, il sera possible d’estimer correctement la vitesse des processeurs des dix machines et de faire une hiérarchie correcte de leurs puissances.

C’est la même chose pour le facteur g qui est ubiquitaire des processus transitant par le système nerveux central: tâches cognitives, finesse visuelle (habiletés à distinguer des tons de couleur plus proches), auditives, vitesse de traitement de l’information… de sorte que le type de test n’est pas important pour identifier le facteur g d’une personne, car tous les tests cognitifs quels qu’ils soient font entrer en jeu le facteur g.

Comme tous les résultats cognitifs sont inter corrélés il suffit de faire quelques types de tests pour réussir à extraire, par une analyse factorielle, le facteur g d’un individu.

Le facteur g extrait de n’importe quel type de batteries de tests sera toujours le même, dans les limites de l’erreur de mesure.

Tous les types de tests, quel qu’ils soient, contiennent une certaine saturation en g. De ce fait, un score composite de différents tests aura de plus en plus de saturation en g, car la composition en g s’accumule dans le score composite alors que les éléments non corrélés à g s’annulent les uns les autres.

Les facteurs g extraits par différentes batteries de tests montrent des corrélations entre 0,95 à 1. Fondamentalement, c’est la même entité qui est mesurée, sous-tendant l’ensemble des processus transitant par le système nerveux central.

« Oui il y a une part d’héritabilité dans le QI, mais aussi une forte influence environnementale, notamment un écart de résultat de pas moins de 20 points (à ethnie égale) selon les classes sociales »

Tout à fait. Votre argument est bien connu des chercheurs de l’intelligence est se dénomme « sophisme sociologique » car en fait les causes des différences de Q.I entre les groupes sociaux sont génétiques et pas environnementaux.

  1. Le Q.I augmente avec la classe sociale, car les individus de classes socio-économiques supérieures ont un plus haut Q.I, génétiquement. Ils sont plus grands en stature et ont un cerveau plus volumineux. Cette plus haute intelligence génotypique est la principale cause de leur ascension ou stabilisation sociale à un niveau élevé.

Ces individus à plus haut Q.I vont transmettre leur plus haute fréquence allélique pour une haute intelligence à leurs enfants, qui auront comme leur parents un Q.I moyen plus élevé (malgré une petite rétraction vers la moyenne, phénomène génétique bien connu en biologie).

La cause des différences d’intelligence entre les classes sociales est génétique et pas environnementale.

En fait l’environnement social n’a absolument aucun impact sur l’intelligence. Le Q.I moyen augmente avec la classe sociale, aussi bien chez les européens que chez les afro-américains ou chez les asiatiques.

Lorsqu’on examine la corrélation du Q.I entre enfants de parents biologiques différents adoptés et élevés dans les mêmes familles (ceci permet d’estimer la magnitude de l’effet de l’environnement familial). Chez les adultes la corrélation à l’âge adulte se situe entre -0,01 et 0,04 indiquant une héritabilité de minimum 0,96 et un effet de l’environnement social nul.

Cependant, cette méthode sous-estime certains effets environnementaux car elle ne prend pas en compte l’environnement prénatal et périnatal (-> mais justement, cette méthode permet de cibler les éléments environnementaux ayant un effet : le prénatal et périnatal)

Influence nulle du milieu sur l'intelligence

« Des gènes au comportement », 1997, Plomin, de Fries, Mc Clearn, Rutter

2. Lorsque vous comparez des afro-américains et des européens de classes socio-économiques très élevées, la différence raciale d’intelligence sera inférieure à celle retrouvée habituellement. Ceci étant, elle reste importante à 12 points de Q.I.

Pourquoi la différence est-elle moindre ? Encore une fois, nullement parce que l’environnement social aura joué un rôle (il n’a aucun impact, l’étude ci-dessus le démontre, tout comme les études d’adoption qui ne montre aucun gain de Q.I à l’âge adulte), mais simplement parce que en sélectionnant le groupe social, vous aurez sélectionné indirectement l’intelligence. Les afro-américains ayant une intelligence suffisante pour se hisser au niveau socio-économique le plus élevé sont beaucoup moins fréquents que les européens, qui sont moins fréquents que les asiatiques de l’est. Les ashkénazes ont un Q.I moyen de 110, 10 points au-dessus des européens. Ils représentent 50% du 1% les plus riches des USA. Maintenant si vous comparez le Q.I moyen des 1% les plus riches, les différences raciales ne seront pas identiques à celles retrouvées dans la populations générale. La supériorité intellectuelle ashkénazes sera sous-évaluée de par la sélection intellectuelle plus forte sur les européens. Il est possible que dans ce top 1% la différence de Q.I entre un européen et un ashkénaze ne soit que de 5 points, parce que la sélection intellectuelle aura été plus forte sur les européens dont le Q.I moyen est plus bas.

Comparez à groupe social égal ne permet pas de conclure à un impact de l’environnement, il s’agit simplement d’une sélection intellectuelle, et cette sélection aura été plus sévère chez les afro-américains.

« Il est donc absurde de supposer que le QI détermine la qualité de vie, puisque justement c’est au contraire la qualité de vie qui va en grande partie déterminer le QI »

Vous vous fourvoyez totalement. Il n’y a pas de doute sur la très haute héritabilité de l’intelligence. Le milieu social n’a aucun impact sur le Q.I à l’âge adulte. Les variations d’intelligence sont à 84% des variations alléliques et à 16% provoquées par l’environnement pré-natal et péri-natal. Les jumeaux par exemple ont un Q.I moindre parce qu’ils partagent les ressources de l’utérus maternel. Ils sont également plus petits. Les prématurés ont un Q.I moindre. L’allaitement maternel par contre augmente le Q.I. Le pré et péri-natal, et la nutrition dans l’enfance sont les principaux facteurs environnementaux expliquant 16% des variations d’intelligence. Les études d’adoptions, les études sur les vrais jumeaux et plus récemment les études directement sur le génome démontrent de façon tout à fait clair que l’intelligence est avant tout une caractéristique génétique.

« De plus ce cliché du QI qui assurerait le succès professionnel est faux et archi faux : dans bien des cas un QI élevé est handicapant plus qu’autre chose, notamment chez les HQI et THQI pour qui l’échec scolaire est un problème très courant »

Encore une fois vous ne connaissez pas la littérature sur la question et vous vous contentez de colporter des rumeurs égalitaristes incorrectes.

« Et ça n’est pas mieux une fois arrivé dans la « vie active » : amusez-vous donc à écrire sur votre CV que vous avec un QI de 135 par exemple, et attendez voir si on vous rappelle pour vous proposer un poste en vous disant que c’est très impressionnant. Au contraire, l’employeur va se sentir menacé et se dire “oula, celui là il est plus malin que moi, il va me faire passer pour un con, voire même prendre ma place et je n’arriverai pas à voir clair dans son jeu parce qu’il aura une longueur d’avance sur moi”. Dans une société aussi fortement fondée sur les rapports de compétitions, déclarer un avantage (même fictif), c’est avant tout s’assurer d’être écarté préventivement par les compétiteurs qui vont y voir une menace. Donc non, avoir un QI élevé c’est tout sauf une garantie de réussir dans la vie, et ça peut même être l’inverse, c’est justement pour ça que ça ne légitime aucune discrimination »

Un Q.I moyen de 135 n’est pas si élevé. En réalité c’est le Q.I moyen d’un chirurgien. C’est 5 points de plus que le Q.I moyen d’un doctorant scientifique. A la vérité un Q.I inférieur serait un handicap dans ces fonctions les plus prestigieuses de la société. La hiérarchie des salaires et du prestige dans les emplois est avant tout une hiérarchie cognitive. C’est une grave erreur moraliste de penser que tout le monde a les capacités de réussir ce qu’il désire.

Q.I moyen par profession

Ci-dessus, le Q.I moyen et les différents percentiles pour différents types d’emplois. Le Q.I moyen d’un conducteur de camions est ainsi de 93, alors que le Q.I moyen d’un ingénieur est à 113 et celui d’un médecin à 120.

Les conséquences des différences raciales de Q.I sont très pragmatiques sur le marché du travail.

Toutes les études indiques que les perspectives socio-économiques augmentent sans aucune discontinuité avec l’intelligence.

“Today, people in the right tail of wealth are highly educated, cognitively able, and intellectually gifted. Smarter and more educated people tended to be wealthier, give more, and have wider, wealthier, and more powerful social networks. This shows the importance of cognitive ability, and perhaps elite education, in being able to develop expertise in attaining extreme wealth. These findings also provide a unique window into the characteristics of the people worldwide who have enormous wealth and corresponding power”

“Investigating the right tail of wealth: Education, cognitive ability, giving, network power, gender, ethnicity, leadership, and other characteristics” Jonathan Wai, David Lincoln, Intelligence (54) 2016.

Contrairement à ce que vous dites, on retrouve des tests d’entrée dans toutes les universités américaines. L’intelligence est donc un élément indispensable. Les scores SAT peuvent être convertis directement en score de Q.I. L’élite intellectuelle provenant des meilleures universités a de facto un très haut Q.I et les employeurs y accordent une grande importance, il sera toujours mieux vu d’avoir un diplôme de Cambridge, et ce n’est pas tant les connaissances acquises que la haute intelligence génotypiques des individus qui en sortent qui sera le gage de leurs meilleures performances dans un emploi. Ces individus seront plus créatifs, globalement plus performants, le transit des informations sensorielles vers le cortex étant plus rapide.

« Une autre étude suggère aussi que l’intelligence dépendrait beaucoup de l’éducation:

https://www.nature.com/articles/s41380-017-0001-5 »

Mais absolument pas 😀 😀 😀

Cette étude pointe au contraire la haute héritabilité à la fois de l’intelligence et de l’éducation. Elle ne pointe en aucun cas l’effet de l’éducation sur l’intelligence. Les gens plus éduqués sont génétiquement plus intelligents. Il serait peut-être bon de lire les études que vous nous faites parvenir… je sais bien qu’il y avait le mot magique « éducation » mais en l’occurrence cette étude de Nature va entièrement dans notre sens en pointant la haute héritabilité à la fois de l’intelligence et de l’éducation (qui est un proxy de l’intelligence).

Il vous sera toujours possible de trouver des individus farfelus pour appuyer vos thèses environnementalistes et faire penser qu’il y a débat alors même qu’il n’y a plus le moindre doute sur la haute héritabilité de l’intelligence.

« Alors pourquoi défendre l’existence de sous-espèce ou de race dans l’humanité alors que sa définition se reposant sur les critères génétiques ne fait pas consensus ? L’absence de consensus ne veut pas dire l’absence de possible division, certes, mais pourquoi utiliser le terme si personne n’est encore d’accord sur ce à quoi elle se réfère ? Vous effectuez un contresens »

Personne n’est encore d’accord sur la rotondité de la terre non plus. Il y a même « The flat earth society » aux USA qui mérite le respect et le dialogue. La rotondité de la terre est controversé peut-on dire.

Parce qu’il faut bien rire un peu…

« Cela ne veut pas dire que cette grande différenciation génétique implique la conception de sous-espèce ou de race « 

Des populations humaines sont restées isolées pendant des dizaines de milliers d’années, cela a créé des différences phénotypiques relativement importantes, c’est ce qui compte. Il existe de larges différences phénotypiques, incluant le tempérament et l’intelligence, entre groupes humains.

John Goodrum a compilé les données comparatives de la diversité génétique chez les animaux, homo sapiens compris. Cette diversité est appréciée en termes d’hétérozygotie, en calculant la moyenne des micro-satellites autosomique, hétérozygotie d’une population (H) est le pourcentage d’individus qui sont hétérozygotes (deux allèles) sur un locus aléatoire. H varie de 0 à 1 ou 0-100%; plus la valeur augmente et plus grande est la diversité génétique d’une espèce. Dans le tableau ci-dessous, on trouve l’hétérozygotie attendue théoriquement He et l’hétérozygotie observée en pratique Ho.

Les homo sapiens sont génétiquement plus diversifiés que de nombreuses espèces de mammifères.

En effet, de nombreuses espèces comprenant des sous-espèces ou races ont une valeur inférieure de diversité entre ces sous populations raciales. Goodrum a compilé des exemples de la diversité génétique entre les races chez différents animaux, la distance génétique est en FST. Dans le tableau ci-dessous, notez que 0,168 est la même que 16,8%, 0,155 est le même que 15,5%, etc

L’homo sapiens se trouve donc dans une position totalement équivalente à d’autres espèces animales.

Le tableau suivant, basé sur l’échelle de Sewall Wright, montre encore une fois que l’espèce homo sapiens avec une valeur de 15,5 n’a rien de divergent en comparaison d’autres espèces du règne animal.

FST Extent of differentiation between populations 
0 – 0.05 small
0.05 – 0.15 moderate
0.15 – 0.25 great          <-homo sapiens (>0,15)
> 0.25 very great

Note concernant la maivaise interprétation de Tempelton

En 1998, Alan Templeton a publié un article intitulé «Human Races – A Genetic and Evolutionary Perspective» qui semble avoir eu une large influence sur la question raciale en anthropologie et en sciences sociales. Dans la première section de l’article, Templeton cite un article de « Herpetological Review » de 1997 intitulé «Subspecies and Classification».

Templeton affirme que, selon cet article, une valeur FST de 0,25 ou 0,30 entre les populations est une «norme». critère « pour la classification des sous-espèces ». Il fournit ensuite un graphique montrant les valeurs de la FST pour les humains et 12 autres espèces de grands mammifères. La valeur humaine de 0,156 provient d’un article de 1997, « Une répartition de la diversité de l’ADN humain » [118] dans les Actes de la National Academy of Sciences. Deux des valeurs non humaines énumérées sont inférieures à celles des humains, mais les dix autres valeurs sont plus élevées et semblent appuyer l’affirmation de Templeton selon laquelle les populations humaines ne sont que faiblement différenciées. Il y a plusieurs choses curieuses à ce sujet.

→ Tout d’abord, il y a peu, voire aucune, corroboration dans la littérature récente qu’une valeur FST de 0,25 ou 0,30 est un critère standard pour la désignation des sous-espèces. Deuxièmement, si vous lisez réellement l’article de Smith et al., Ils ne mentionnent jamais les valeurs FST. Ils disent plutôt que « le chevauchement des différences dépassant 25-30% ne permet pas la reconnaissance taxonomique des populations dichopatriques ou des populations parapatriques en dehors de leurs zones d’intergradation » Ce à quoi les auteurs font référence ici n’est pas une valeur FST, mais simplement la règle de 75 (ou 70) pour cent discutée plus tôt. La mauvaise interprétation de Templeton est d’autant plus évidente que cette règle de sous-espèces et FST ont une relation inverse: une règle de 75% implique une plus grande différenciation qu’une règle de 70%, alors qu’une valeur FST de 0.25 indique une différentiation moindre qu’une valeur de 0,30. La chose la plus intéressante, cependant, à propos de la comparaison FST de Templeton est le fait qu’il utilise une valeur humaine (0.156, que nous reprenons également dans le tableau ci-dessus) basée sur des locus autosomiques (microsatellites et RFLP), alors que neuf des dix plus grandes valeurs non humaines, sont basés sur l’ADN mitochondrial. Ceci est assez trompeur, car les valeurs de FST pour l’ADNmt sont toujours beaucoup plus élevées que les valeurs autosomiques.

il est difficile de voir une quelconque justification de l’affirmation selon laquelle « les races humaines seraient des constructions sociales ». Cette négation de l’existence de races distinctes, qui se retrouve plus typiquement en occident (quasiment pas en Europe de l’est, ni en Russie, Chine, Corée, Japon ou Singapour où la race est même indiquée sur la carte d’identitée).

Cette négation idéologique est un « mensonge de polichinelle ».

David Reich, professeur de génétique à Harvard, mars 2018, New-York Times…

« En tant que généticien je sais aussi qu’il n’est simplement plus possible d’ignorer les différences génétiques moyennes entre les races.

Des avancées révolutionnaires dans la technologie de séquençage d’ADN ont été faites au cours des deux dernières décennies. Ces progrès nous permettent de mesurer avec une précision parfaite quelle fraction de l’ascendance génétique d’un individu remonte, par exemple, d’Afrique de l’Ouest. Avec l’aide de ces outils, nous apprenons que, bien que la race puisse être une construction sociale, les différences d’ascendance génétique qui sont corrélées à de nombreuses constructions raciales actuelles sont bien réelles.

Des gens bien intentionnés qui nient la possibilité de différences biologiques substantielles entre les populations humaines se recroquevillent dans une position indéfendable, qui ne survivra pas à l’assaut de la science.

Alors que la plupart des gens conviennent qu’il est important de trouver les explications génétiques de certaines maladies, ils rechignent lorsqu’il s’agit d’influence génétiques sur le comportement et la cognition.

Est-ce que le Q.I, l’intelligence ou le nombre d’années d’éducation est influencé par l’éducation ? Bien sûr.

Mais est-ce que cela mesure également des caractéritiques cognitives et comportementales ? Presque certainement. Et comme tous les caractères influencés par la génétique différent d’une population à l’autre (les fréquences des variations génétiques étant rarement identiques d’une population à l’autre), les influences génétiques sur le comportement et la cognition varieront également d’une population à l’autre.

Vous entendrez parfois que les différences biologiques entre les populations sont petites, parce que les humains ont divergé trop récemment des ancêtres communs pour que des différences substantielles soient apparues sous la pression de la sélection naturelle. Ce n’est pas vrai. Les ancêtres des Asiatiques de l’Est, des Européens, des Africains et des Australiens étaient, jusqu’à récemment, presque complètement isolés les uns des autres pendant 40 000 ans ou plus, ce qui est amplement suffisant pour que les forces de l’évolution puissent fonctionner.

Dans les années à venir les études génétiques montreront que de nombreux caractères sont influencés par des variations génétiques, et que ces traits différent en moyenne entre les populations humaines. Il sera impossible – en effet, anti-scientifique, idiot et absurde – de nier ces différences »

Votre acharnement désespéré pour invalider la notion de race (vidéo « nique ta race » à n’en point douter très objective et intellectuelle, sic), de façon à indirectement invalider les différences phénotypique est vaine, car on peut tout aussi bien mettre ce concept pourtant pertinent de côté tout en montrant clairement l’existence de phénotypes différents entre groupes humains.
Helmuth Nyborg parle ainsi « d’eco-types » pour désigner les individus dont la plupart des ancêtres ont évolué dans des climats très froids, froids, modérés, chauds ou très chauds (voir présentation principale).

 

3. L’intelligence est essentiellement déterminée par les gènes…

Nous entendons ici développer plus en détail chacun des arguments montrant que les différences d’intelligence, aussi bien inter-individuelles qu’inter-raciales, sont provoquées par des différences alléliques dans le génome.

85% des variations intellectuelles observées sont à mettre sur le compte de variations génétiques… Voici les arguments qui le démontrent sans l’ombre d’un doute.

1. Haut niveau d’héritabilité

Le haut niveau d’héritabilité trouvé chez les vrais jumeaux en Amérique, en Europe, au Japon et en Inde montre que l’intelligence est fortement déterminée par des facteurs génétiques.

-La corrélation entre vrais jumeaux élevés dans des milieux différents est de 0,85 à l’âge adulte.
Corrélation intellectuelle selon la proximité génétique

Tableau extrait de « Des gènes au comportement », Plomin, de Fries, Mc Clearn, Rutter, 1997.

-> Pointe clairement la causalité génétique de l’intelligence (trait polygénique)

A l’inverse, la corrélation intellectuelle entre des frères et sœurs adoptifs permet une estimation de l’importance du milieu. La corrélation est de 0 à l’âge adulte. Aussi surprenant que cela puisse paraître, le milieu de vie ou l’éducation n’a pas d’impact sur l’intelligence générale à l’âge adulte1.

Influence nulle du milieu sur l'intelligence

Tableau extrait de « Des gènes au comportement », Plomin, de Fries, Mc Clearn, Rutter, 1997.

Quelle est l’héritabilité de l’intelligence ?
-> Héritabilité de l’intelligence = part de la variance attribuable à des facteurs génétiques. Il y a plusieurs manières de l’estimer… pointant toute une héritabilité d’à peu près ~0,8 à l’âge adulte.

Répartition intellectuelle selon le milieu et selon la génétique

Illustration de la part génétique et de la part « environnementale » de l’intelligence2
Ceci signifie que si tout le monde était élevé dans un environnement identique, les différences intellectuelles entre individus seraient réduites à 80% des différences actuelles.

Il y a 3 manières de l’estimer… pointant toute une héritabilité > à 0,8 à l’âge adulte3.

  1. Etudes de jumeaux vrais élevés dans des milieux différents (Données résumées par Bouchard, 1993, p.58). Chez les adultes, les données sont basées sur 5 études résumées par Bouchard. La corrélation moyenne pondérée pour la taille des échantillons est de 0,75. Ce chiffre doit être corrigé pour la fiabilité des tests (correction de l’atténuation), (Bouchard, 1993, p.49; Machintosh, 1998). Cette correction augmente la corrélation à 0,83.
  2. Une seconde méthode pour estimer l’héritabilité est de comparer le degré de similitude entre des jumeaux identiques et des jumeaux non-identiques, de même sexe, élevés dans la même famille. La corrélation est de 0,88 pour des jumeaux identiques et de 0,51 pour des jumeaux non-identiques de même sexe. Après correction de ces chiffres pour la fiabilité des tests (correction d’atténuation),  la corrélation corrigée devient 0,98 pour les jumeaux identiques et 0,56 pour les jumeaux de même sexe non identiques.
    L’héritabilité peut être calculée par la formule de Falconer (1960) consistant à doubler la différence entre les corrélations de jumeaux identiques et non-identiques de même sexe. La différence entre les deux corrélations est de 0,42, doubler cette différence donne une héritabilité de 0,84.
  3. Une troisième méthode pour estimer l’héritabilité est d’examiner la corrélation du Q.I entre enfants de parents biologiques différents adoptés et élevés dans les mêmes familles. Ceci permet d’estimer la magnitude de l’effet de l’environnement familial (« between family effect »). Le résumé de la littérature sur la question a été fait par Bouchard (1998) qui conclut que chez les adultes la corrélation est de 0,04, indiquant une héritabilité de 0,96.
    Cependant, cette méthode sous-estime les effets environnementaux car elle ne prend pas en compte l’environnement prénatal et périnatal.

-> Les deux premières méthodes sont plus précises et donnent une estimation de 0,84 et 0,85 pour l’héritabilité de l’intelligence.

La conclusion d’une haute héritabilité pour l’intelligence implique qu’il y a des gènes qui déterminent l’intelligence (voir plus loin). Le premier fut découvert par Chorley et al. (1998). Il se situe sur le chromosome 6 et la possession d’un des allèles de ce gène contribue à hauteur de 4 points de Q.I.

2. Grande stabilité du Q.I des différentes races quel que soit le milieu4

-> appuie la causalité génétique. (Arabes d’Europe de première et seconde génération, immigration…)

Légère augmentation (84 à 88 pour les arabes… les gènes « tiennent l’amélioration en laisse4.2 »)

  1. Juifs Ashkénazes (110) (USA, Canada, Europe…)
  2. Asiatiques de l’est (105) (Asie, Europe, Amérique…)
  3. Européens (100) (Australie, Amérique, Europe…)
  4. Inuits (91)
  5. Métis caucasiens-africain (90) (Europe, Amérique…)
  6. Asiatiques du sud-est (90) (Europe, Amérique, Asie)
  7. Amérindiens (87) (Amérique du nord et du sud)
  8. Nord africains et sud asiatiques (86) (Moyen-Orient, Amérique, Europe…)
  9. Africains (71-80) (Europe, Amérique du nord et du sud, Afrique)
  10. Aborigènes d’Australie (62)

Cette hiérarchie reste rigoureusement inchangée et transparaît dans tous les pays multiraciaux4.1 dans quasiment tous les paramètres sociaux (salaires, niveaux socio-économique, niveau de crimes et délits, prévalence des personnes douées, prévalence de l’arriération mentale…)

 3. Stabilité dans le temps4.2

Stabilité du Q.I moyen des chinois et des indiens

Stabilité du Q.I moyen racial

Stabilité du Q.I moyen racial à travers le temps

Pointe une nouvelle fois l’héritabilité élevée de l’intelligence.

4. les différences de Q.I sont reflétées dans le différences de volume crânien5

Table 9.8. Race differences in brain site (cc) and intelligence

Race IQ Brain Size (cc)
East Asians 105 1416
Europeans 100 1369
Southeast Asians 90 1332
Pacific Islanders 85 1317
South Asians and north africans 84 1293
Africans 71 1282
Australian aborigenes 62 1225

Ces différences de volumes crâniens démontrent l’existence de facteurs génétiques, car l’héritabilité des volumes crâniens est de 0,9 et la corrélation entre l’intelligence et volume crânien est de 0,45.

Capacité cranienne et Q.I chez les africains, les européens et les est-asiatiques6.
Capacité cranienne et Q.I des africains, européens et est-asiatiques

Q.I moyen par race et capacité cranienne moyenne

5. Les temps d’isolation.

Les différentes races ont évolué indépendamment l’une de l’autre et dans des milieux différents pendant des dizaines de milliers d’années. Par exemple, les africains ont vécu dans des milieux séparés des européens pendant 100.000 ans, et les européens ont vécu dans des milieux séparés des asiatiques de l’est pendant 40.000 ans (Stringer, 1989; Cavalli-Sforza, 2000)
Quand deux populations évoluent isolément l’une de l’autre pendant une telle période il y a des différences qui apparaissent dans tous les domaines dans lesquels il y a des possibilités de variations génétiques. La position environnementaliste extrême, postulant qu’il n’y a pas de différences intellectuelles entre deux races, défie le principe général de l’évolution biologique et peut être vu comme impossible.

6. les études sur les métis

Le Q.I des « hybrides » est toujours intermédiaire entre celui des deux races parentales, de même que le volume crânien, qui est lui aussi intermédiaire entre celui des deux races parentales, ceci pointe la causalité génétique de l’intelligence.

6.1 Hybrides africain-européen7.

European Hybrids Africans
Location Age Test N IQ N IQ N IQ Reference
1 Brazil 10 SPM 735 95 718 81 223 71 Fernandez, 2001
2 Germant’ 5-13 WISC 1,099 100 170 94 Eyferth, 1961
3 South Africa 10-12 AAB 10,000 100 6,196 83 293 65 Fick, 1929
4 South Africa 13 GSAT 746 100 815 86 Claassen, 1990
5 South Africa 15 SPM 1,056 100 778 80 1,093 74 Owen, 1992
6 USA 17 WISC-R 16 102 55 94 17 85 Weinberg et al.,1992
7 USA Adult Otis 100 284 91 176 87 Codwell, 1947
8 USA Adult Vocab 1,245 100 304 92 146 85 Lynn, 2002
9 USA Adult Vocab 10,315 100 116 97 4,271 89 Rowe, 2002

6.2 Hybrides Amérindiens-Européens8

Table 12.4. IQs of Native American-European Hybrids

Location Age Test Europeans Hybrids Amerinds Reference
N IQ N IQ N IQ
1 Kansas Adult OTIS 100 536 93 179 67 Hunter & Sommermeir, 1922
2 South Dakota 10-15 OTIS 100 68 89 15 86 Fitzgerald & Ludeman, 1925
3 Mexico 7-10 SPM 155 98 571 94 194 83 Lynn et al., 2005

6.3 Hybrides Pacific-islander-Européens9

Q.I des hybrides européens-pacific islanders et chinois-pacific islanders

Table 9.3. IQs of Europeans, Chinese, and Pacific Islander Hybrids

Group N IQ
European 1000 100
Chinese 2,704 99
European-Hawallan 842 93
Chinese-Hawallan 751 91
Hawalian 621 81

6.4 Hybrides Est-asiatique-Européens10

Table 10.5. IQs and brain size (cc) of East Asian-European hybrids

East Asian Hybrid European African
1 Number 63 37 17,432 19,419
2 IQ-Raw 114 103 102 90
3 IQ-Adjusted 109 98 97 85
4 Brain size 1,170 1,155 1,150 1,134

6.5 Hybrides aborigènes d’Australie-européens11.

7. Les différences cérébrales qualitatives

Les différentes races n’ont pas un cerveau identique de taille variable, il y a des différences qualitatives entre les races.

Africains et européens12:

-Le cortex des africains est en moyenne moins circonvolué.
-Le cortex des africains est en moyenne 15% plus fin que celui des européens.
-Les africains ont un lobe frontal et occipital plus petit et un lobe pariétal plus large.
-Les africains ont une proportion de neurones pyramidaux moindre à celle des européens.

Aborigènes d’Australie et européens13:
Cerveau d'un orang outang, d'un aborigène d'Australie et d'un européen

D’après « Race », John R. Baker, professeur de biologie à Oxford13.

8. Les études d’adoption

Montrent clairement que le Q.I reste celui prédit par la race biologique quel que soit les parents adoptifs.

Q.I moyen d'enfants adoptés selon leur ascendance ethnique

Q.I moyens d’enfants de parents biologiques noirs, métis, blancs et asiatiques, tous élevés dans des familles blanches de classe moyenne14.

Coréens adoptés par des belges: 106 de Q.I moyen.
Pour des enfants qui sont tous adoptés par des parents européens, il persiste une différence de 16 points de Q.I entre africains et européens,  la même que celle trouvée en Amérique.

Elever des enfants noirs dans une famille blanche de classe moyenne n’a pas d’effet sur leur Q.I à 17ans.
L’éducation n’a pas plus d’effet sur les est-asiatiques élevés par des blancs, leur Q.I moyen restant supérieur.

-> Facteurs génétiques.

La plus grande étude sur la question est la Minnesota transracial adoption study.

Q.I moyen d'enfants adoptés selon leur race

9. « reaction time »

Il existe une différence significatives entre les européens, les africains et les est-asiatiques en terme de temps de réaction.

Le temps de réaction est corrélé au Q.I, car l’un comme l’autre sont des signes d’efficience du système nerveux central. Les caucasiens réagissent en moyenne plus vite à un stimulus.

L’individu testé est placé devant une petite lampe qui va s’allumer. Chaque fois que c’est le cas, il appuie simplement le plus rapidement possible sur le bouton placé devant lui.
C’est un signe de l’efficience du système nerveux puisque c’est en quelque sorte un traitement basique de l’information qui doit remonter jusqu’au cerveau puis redescendre pour appuyer sur le bouton. Les temps de réaction sont mesurés en millisecondes.

Reaction Times et EEGs chez des africains, des européens et des est-asiatiques4.3.

Test Africans Europeans East asians
1 IQ 68 100 106
2 RT-S 398 371 348
3 RT-C 1,950 1,220
4 EEG 534 506

Meilleure efficience du système nerveux central des hauts Q.I

Temps de réaction simples chez les africains, les européens et les est-asiatiques

10. « Inspection time »

« L’inspection time » ou temps d’inspection mesure la vitesse du traitement de l’information visuelle ou auditive. Les mesures « d’inspection time » sont corrélées à +0,7 avec le Q.I.

Illustration d'une mesure de temps d'inspection

Dans ce genre de tests, deux barres de longueurs inégales apparaissent à l’écran pendant un certain temps (en millisecondes). On demande ensuite aux testés quelle était la barre la plus longue, celle de droite ou celle de gauche ?

Les hauts Q.I traitent l’information visuelle ou auditive plus rapidement. Ils ont des temps d’inspection (inspection time) plus petits.

On trouve une différence significative, en termes d’inspection time, entre les races.

Différences raciales dans les temps d'inspection

11. Admixture européenne chez les afro-américains.

  • Plus l’admixture européenne est importante chez les afro-américains, plus le poids cérébral moyen est élevé (tests génétiques indépendants de la couleur de la peau). Plus l’admixture blanche est importante et plus le Q.I des noirs est important.
  • Corrélation de -0,91 entre la pigmentation cutanée et le Q.I (Larivée, 2009)
  • Q.I moyen des africains: 80
  • 25 pourcent d’ascendance européenne: 85 (afro-américains)
  • Q.I moyen des mulâtres: 90
  • Q.I moyen pour 75 pourcent d’ascendance européenne: 95

12. 76 traits musulo-squelettiques15

  • Les différences raciales de capacité crânienne sont corrélées à 76 traits musculo squelettiques identifiés dans des ouvrages standards d’anatomie évolutive comme étant systématiquement liés à une augmentation de la capacité crânienne et de l’intelligence chez les hominidés.
  • Parmi ces différences, on retrouve :

-Le diamètre transversal du pelvis : L’augmentation de la capacité crânienne et de l’intelligence a été de pair avec une augmentation du diamètre transversal du pelvis, pour permettre le passage du crâne à la naissance. Les africains ont un diamètre pelvien significativement plus petit que celui des européens. (27,4 cm contre seulement 24,6 pour les africains). Les est-asiatiques ont un diamètre pelvien supérieur à celui des européens.
-En conséquence d’un pelvis plus large, le fémur, (l’os de la cuisse) qui s’insère au niveau du bassin, s’est incurvé puisqu’en dépit d’un bassin qui grandissait, espaçant les insérions fémorales et provoquant un angle plus large pour la sortie des deux fémurs, il fallait impérativement que le genou fasse une jonction correcte avec le péroné, provoquant une incurvation du fémur. Les européens ont une incurvation fémorale significativement plus importante que celle des africains et significativement moins importante que celle des est-asiatiques.
-Tandis que l’intelligence et la capacité crânienne ont augmenté, les crânes sont devenus plus sphériques et profonds. Les européens ont des cerveaux significativement plus sphériques, plus profonds et plus gros que les africains.
-L’augmentation de la sphéricité a donc réduit les protubérances, notamment le processus mastoïde. Les blancs ont un processus mastoïde significativement plus petit que les noirs.
-L’augmentation de la capacité crânienne s’est produite vers l’avant du crâne, il en a résulté une diminution du prognathisme et une augmentation de l’orthognathisme (face plus plate). Les européens ont une face significativement moins prognathe et plus orthognathes que les africains.
Consulter l’étude15 intégralement.

En détail… (traduit de l’étude ci-dessus).

Troglodytes (Chimpanzés) Australopithèques Homo habilis Homo erectus Homo sapiens africains Homo sapiens européens Homo sapiens mongoloïdes
1. Intelligence générale (Q.I) 22 32 42 50 67-80 100 105
2. Capacité crânienne (cm cubes) 380 (1) 450 (2) 650 (3) 1000 (4) 1267 (5) 1346 (6) 1364 (7)
3. Quotient d’encéphalisation 3,01 (2) 2,79 (1) 3,38 (4) 3,34 (3) 6,38 (5) 6,50 (6) 6,95 (7)
Caractéristiques du crane
4. Forme du crane Le plus étroit (1) Etroit (2) Plus large que chez l’australopithèque (3) Plus large que chez homo habilis (4) Plus large que chez homo erectus, le plus étroit des modernes (5) Plus large que chez les africains (6) Le plus large (7)
5. Longueur du crane La plus longue (1) Longue (2) Plus courte que chez l’Australopithèque (3) Plus courte que chez homo habilis (4) Plus courte que chez homo habilis, la plus longue des modernes (5) Plus courte que chez les africains, plus longue que chez les mongoloïdes (6) La plus courte  (7)
6. Contour sagittal (circonférence sagittale) Valeur la plus faible (1) Faible valeur mais légèrement supérieure à P. Troglodyte (2) Valeur plus élevée que chez les australopithèques (3) Valeur plus élevée que celle des homo habilis (4) Valeur plus élevée que chez homo erectus, valeur la plus faible des modernes, dépression post-bregmale (5) Plus élevée que chez les africains, moins que chez les mongoloïdes (6) La plus élevée (7)
7. Proéminence de l’os nasal Plat (2) Plat (2) Plat (2) Légère saillie (5) Légère saillie (5) Le plus saillant (7) Légère saillie (5)
8. Prognathisme facial Le plus prognathe (1) Très prognathe (2) Moins prognathe que chez les australopithèques (3) Moins prognathe qu’homo habilis (4) Moins prognathe qu’homo erectus, le plus prognathe des modernes  (5) Moins prognathe que les africains,  plus que les mongoloïdes (6) Orthognathes (7)
9. Largeur bi-zygomatique La plus large (1) Large (2) Légèrement rétrécie (3) Plus étroit que chez homo habilis (4) Plus étroit que chez homo erectus, la plus large des modernes (5) Plus étroit que chez les africains, plus large que chez les asiatiques (6) La plus étroite (7)
10. Forme du palais En forme de U (1) Légèrement moins en forme de U (2) Presque en forme de V (3) Plus en forme de V, presque parabolique (4) Le moins parabolique des modernes (5) Parabolique (6) Le plus parabolique (7)
11. Forme de l’arcade sourcilière Non archée et la plus large (1) Non archée et large (2) Archée et légèrement plus petite (3) Plus petite, archée et arrondie avec dépression glabellaire (4) Présence d’une dépression glabellaire, la plus large des modernes (5) Petite, lisse et archée (6) Archée et la plus petite (7)
12. Processus mastoïde Le plus large (1) Large (2) Plus petit que chez les australopithèques (3) Plus petit que chez les homo habilis (4) Le plus large des modernes, deux têtes (5) Petit et pointu (6) Le plus petit, trapu (7)
13. Position du neurocrâne Derrière la face (1,5) Derrière la face (1,5) Plus haut mais toujours derrière la face (3) Plus haut que chez les homo habilis mais toujours derrière la face (4) Plus haut que chez les homo erectus, mais le plus postérieur des modernes (5) Sur le dessus de la face (6) Le plus au-dessus de la face (7)
14. Circularité du foramen temporal Long et étroit, ovale (1) Court et étroit, mais pas tout à fait circulaire (2) Court et étroit, circulaire (3)
15. Rotation faciale Absente (1) Absente à légère (2) Légère (3) Présente et plus proéminente (4)
16. Position antérieure du foramen magnum et condyles occipitaux Orienté de manière postérieure, derrière la ligne bi-tympanique (1) Plus antérieur que chez les troglodytes, moins que chez les homo habilis (2) Plus antérieur que chez les australopithèques (3) Proche de la position d’homo sapiens (4)
17. Courbure de la suture squamozal Toute droite et basse (1,5) Toute droite et basse (1,5) Incurvée et basse (3) Plus incurvée et plus haute que chez homo habilis (4)
18. Orientation des condyles occipitaux Vertical (1) Horizontal (3) Horizontal (3) Horizontal (3)
19. Taille du muscle masséter Large (1,5) Large (1,5) Plus petit que chez les australopithèques (3) Plus petit que chez homo habilis (4)
20. Taille des constrictions post orbitales. La plus large (1) Légèrement plus petite que chez les troglodytes (2) Légèrement plus petite que chez les australopithèques (3) Plus petite que chez homo habilis (4) Plus petite que chez homo erectus, la plus large des modernes (5) Plus large que chez les africains, moins que chez les asiatiques (6) La plus petite (7)
Caractéristiques des dents et de la mandibule
21. Forme des incisives Plat (2,5) Plat (2,5) Plat (2,5) Plat (2,5) Rarement en forme de pelle (5) Plus souvent en forme de pelle (6) Souvent en forme de pelle (7)
22. Nombre de dents 32 (3) 32 (3) 32 (3) 32 (3) 32 (3) 30-32 (6) 28-32 (7)
23. Taille des molaires Plus petites que chez les australopithèques (2) Les plus larges (1) Plus petites que chez P. Troglodytes (3) Plus petites que chez homo habilis (4) Plus petites que chez l’homo erectus, les plus larges des modernes (5) Plus petites que chez les africains (6) Les plus petites (7)
24. Orthognathisme de la mandibule Longue, basse, prognathe (1) Légèrement plus courte et plus haute, mais toujours prognathe (2) Plus courte et plus haute que chez les australopithèques (3) Courte et haute (4) La plus longue et la plus basse des modernes (5) Taille et hauteur intermédiaire (6) Courte et haute (orthognathe) (7)
25. Forme de la mandibule. En forme de U (1) Plus proche de la forme d’un V (2) Presque en forme de V (3,5) Presque en  forme de V (3,5) La moins en forme de V des modernes (5) Moins en forme de V que chez les asiatiques (6) Le plus en forme de V (7)
26. Largeur entre les condyles mandibulaires Le plus proche l’une de l’autre (1) Plus éloignées que chez le troglodyte, plus proches que chez l’homo habilis (2) Plus éloignées que chez les australopithèques (3) Plus éloignées que chez l’homo habilis (4) Plus éloignées que chez l’homo erectus, le plus proche des modernes (5) Plus large que chez les africains, plus proches que chez les asiatiques (6) Le plus éloignée (7)
27. Proéminence du menton Absente (2) Absente (2) Absente (2) Absente (2) Réduite (4) Proéminente (7) Modérée (6)
28. Rapport entre la taille des condyles et la taille des processus coronoïdes. Plus petits condyles (1) Condyles un peu plus grands (2) Rapport égal (3,5) Rapport égal (3,5)
29. Incisure mandibulaire Peu profonde (1,5) Peu profonde (1,5) Profonde (3,5) Profonde (3,5)
30. Etroitesse du ramus ascendant Le plus large, antéropostérieur (1) Large, antéropostérieur (2,5) Large, antéropostérieur (2,5) Etroit, antéropostérieurs (4)
31. Longueur de la racine des dents Les plus longues (1) Longue (2) Plus courtes que chez les australopithèques (3) Plus courtes que chez homo habilis (4) Plus courte que chez homo erectus (5) Les plus courtes (6,5) Les plus courtes (6,5)
Caractéristiques du cou
32. Taille de la région du cou La plus haute (1) Haute (2) Basse (3) La plus basse (4)
33. Forme du cou Large et trapue (1,5) Large et trapue (1,5) Plus étroit (5) Etroit, courbé et long (6)
34. Masse des muscles du cou La plus importante (1) Réduite par rapport à P. Troglodyte (2) Réduite par rapport à Australopithèque (3) Réduite, proche des modernes (4) Réduite, la plus large des modernes (5) Petite (6) La plus petite (7)
35. Complexité des muscles Complexe (nombreux flancs et corps) (1) Moins complexe que P. Troglodyte (2) Similaire aux australopithèques (3) Simple (moins de flancs et de corps)
36. Proximité des muscles rectus capitis Cote à cote (1) Ecartés (2) Encore plus écarté (3,5) Similaire à H. Habilis (3,5)
37. Taille de la crête nucale et des marquages osseux Présents et larges (1) Présents chez la plupart, réduit chez certains (2) Marquage moins marqués (3) Marquage encore moins marqué (4) Marquage très peu marqué (5) Lisse à absente (6) Absente (7)
Caractéristiques des vertèbres
38. Plus longue apophyse épineuse 5ème ou 6ème (1) Le plus fréquemment la 6ème (2) 7ème, comme les modernes (3)
39. Taille des apophyses épineuses La plus longue (1) Longue (2) Courte, mais légèrement plus longue que chez les modernes (3)
40. Convexité de la partie supérieure de l’atlas Concave (1) Moins concave (2) Plat (3)
Caractéristiques du pelvis
41. Diamètre transversal du pelvis (mm) 98 (1) 99.1 (2) Dans le range des homo sapiens (3,5) 122 (3,5) 132 (5)
42. Taille du diamètre antéro-postérieur (mm) 85 (1,5) 85 (1,5) Dans le range des homo sapiens (3,5) 103 (3,5) 118 (5)
43. Largeur bi-iliaque (mm) 132 (1) 200 (2) 250 (3) 270 (5) 252 (4)
44. Forme de la lame iliaque Grande et étroite (1) Courte et large (2) Courte et large (3)
45. Entaille sciatique Absente, peu développée (1) Présente, bien développée (2) Dimorphisme sexuel, bien développée comme chez les modernes (3)
46. Convexité de la branche descendante du pubis Convexe (1) Droite (2,5) Droite (2,5)
47. Taille de l’acétabulum (mm) 0,82 (1) 0,78-0,83 (2) Proche des modernes, 0,9(3)
48. Taille du sacrum La plus petite (1) Plus large (2) Large, comme les modernes (3)
Caractéristiques des membres supérieurs
49. Orientation de la cavité glénoïde Orientée vers le crane (1) Moins orientée vers le crane que chez P. Troglodyte (2) Orientée latéralement, comme chez les modernes (3)
50. Taille du bras Long (1) Long (2) Range des modernes (3) Le plus long des modernes (4) Plus long que les asiatiques, plus petit que chez les africains (5) Le plus petit (6)
51.    Capacité de l’extension du coude Hyper extension possible (1,5) Hyper extension possible (1,5) Légère aptitude à l’hyper extension (3)
Caractéristiques des membres inférieurs
52. Ligne inter trochantérienne  Absente (1) Présente chez les grands spécimens uniquement (2) Présent (3)
53. Taille de la tête fémorale La plus petite (1) Intermédiaire entre les singes et les humains (2) Plus large que chez les australopithèques (3) Large (4) La plus petite des modernes (5) Intermédiaire entre les africains et les asiatiques (6) La plus large (7)
54. Profile du condyle fémoral latéral Circulaire (1) Circulaire chez les petits spécimens mais plus ovale chez les grands spécimens (2) Proche d’australopithèque mais moins circulaire (3) Presque comme les modernes (4) Le plus circulaire des modernes (5) Elliptique (6) Ovale (7)
55. Symétrie des condyles fémoraux Asymétrique (1) Asymétrique dans quelques petits spécimens, plus symétrique dans d’autres spécimens (2,5) Comme l’australopithèque (2,5) Symétrique (4)
56. Largeur fémorale bi-condylaire (mm) La plus petite (1,5) La plus petite (1,5) Légèrement plus large (3) Plus large, proche des modernes (4) 79,50 83,05
57. Axe de l’angle condylien Le plus large (1,5) Pareil aux singes (1,5) Légèrement réduit (3) Plus petit que chez H. Habilis (4)
58. Minceur d’une section du col du fémur Epaisseur corticale tout le long, rond (1) Os cortical compressé (2,5) Os cortical compressé (2,5) Comme les modernes, mais os cortical légèrement plus épais (4)
59. Profondeur de la fosse trochantérienne  fémorale Profonde (1,5) Profonde (1,5) Moins profonde (3)
60. Pilastre fémoral Pas de pilastre (2) Pas de pilastre (2) Pas de pilastre (2) Pas de pilastre, parfois petit pilastre (4) Petit pilastre (5) Large pilastre (6) Le plus large des pilastres (7)
61. Indice de courbure de l’axe fémoral 77,5 (droite) (2) 80 (3) 76,6 (1) 97,0 (4) 102,2 (5)
62. Taille du plateau tibial Le plus petit (1) Légèrement plus large que chez P. Troglodyte (2) Le plus petit des modernes (3) Intermédiaire entre les africains et les asiatiques (4) Le plus large (5)
63. Platitude du plateau tibial Le plus courbé (1,5) Le plus courbé (1,5) Courbé (3) Plat (4,5) Plat (4,5)
64. Concavité du condyle tibial latéral Convexe (1,5) Convexe (1,5) Légèrement moins convexe que chez les australopithèques (3) Plat (4) Varie (5) Concave (6)
65. Congruence du genou La plus basse (1) Basse (2) Modérée (3) Haute (4)
66. Angle du plateau tibial Le plus important (2) Important (2) Plus petit (3) Le plus important de modernes (4) Plus petit (5)
67. Taille du condyle tibial Le plus petit et le plus étroit (1) Petit et étroit (2,5) Petit et étroit (2,5) Plus large, proche des modernes (4) Plus large qu’H. erectus, le plus petit des modernes (5) Plus large que les africains (6) Le plus large (7)
68. Taille de la tête tibiale distale Petit (2) Petit (2) Petit (2) Légèrement élargie (4) Plus large qu’H. erectus, 47,07 (5) Le plus large, 53,23 (6)
69.    Tranchant du bord antérieur du tibia Rond (2) Rond (2) Rond (2) arrondie (4) Tranchant (5,5) Tranchant (5,5)
Proportion du corps
70. Taille (m) Moins de 1m (1,5) Moins de 1m (1,5) 1-1,5m (3) 1,3-1,5 (4) 1,42-1,69 (5,5) 1,64-1,74 (7) 1,59-1,68 (5,5)
71. Indice inter- membral (Membres supérieurs comparés à la taille des membres inférieurs) 108,7 (1) 85 (2) 86,5 (3) Homo sapiens range (4) 70,3 (7) 70,5 (5) 71,1 (6)
72. Indice brachial 80,1 (1) 78,5 (2) 75,5 (4) 76,5 (3)
73. Indice crural 101,9 (1) 86,2 (2) 83,3 (4) 86,5 (3)
74. Taille du bras en % de la taille du corps La plus élevée (1) Elevée (2,5) Elevée (2,5) Comme les hommes modernes (4,5) 45,76 (4,5) 44,54 (6)
75. % du poids du corps des membres supérieurs Le plus important, 15,8 (1) Important, 12 (2) Important (3) Moindre, comme les modernes (4)
76. Taille de la jambe en % de la taille du corps Le plus petit (1) Petit (2,5) Petit (2,5) Comme les hommes modernes (4) 56,42 (6) 54,98 (5)
77. % du poids du corps des membres inférieurs 24,2 (1) 28 (2) 30 (3)
Maturation
Durée gestationnelle (semaines) La plus courte (1) (2) (3) (4) 39 (5) 40 (6) Légèrement supérieure à celle des européens (7)
Age de la puberté (male) Le plus tôt (1) (2) (3) (4) (5) (6) Le plus tardif (7)
Age de la puberté (femelle) Le plus tôt (2) (3) (4) (5) (6) Le plus tardif (7)
Age de la ménarche Plus tôt (1) Intermédiaire (2) Plus tardif (3)
Age de la ménopause Plus tôt (1) Intermédiaire (2) Plus tardif (7)
Développement moteur Le plus rapide (1) (2) (3) (4) (5) (6) Le plus lent (7)
Développement squelettique Le plus rapide (1) Intermédiaire (2) Le moins rapide (3)
Fermeture des sutures crâniennes Le plus tôt (1) Intermédiaire (2) Le plus tard (3)
Développement dentaire Le plus rapide (1) Intermédiaire (2) Le moins rapide (3)
Eruption des dents de sagesse  1-2 ans plus tôt (1) intermédiaire (2) 1-2 ans plus tard (3)
Age de la marche (mois) 11 (1) 12 (2) 13 (3)
Fréquence de double ovulation (sur 1000) >16 (1) 8 (2) <4 (3)
Triplets (par million) 1700 (1) 100 (2) 10 (3)
Quadruplet (par million) 0 (1) 1 (2) 60 (3)
Longévité Moindre (1) Intermédiaire (2) La plus importante (3)

 

 

13. Position dans l’évolution

Position des africains, des européens et des est-asiatiques dans l'évolution

14. Régression vers la moyenne

Régression vers la moyenne pour la taille.

Régression vers la moyenne pour la taille des enfants en fonction de la taille des parents

Régression vers la moyenne pour l’intelligence

Régression vers la moyenne pour le Q.I en fonction de la race

Comment comprendre le phénomène de régression vers la moyenne ?

Imaginez deux haricots de même taille: Le haricot A et le haricot B.

Le haricot A provient d’une race (=variété) de grands haricots. Le haricot B provient d’une race de petits haricots.

On plante les graines du haricot A et du haricot B. Qu’observe-t-on dans la descendance ?

La descendance du haricot A va régresser vers sa moyenne raciale plus élevée en taille: les haricots seront plus grands.

La descendance du haricot B va régresser vers la moyenne raciale de B, à savoir une plus petite taille.

Ce phénomène se retrouve très exactement en termes de Q.I et d’intelligence: prenez deux couples ayant un Q.I moyen de 110, un couple africain et un couple européen.

Les enfants du couple européen vont régresser vers le moyenne intellectuelle européenne de 100: ils auront en moyenne 105 de Q.I. Les enfants du couple africain Vont régresser vers la moyenne intellectuelle africaine de 80: ils auront en moyenne 95 de Q.I.

Ce phénomène de régression vers la moyenne se remarque également chez les bas Q.I: un enfant d’un couple européen ayant un Q.I moyen de 75 aura 87,5 de Q.I (régression vers la moyenne de 100), alors qu’un enfant d’un couple africain ayant en moyenne 75 de Q.I aura en moyenne 77,5 de Q.I (régression vers la moyenne de 80).

-> Signature de la moyenne génotypique européenne à 100 et de la moyenne génotypique africaine à 80.

Régression vers la moyenne pour l’intelligence

-> Signature de la causalité génétique de l’intelligence

-> Modèle génétique additif

15. Inbreeding depression

  • Diminution du « fitness » dans la descendance du croisement d’individus (ou d’animaux… l’homme est un animal) génétiquement trop proches
  • Déficit de 7 points de Q.I chez les descendants de croisements entre cousins de première génération

-> Pointe la causalité génétique de l’intelligence.

16. Différences raciales à l’EEG16

Comme expliqué précédemment, (voir ici) les potentiels évoqués des individus plus intelligents ont un « score » plus petit: La fréquence des ondes alpha est plus importante.

En d’autres termes, la transmission de l’information est plus rapide chez les gens brillants.
On trouve une différence significative, en termes de score à l’EEG, entre les races.

Table 4.10. EEGs of Africans and Europeans

Test Africans in Africa Europeans in Europe
1 IQ 68 105
2 EEG 534 506

17. Spearman’s hypothesis

La magnitude de la différence intellectuelle entre deux races, observée dans les tests d’habileté cognitive, est proportionnelle à sa saturation en g15.

Exemple de la différence entre européen et afro-américains. La différence culmine à 1 SD soit 15 points de Q.I.

Autrement dit, plus un test sera saturé en g (plus il impliquera une complexité cognitive), plus la différence sera marquée.

-> Une différence de g est principalement responsable des différences intellectuelles raciales observées.

http://en.wikipedia.org/wiki/Spearman’s_hypothesis

18. L’héritabilité de l’intelligence augmente avec l’âge

L'héritabilité du Q.I augmente avec l'age

-> Ceci pointe la causalité génétique de l’intelligence.
Si l’environnement avait un impact, son importance devrait augmenter avec l’âge, or c’est le contraire qui se produit.

L’environnement non partagé cible essentiellement l’environnement in utero.

19. Existence des différences raciales dans l’intelligence depuis 10 mille ans

Les différences contemporaines de Q.I entre les races et entre les nations peuvent être identifiées il y a 10 mille ans déjà à partir des différences en terme de:

-capacité crânienne

-dans l’aptitude à avoir fait la transition néolithique de la chasse et de la cueillette vers l’agriculture sédentaire il y a 8000 ans

-dans le développement des premières civilisations il y a 6000 ans

-dans les avancées scientifiques, mathématiques et technologiques des 2500 dernières années

Consistency of Race Differences in Intelligence over Millennia”, Richard Lynn, Personality and Individual Differences 48 (2010) 100–101.

20. Différence de fréquence des gènes de l’intelligence

  • Si l’intelligence est génétique, c’est donc qu’elle est dictée par certains gènes qui ont une plus grande fréquence chez les races plus intelligentes que chez les races moins intelligentes4.3.
  • Certains gènes ont déjà été liés à un gain intellectuel et ils montrent de fait une fréquence raciale suivant l’ordre du Q.I.

Le gène de la myopie congénitale17

Le gène de la myopie congénitale: gain de 7 points de Q.I. (homozygote récessif)

-Plus haute fréquence chez les ashkénazes (Q.I moyen de 110)

-Seconde plus haute fréquence chez les est-asiatiques (Q.I moyen de 105)

-Troisième plus haute fréquence chez les européens (Q.I moyen de 100)

-Moins fréquent chez les sud-asiatiques/nord-africains (Moyen-orientaux, Q.I moyen de 84)

-Peu fréquent chez les africains (Q.I moyen de 67)

Score polygénique (GWAS)

Une étude toute récente20 publiée dans la revue Intelligence s’est penchée sur l’ensemble des variations génétiques augmentant l’intelligence découvertes à ce jour, mises en évidence par GWAS (Genome Wide Association Study, permettant la mise en lumière de nombreux variants génétiques différents impliqués dans un trait phénotypique).

L’étude a évalué ensuite les différences raciales dans la fréquence de ces allèles, et a montré qu’elles étaient parallèles aux différences de Q.I entre populations; En d’autres termes, les races à Q.I plus élevé ont effectivement une fréquence supérieure d’allèles augmentant l’intelligence dans leur patrimoine génétique (tableau ci-dessous).

Différences raciales dans la fréquence des allèles pour une haute intelligence

AFR pour africains, AMR pour amérindiens, ASN pour asiatiques de l’est, EUR pour européens et SAS pour asiatiques du sud et nord-africains.

Si on prend en considération l’ensemble des variants génétiques augmentant l’intelligence mis en évidence à ce jour, ces allèles sont plus fréquents chez les asiatiques de l’est (Q.I moyen de 105), suivis par les européens (Q.I moyen de 100). Les amérindiens (AMR, Q.I moyen de 86) et les asiatiques du sud et nord-africains (SAS, Q.I moyen de 84) ont une moindre fréquence et les africains sub-sahariens ont la plus basse fréquence de ces allèles.

La fréquence de ces variants génétiques augmentant l’intelligence est donc en concordance avec l’intelligence moyenne des populations.

L’étude estime également plus précisément les fréquences de ces allèles pour différent pays et montre le lien étroit entre le Q.I moyen national et la fréquence de ces allèles dans la population.

Fig. 2 et Fig. 1 ci-dessus extraites de « A review of intelligence GWAS hits: Their relationship to country IQ and the issue of spatial autocorrelation » Intelligence 53 (2015) 43–50.

 

Conclusion

Genome-wide association studies establish that human intelligence is highly heritable and polygenic18

– Nature, 2011.

« Intelligence — the ability to learn, reason and solve problems — is at the forefront of
behavioural genetic research. Intelligence is highly heritable and predicts important educational,
occupational and health outcomes better than any other trait »

– Nature, 2018.

 

  • 1. Il existe un facteur g (=Q.I).
  • 2. Le niveau moyen de g dans une population est causalement lié au niveau de la civilisation et à la qualité de vie dans les sociétés modernes.
  • 3. g est hautement héritable (influencé par des facteurs génétiques).

 

Imaginez une société d’hommes violets intelligents. Cette société serait nettement plus développée qu’une société d’hommes mauves, moins intelligents…

Cette société violette serait nettement plus riche. Elle serait nettement plus prospère d’un point de vue économique mondial car il lui serait possible d’inventer beaucoup plus de choses et de mettre sur le marché des éléments à haute valeurs ajoutées (car technologiquement supérieurs: avions, ordinateurs, porcelaines, grands vins…).

En vis-à-vis la société mauve serait, comparativement à la violette, plus pauvre et moins développée. Elle serait plus religieuse car l’intelligence corrèle à -0,88 avec l’inclination religieuse. Elle serait plus violente aussi car l’intelligence corrèle négativement avec le crime et les délits. Les seules choses que cette société soit capable d’apporter sur le marché mondial seraient des éléments à faible valeur ajoutée, de l’agriculture essentiellement ou d’autres éléments qui sont en surplus dans le monde.

La société violette aurait une histoire glorieuse, car si elle est plus intelligente que la mauve cela ne date pas d’hier: c’est marqué dans ses gènes depuis des milliers d’année, raison pour laquelle la société violette peut compter dans ses dictionnaires une part considérable de grands génies artistiques, des savants, des hommes politiques, des militaires, des écrivains…

La société mauve n’aurait pas de dictionnaire. De toute faction il n’y aurait pas beaucoup de grands hommes à y mettre car la fréquence des génies serait nettement inférieure.

Voici que les mauves découvrent, par une mondialisation récente, qu’il est évidement plus agréable de vivre dans la société violette.

Un afflux ininterrompu se fait dès lors des régions géographiques mauves vers les violettes.

Ceci commence à poser des problèmes sociaux dans la société violette qui n’a jamais eu dans sa population une telle part de personnes avec une si basse intelligence, qui conséquemment ne s’intègrent pas. Les mauves s’accumulent dans des quartiers qui deviennent mal famés car plus criminels, plus religieux et moins prospères. Les mauves ont un niveau d’éducation bien moins élevé car ils sont moins intelligents. Leurs salaires moyens sont moins élevés. Il se crée un ressentiment des mauves vis-à-vis des violets.

Ces poches mauves dans la société violette grandissent de plus en plus de par le jeu de l’immigration qui continue et par le taux de natalité des mauves qui est nettement supérieur à celui des violets.

Le métissage se produit petit à petit dans la société violette qui devient une société violette avec une part mauve de plus en plus importante. L’intelligence dans la société violette diminue petit à petit.

La société violette, jadis prospère de par sa haute intelligence, voit son niveau de développement diminué progressivement et tendre vers le niveau de vie mauve.

La fréquence des génies dans la société violette décroit. Le salaire moyen diminue. La fréquence de la criminalité augmente. Le développement diminue.

Un de ces jours pas si lointain, les jaunes, une troisième population d’intelligence proche de celle des anciens violets, prend le pouvoir sur le monde. Les violets sont totalement hors-jeux de par la diminution de leur intelligence moyenne conséquente de l’immigration massive des mauves.

Sic transit gloria mundi.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Programme pour la réémigration, par Henry de Lesquen

Voici la démonstration en 10 points, plus une conclusion, que la réémigration, c’est facile et ça peut rapporter gros (à la France).

 

1. Les titres de séjour des étrangers non européens ne seront pas renouvelés. 

1 – Le gouvernement sera chargé de réexaminer le statut des millions de Français de papier et invité à les déchoir de la nationalité française en cas d’indignité, de binationalité ou de défaut d’assimilation. Les Français de papier déchus de leur nationalité auront un titre de séjour de 5 ans. Une fois expiré, ils seront expulsés.

2 – Les étrangers auront le droit d’étudier en France pendant cinq ans.

3 – Instauration d’une taxe de séjour pour financer la dette publique et favoriser la réémigration.

4 – Les immigrés en règle sont obligés de s’en aller quand leur autorisation de séjour est expirée ou si elle est rapportée. Sinon, ils rejoignent les rangs des immigrés illégaux, avec toutes les conséquences que cela implique.

 

2. Les étrangers européens devront demander un titre de séjour : fin de la liberté d’installation.

 

3. Il sera interdit de fournir logement, emploi, école, soins ou aide de toute nature aux immigrés illégaux. Ce délit sera puni de 5 ans de prison.

Un immigré illégal est par définition un étranger qui n’a pas le droit de séjourner en France. Les dirigeants d’association, les chefs d’entreprise et tous ceux qui fournissent un emploi, un logement ou une assistance quelconque à un immigré illégal, ne serait-ce qu’en s’abstenant de le dénoncer à la justice, sont systématiquement poursuivis par le procureur de la république au titre de l’article L. 622-1 du code des étrangers, qui prévoit une peine de cinq ans de prison, étant précisé que les exceptions instituées à l’article L. 622-4 sont abrogées, ou au titre de l’article 434-4 du code pénal qui punit de trois ans de prison le recel de preuves.

 

4. Les immigrés illégaux ne pourront être soignés qu’au lieu de détention. L’AME (aide médicale de l’Etat) sera supprimée.

 

5. Création d’un secrétariat d’État à la réémigration. Les immigrés illégaux, ces hors-la-loi, seront exclus des droits civils. Ils ne pourront conclure de contrats. Leurs biens, s’ils en ont, seront confisqués.

 

6. La détention et l’expulsion des immigrés illégaux seront des mesures administratives et des actes de gouvernement dont les juges ne pourront connaître.

 

7. Le secrétariat d’État à la réémigration ouvrira des camps de concentration (les camps de concentration existent déjà sous le nom de centres de détention) où les immigrés illégaux séjourneront en famille jusqu’à leur expulsion, sans limite de temps.

 

8. Les immigrés illégaux seront expulsés en priorité vers leur pays d’origine, mais pourront l’être vers un pays tiers.

1 – Accord de coopération avec pays exotiques comme Niger ou Congo.

2 – Sinon, prolongation du séjour au camp de concentration.

 

9. Le délit de séjour illégal en France sera rétabli. Les récidivistes seront jetés en prison et expulsés à l’issue de leur peine.

 

10. Primauté de la loi française : la constitution sera modifiée (article 55) pour assurer la régularité des mesures nécessaires à la réémigration. Le Conseil d’Etat n’aura pas son mot à dire et les jugements de la CJUE seront nuls et non avenus. Temps d’exécution (le temps d’un référendum) : 3 mois.

 

Conclusion : à elle seule, la réémigration suffira à éradiquer le chômage et à rétablir les comptes publics.

 

 

Henry de Lesquen 

Président du Parti national-libéral

Conférence d’Henry de Lesquen, jeudi 21 septembre 2017

Chère Madame, chère Mademoiselle, cher Monsieur, chers amis,

 

Le prochain « carrefour doctrinal » du Carrefour de l’Horloge, aura lieu jeudi 21 septembre 2017 à 20 h 30 précisesau siège de l’association, 4 rue de Stockholm, Paris 8e (contactez cdh@cdh.fr pour obtenir le code de l’immeuble). Cette réunion inaugurera le cycle de nos conférences pour la période de septembre 2017 à juin 2018. Entrée : 5 euros.

 

Henry de Lesquen, notre président, interviendra sur le thème : »Les critères de l’identité française ».

 

S’il est un bien commun au peuple français, c’est son identité, cette réalité précieuse et fragile qui permet à l’individu de ressentir une appartenance unique et profonde à une communauté incarnée, de partager le même héritage et le même destin avec ses compatriotes.

Qu’est-ce, aujourd’hui, qu’être français ? Qui peut se réclamer de cette identité nationale ? Comment reconnaître et préserver l’unité identitaire et culturelle de la France, pour laquelle nos aïeux sont tombés en nombre au champ d’honneur et qui est aujourd’hui niée, bafouée, violée ?

Henry de Lesquen débattra avec nous de ce sujet crucial pour notre présent et pour notre avenir.Venez nombreux lui donner le public qu’il mérite. Je vous signale que ce « carrefour doctrinal » sera enregistré en vidéo pour une diffusion sur notre nouvelle chaîne Youtube.

En espérant que vous pourrez participer à cette réunion, je vous prie de recevoir mes salutations cordiales.Pierre Millan secrétaire général du Carrefour de l’HorlogeNos « rencontres du jeudi », qui sont ouvertes aux sympathisants de notre association, visent à organiser des débats d’idées sur les grandes questions doctrinales de la politique, avec des personnalités venues d’horizons divers. Vous avez l’entière liberté de faire profiter vos amis ou relations de cette invitation à la prochaine « rencontre du jeudi ».

 

Renseignements :Carrefour de l’Horloge – 4 rue de Stockholm 75008 Paris Tél. : 01 42 94 14 14Messagerie : cdh@cdh.fr Métro : Saint-Lazare (lignes 3, 12, 13 et 14, RER E) [sortie n° 1, Cour de Rome], Europe (ligne 3), Saint-Augustin (lignes 9 et 14).Autobus : lignes 20, 21, 24, 26, 27, 28, 29, 32, 42, 43, 53, 66, 80, 84, 95, 99.Parc de stationnement Bergson (sous la place Henri Bergson) : entrée rue de Laborde, à droite de l’église Saint-Augustin.

Comment Henry de Lesquen aurait empêché la Révolution de 1789

Uchronie. Voici, en 10 points, comment Louis XVI aurait dû agir pour juguler la révolution s’il avait été touché par la grâce le 14 juillet 1789. Plus une conclusion.

 

1. Dès le lendemain du 14 juillet, dans une déclaration solennelle aux Français, le roi aurait proclamé l’état d’urgence pour mettre fin à l’anarchie et aurait annoncé l’octroi d’une charte constitutionnelle.

 

2. Le roi aurait en même temps proclamé l’égalité de tous les Français devant l’impôt, quelle que fût leur condition ou leur naissance.

 

3. Représentation permanente. La charte aurait institué une chambre haute, élue par le clergé et la noblesse, et une chambre basse, élue par le tiers état.

 

4. Pour l’élection par le tiers état des députés à la chambre basse, suffrage universel, sans condition de cens, à bulletin secret, le chef de famille votant pour sa femme et ses enfants.

 

5. Les états généraux, qui avaient usurpé la qualité d’assemblée nationale, auraient été dissous sur-le-champ et de nouvelles élections auraient été organisées dans la foulée.

 

6. Le gouvernement aurait été dirigé par un président du conseil nommé par le roi et responsable devant lui seul.

 

7. Réforme territoriale : 26 régions. La même division conviendrait encore aujourd’hui. Voir :
https://henrydelesquen.fr/2016/01/10/le-programme-dhenry-de-lesquen-pour-developper-la-democratie-locale/

 

8. Le roi aurait agi en 1789 comme l’ont fait Cavaignac en 1848 et Thiers en 1871 : il aurait commandé à l’armée d’écraser l’immonde populace de Paris.

 

9. L’ordre aurait été rétabli sur tout le territoire grâce à la répression impitoyable des émeutiers, qui auraient été pendus par centaines.

 

10. Loi contre la subversion. Jugés par des tribunaux d’exception, les agents de la révolution, dont le duc d’Orléans, auraient été jetés en prison ou exécutés.

 

Conclusion. Si Louis XVI avait été touché par la grâce, la France aurait fait l’économie de l’horrible révolution et l’histoire aurait pris un tout autre cours.

 

Henry de Lesquen

Président du PNL

Comment Henry de Lesquen aurait réglé la Libération en 1945

Uchronie. Voici en 10 points, plus une conclusion, comment il aurait fallu régler la question républicaine en France après 1945.

 

1. Continuité républicaine. Institué par le parlement de la IIIe république, le régime de Vichy eût été regardé comme parfaitement légal et légitime.

 

2. L’épée (de Gaulle) et le bouclier (Pétain), selon la formule du colonel Rémy, telle eût été la doctrine officielle de la république.

 

3. Le maréchal Pétain, ancien chef de l’Etat, aurait reçu les honneurs dus à son rang et aux éminents services qu’il avait rendus à la France.

 

4. Réconciliation nationale. Nul n’aurait été poursuivi pour des faits de collaboration réalisés après l’armistice du 22 juin 1940.

 

5. Liberté d’opinion. a) L’apologie de la collaboration n’aurait pas été un délit. b) Abrogé par Vichy, le décret Marchandeau du 21/4/1939 n’aurait pas été rétabli.

 

6. Les tribunaux français auraient jugé tous les crimes commis durant la guerre, y compris ceux des résistants-terroristes.

 

7. Maurice Thorez et les autres communistes qui avaient déserté avant l’armistice auraient été jugés, condamnés à mort et exécutés.

 

8. La France ne se serait pas prêtée à la parodie de justice montée par les vainqueurs à Nuremberg pour avilir les vaincus.

 

9. La France aurait rejeté la notion nébuleuse, tendancieuse et rétroactive de “crime contre l’humanité”.

 

10. Unité nationale. L’Etat n’aurait fait aucune différence parmi les anciens déportés entre les Juifs et les non-Juifs.

 

Conclusion. Les conditions politiques n’étaient malheureusement pas réunies pour cette belle uchronie. Les conséquences en ont été terribles.

 

Henry de Lesquen

Président du P.N.L.

Entretien avec Henry de Lesquen – par Grégoire Canlorbe

Interview Henry de Lesquen, par Grégoire Canlorbe – publié par Institut Coppet le 18 avril 2017

 

Henry de Lesquen est un haut fonctionnaire, homme politique, dirigeant de radio, et essayiste français. Il poursuit de 1974 à 2013 une carrière d’administrateur civil. Président du Club, puis Carrefour de l’Horloge depuis 1985, il a dirigé Radio Courtoisie de 2006 à 2017. Il est par ailleurs conseiller municipal de Versailles de 2001 à 2014. Se réclamant du national-libéralisme, il a toujours été classé « divers droite » dans les scrutins auxquels il a participé. En 2015, il a annoncé vouloir être candidat à l’élection présidentielle de 2017. Après sa démission de Radio Courtoisie, Henry de Lesquen a annoncé l’écriture d’un manifeste pour promouvoir le national-libéralisme.

Grégoire Canlorbe : La lutte des classes, telle que dépeinte par Karl Marx et Vilfredo Pareto, est un thème de la littérature économique et politique qui ne s’est jamais vraiment démodé. Vous soutenez qu’il existe également une « lutte des races », tout aussi véhémente que le conflit entre le travail et le capital. Pourriez-vous nous en toucher mot ?

Henry de Lesquen : Karl Marx n’est nullement l’inventeur de la théorie de la lutte des classes, qui était énoncée déjà avant lui, peut-être dès Boulainvilliers, par un grand nombre d’essayistes et historiens. Karl Marx a simplement ajouté deux choses à cette théorie : d’une part, que la lutte des classes était le moteur de l’histoire humaine et, d’autre part, qu’elle devait aboutir à la dictature du prolétariat une fois qu’il aurait dépossédé la bourgeoisie. Vilfredo Pareto, qui est l’un des maîtres à penser du Carrefour de l’Horloge, n’a pas nié l’existence de la lutte des classes, qui est une réalité objective, mais il ne lui a pas donné l’importance que lui reconnaissait Karl Marx.
Je ne conteste pas le fait de la lutte des classes – je suis fidèle à l’analyse « logico-expérimentale » qu’en a faite Vilfredo Pareto –, mais je rejette l’analyse de Marx : premièrement, la lutte des classes n’explique pas tout, bien d’autres facteurs interviennent dans l’histoire des hommes ; deuxièmement, il est naturel de vouloir, si l’on croit à l’idéal de la nation, que la lutte des classes s’apaise, qu’elle ne soit pas exacerbée, mais qu’elle soit, au contraire, dépassée par un sentiment d’unité nationale. Ce qu’il faut bien comprendre, au surplus, c’est qu’aujourd’hui la lutte des classes n’a pas disparu, mais qu’elle a pris d’autres formes.
On constate depuis un siècle la montée des classes moyennes. J’ai récemment effectué un travail sur Piketty, à qui nous avons décerné le « Prix Lyssenko » de la désinformation scientifique ; ce que montrent les statistiques utilisées par Piketty, lui qui prétend pourtant qu’il se serait produit un grave accroissement des inégalités depuis le XVIIIème siècle, c’est que les inégalités se sont, en réalité, largement réduites, et que les classes moyennes, disons de 1910 à 2010, se sont considérablement renforcées. Ce phénomène relativise l’opposition classique entre prolétariat et bourgeoisie. Plus important encore, la lutte des classes tend à cesser d’être une lutte opposant des classes rivales au sein de chaque peuple pour devenir une lutte opposant ce que Samuel Huntington appelle la « superclasse mondiale » à tous les peuples de la planète.
Cette forme contemporaine de la lutte des classes, qui se joue entre un réseau transnational de personnes déracinées et dénationalisées, d’une part, et l’ensemble des peuples, d’autre part, est tout à fait inédite dans l’histoire humaine. Elle tire son origine de la constitution de la superclasse mondiale, dont parle Samuel Huntington dans Qui sommes-nous ?, livre publié en 2004, mais elle découle aussi du fait que dans beaucoup de pays occidentaux, si ce n’est dans tous, l’immigration tend à remplacer, au sein de la classe ouvrière, la conscience de classe par la conscience de race. On s’est demandé depuis longtemps pourquoi il n’y avait pas eu de mouvement socialiste fort aux États-Unis : il semblerait que cela soit dû à la conscience de race, ou si vous voulez au racisme, des ouvriers américains blancs, laquelle les a empêchés de développer une conscience de classe et par conséquent un sentiment de solidarité vis-à-vis des ouvriers noirs.
À l’heure où l’immigration engendre l’hétérogénéité raciale de beaucoup de sociétés occidentales, on assiste à un développement de la lutte des races, qui se traduit concrètement par des émeutes ethniques dans les banlieues en Angleterre, aux États-Unis et en France. La lutte des races, cela dit, a toujours existé, et en pratique, elle s’est souvent confondue avec la lutte des classes. Dans le schéma de Boulainvilliers, on trouve à cet égard un peuple qui subit une aristocratie issue de la conquête. Toujours est-il, actuellement, qu’au sein de chaque peuple, la lutte des classes tend à s’estomper au profit de la lutte des races, et que la forme désormais prédominante de la lutte des classes est celle qui se joue, non à l’intérieur des peuples, mais entre les peuples eux-mêmes et la superclasse mondiale.

Grégoire Canlorbe : On se souvient que Julius Evola, dans son article de 1931, « Universalité impériale et particularisme nationaliste », distinguait entre deux formes de nationalisme.

« Le premier », écrit-il, « est un phénomène de dégénérescence, en tant qu’il exprime une régression de l’individuel dans le collectif (la « nation »), de l’intellectualité dans le vitalisme (le pathos et l’ « âme » de la race). Le second est un phénomène positif, car il exprime au contraire une réaction contre des formes encore plus radicales de collectivisation telles que, par exemple, celles dont relèvent les Internationales prolétariennes ou la standardisation de l’esprit pratique à base économico-sociale (Amérique).
Le premier (nationalisme démagogique) se propose de détruire chez les individus leurs qualités propres, spécifiques, au bénéfice de celles dites « nationales ». Dans le second (nationalisme aristocratique), il s’agit d’arracher les individus à l’état subalterne où ils sont tombés et où chacun se retrouve l’égal de l’autre : il s’agit donc de les différencier jusqu’à ce que le fait de se sentir d’une race ou d’une nation déterminée exprime une valeur et une dignité supérieures au fait de se sentir à égalité (fraternité égalitaire, « humanité » de type communiste). »

Pourriez-vous esquisser les contours théoriques de cette troisième forme de nationalisme dont votre mouvement se réclame, « le national-libéralisme » ?

Henry de Lesquen : Il ne me semble pas que le national-libéralisme, ou libéralisme national, relève d’une troisième forme de nationalisme. Le nationalisme dont je me réclame est très précisément le nationalisme appelé aristocratique par Julius Evola. Le nationalisme collectiviste, qui prend la forme d’un certain fascisme ou du communisme de type stalinien, conjugue l’idéal de la nation avec la réduction de l’individu à un atome indifférencié au sein de cette nation. Le nationalisme libéral prend acte de l’existence de deux niveaux d’identité : l’identité individuelle, au nom de laquelle le libéralisme national justifie la défense de la liberté individuelle et de la propriété privée, et l’identité collective de la nation, dont il s’efforce de concilier la défense avec le respect du premier niveau d’identité.
Dans un chapitre de L’Identité de la France, livre du Carrefour de l’Horloge – alors appelé Club de l’Horloge – j’ai traité de l’opposition entre « libéralisme utopique » et libéralisme national. La question principielle du libéralisme est, à mes yeux, celle de savoir d’où vient l’individu : il existe un certain libéralisme qui suppose que tout individu, comme le disait Renan, naît orphelin et meurt célibataire. Ce libéralisme est caractérisé par une anthropologie de type existentialiste, qui considère que l’individu naît sans identité et qu’il peut créer sa propre nature. Le nationalisme bien compris récuse cette erreur anthropologique, tout en affirmant son adhésion aux principes libéraux de la liberté et de la propriété individuelles. À cet égard, j’ai proposé de préciser en ces termes la devise de la République française : « Liberté individuelle, égalité civique, fraternité raciale. »
J’ai du mal à suivre Evola lorsqu’il évoque « la standardisation de l’esprit pratique à base économico-sociale ». Ce qu’il entend par là est sans doute le processus supposé d’uniformisation des personnalités individuelles dans les sociétés où la division du travail et les institutions financières ont atteint un certain niveau de développement. Cette thèse ne me convainc pas. Mais nous convenons avec Julius Evola, au Carrefour de l’Horloge, qu’une société bien équilibrée assume la tradition indo-européenne de la hiérarchie des fonctions. Le modèle indo-européen, mis en évidence par Georges Dumézil, distingue entre trois types d’activités dans la société, ou trois types de fonctions : par ordre de priorité décroissante, fonction souveraine, fonction guerrière, fonction productive.
Les sociétés occidentales contemporaines, comme cela est bien vu par Evola, sont des sociétés marchandes : elles ont inversé la hiérarchie traditionnelle des fonctions et mis l’économie au dessus du reste. Je renvoie sur ce point au premier livre du Carrefour de l’Horloge, Les Racines du futur. Cependant, le tort de Julius Evola, et d’autres auteurs comme Werner Sombart, est de présenter cette inversion des valeurs comme le symptôme d’une influence exacerbée de la mentalité protestante dans le monde moderne, et de présenter la mentalité protestante elle-même comme un avatar de la mentalité judaïque. Ces quelques lignes extraites de Révolte contre le monde moderne sont particulièrement représentatives à cet égard.

« Selon l’expression de Sombart, dans la terre promise du puritanisme protestant, avec l’américanisme et le capitalisme, ne vit que de l’ « esprit hébraïque distillé ». Et il est naturel, compte tenu de cette parenté, que les représentants modernes de l’hébraïsme sécularisé aient vu s’ouvrir devant eux, durant cette phase, les voies de la conquête du monde.
Le passage suivant de Karl Marx est, à cet égard, caractéristique : « Quel est le principe mondain de l’hébraïsme? L’exigence pratique, l’avantage personnel. Quel est son dieu terrestre? L’argent. L’Hébreu s’est émancipé d’une manière hébraïque non seulement parce qu’il s’est approprié la puissance de l’argent, mais aussi parce que, grâce à lui, l’argent est devenu une puissance mondiale et que l’esprit pratique hébraïque est devenu l’esprit pratique des peuples chrétiens. Les Hébreux se sont émancipés dans la mesure où les chrétiens sont devenus des Hébreux. Le dieu des Hébreux s’est mondanisé et est devenu le dieu de la terre. Le change est le vrai dieu des Hébreux ».
En réalité la codification religieuse du trafic de l’or comme du prêt à intérêt, propre aux Hébreux, peut être considérée comme la base même de l’acceptation et du développement aberrant, dans le monde moderne, de tout ce qui est banque, finance, économie pure, phénomène comparable à l’envahissement d’un véritable cancer. Tel est le moment fondamental de l’ « époque des marchands ». »

Ces propos me paraissent d’une absurdité totale et prêtent aux Juifs une influence démesurée qu’ils n’ont absolument pas et qu’ils n’ont jamais eue. Julius Evola est mieux inspiré lorsqu’il se limite à dénoncer la suprématie de la fonction marchande dans les sociétés occidentales contemporaines : encore une fois, c’est une analyse à laquelle nous souscrivons au Carrefour de l’Horloge. Les États-Unis, religieusement protestants, n’ont cependant pas le monopole de cette primauté de l’économie dans la hiérarchie des valeurs ; et l’esprit protestant ne se confond absolument pas avec l’esprit judaïque. Les fondateurs du protestantisme, Luther et Calvin, ne devaient strictement rien aux Juifs de leur époque. Ils ont certes proposé un certain retour à l’Ancien Testament, mais le judaïsme de l’Ancien Testament, c’est le judaïsme sacerdotal, lequel a disparu après la destruction du Temple de Jérusalem en 70 après Jésus-Christ, et non le judaïsme rabbinique issu des pharisiens et fondé sur le Talmud, qui est celui des Juifs d’aujourd’hui.

Grégoire Canlorbe : De quelles figures politiques et intellectuelles, dans le monde contemporain, diriez-vous qu’elles incarnent le national-libéralisme ? Pourriez-vous, par la même occasion, revenir sur les raisons de votre prise de distance vis-à-vis du Front national ?

Henry de Lesquen : Le Carrefour de l’Horloge a dressé une liste de douze maîtres à penser : dans le domaine philosophique et métapolitique, Edmund Burke, Hippolyte Taine, Julien Freund ; dans le domaine économique, Friedrich-August von Hayek, Ludwig von Mises ; dans le domaine des faits sociaux : Gustave Le Bon, Arnold Gehlen, Vilfredo Pareto, Jules Monnerot ; dans le domaine juridique : Carl Schmitt ; et dans le domaine biologique : Konrad Lorenz, Jacques Monod.
Les gouvernants nationaux-libéraux sont Ronald Reagan aux États-Unis ; Margaret Thatcher en Grande-Bretagne ; Charles de Gaulle en France ; Viktor Orbán en Hongrie (en exercice) ; Lee Kuan Yew à Singapour ; Narendra Modi en Inde (en exercice) ; Vladimir Poutine en Russie (en exercice) ; Christoph Blocher en Suisse (actuel membre directeur de l’UDC – ancien conseiller fédéral) ; Yatsushiro Nakasone au Japon ; Recep Tayyip Erdoğan en Turquie (en exercice) ; Jarosław Kaczyński en Pologne (président du parti Droit et Justice, vainqueur des élections législatives de 2015) ; et bien évidemment, Donald Trump.
À propos du Front National, je peux difficilement avoir pris mes distances, dans la mesure où je n’ai jamais été membre ni particulièrement proche de ce parti. Simplement, j’ai toujours considéré que le vote populiste était nécessaire, et j’ai plaidé pour l’union de la droite. Pendant longtemps, le Front National était un parti national-libéral : cela était vrai, tout du moins, du temps de Jean-Marie Le Pen, lequel tenait un discours hostile à l’immigration et favorable à la liberté économique. Je suis forcé de constater, aujourd’hui, que Marine le Pen et son mauvais génie Florian Philippot tournent le dos au libéralisme national : Marine Le Pen est de gauche, et Philippot aussi. Je ne vois pas pourquoi je devrais soutenir quelqu’un qui fait semblant d’être de droite pour duper les électeurs, et qui ne l’est pas du tout.

Grégoire Canlorbe : Vous êtes quelquefois accusé d’un antisémitisme vieille France. À l’heure où le peuple français, comme Éric Zemmour et d’autres observateurs patriotiques le constatent, semble être en train de se suicider à petit feu, une telle animosité envers les Juifs serait pour le moins déplacée. Mark Twain a tout dit, ou presque, sur la resplendissante, féconde et éternelle vitalité du peuple juif dans son essai de 1989, À propos des Juifs.

« Si les statistiques sont justes, les Juifs ne représentent pas plus qu’un pour cent de la race humaine. Cela suppose une nébuleuse bouffée de poussière d’étoile perdue dans l’éclair de la voie lactée. Normalement, on ne devrait guère entendre parler des Juifs, mais on en entend parler, on en a toujours entendu parler. Il est aussi important sur la planète que n’importe quel autre peuple, et son importance économique est d’une extravagante proportion comparée à la petitesse de sa taille.
Ses contributions à la liste du monde des grands noms de la littérature, de la science, des arts, de la musique, de la finance, de la médecine et des apprentissages complexes sont également de loin hors de proportion avec la faiblesse de son nombre. Il a fait dans ce monde un combat merveilleux, à toutes les époques ; et il l’a fait avec les mains attachées derrière le dos. Il aurait pu être vaniteux, et être excusé pour cela.
Les Égyptiens, les Babyloniens, les Perses se sont élevés, ont rempli la planète avec leur retentissement et leur splendeur, puis se sont évanouis dans un rêve. Les Grecs et les Romains suivirent, et firent beaucoup de bruit, et ils disparurent ; d’autres peuples ont vu le jour et ont tenu leur flambeau très haut pour un temps, mais il s’est éteint, et ils sont maintenant assis dans la pénombre, ou ont disparu.
Le Juif les a tous vus, tous battus, et maintenant, il est ce qu’il a toujours été, ne présentant aucune décadence, aucune infirmité de l’âge, aucun affaiblissement de ses composantes, aucun ralentissement de ses énergies, aucun ternissement de son esprit alerte et combatif. Toutes les choses sont mortelles, sauf les Juifs ; toutes les autres forces passent, mais ils restent. »

Que répondez-vous à Mark Twain ?

Henry de Lesquen : Les propos sur mon prétendu antisémitisme sont calomnieux. Mes analyses ne sont ni des incantations ni des postures, ce sont des analyses ; ensuite, la haine est un sentiment qui m’est parfaitement étranger. À ce titre, je réprouve aussi bien le racisme anti-juif que le racisme juif ; et je récuse le terme antisémitisme, qui est déjà en lui-même une marque de racisme, puisque ce vocabulaire implique que le racisme anti-juif serait d’une nature différente des autres formes de racisme, et que les Juifs seraient à mettre à part du reste de l’humanité.
Vous soulevez l’idée d’une « resplendissante, féconde et éternelle vitalité du peuple juif », faisant contraste avec la lente agonie du peuple français. Contrairement à ce que d’aucuns peuvent bien s’imaginer à mon sujet, je considère que les Français juifs appartiennent indiscutablement au peuple français : je prétends qu’ils sont tout aussi français que les Français de confession catholique ou protestante. En revanche, le peuple juif, s’il a existé, n’existe plus. Aujourd’hui, en 2017, je connais une ethnie juive, fondée sur le judaïsme rabbinique ; je connais un peuple israélien ; mais je ne connais pas de peuple juif. Le peuple juif a disparu en 70 après Jésus Christ, lorsque l’empereur Titus a détruit le temple de Jérusalem.
Sur le plan religieux, ce qu’on appelle aujourd’hui le judaïsme, c’est en réalité plus précisément le judaïsme rabbinique, à la fois distinct du judaïsme sacerdotal – celui de l’Ancien Testament – et du judaïsme apostolique, autrement dit le Christianisme. Le judaïsme de l’Ancien Testament reposait sur un corps de prêtres qui pratiquaient des sacrifices au Temple, d’où le qualificatif de sacerdotal. À l’époque de Jésus-Christ, le judaïsme sacerdotal, alors représenté par les sadducéens, était toujours vivant, mais coexistait avec une multitude de mouvements, dont le judaïsme pharisaïque, celui des pharisiens, qui devait devenir le judaïsme rabbinique. Le judaïsme de Jésus et des apôtres est le judaïsme apostolique ou évangélique, celui qui devait se prolonger dans le Christianisme. Bien que le judaïsme rabbinique ou pharisaïque, lequel est fondé sur le Talmud, constitue le judaïsme des Juifs d’aujourd’hui, le judaïsme apostolique, celui de Jésus et des apôtres, représente, aux yeux d’un chrétien authentique, le Verus Israël, le véritable Israël.
Dans le judaïsme rabbinique issu des pharisiens, le Talmud est censé représenter la loi orale, laquelle l’emporte sur la loi écrite. Le judaïsme talmudique n’est donc pas davantage celui de l’Ancien Testament que ne l’est le judaïsme issu des Évangiles. Le passage de Mark Twain que vous me soumettez est, à cet égard, symptomatique du délire judéophile ou judéomane de certains. Twain s’exprime comme s’il existait une identité entre les Juifs de l’Ancien Testament et ceux d’aujourd’hui, alors que, comme je viens de vous le montrer, il s’est produit une véritable césure entre le judaïsme de l’Ancien Testament et le judaïsme talmudique. En fait, dans l’Antiquité, les Juifs étaient un peuple paria, selon l’expression de Max Weber. Ce peuple vivait à la marge des civilisations du Proche-Orient, n’exerçant sur celles-ci qu’une influence à peu près nulle. Les civilisations égyptienne, babylonienne et perse sont certes tombées en décadence, mais au moins ces peuples ont-ils bâti des civilisations ! Du reste, la civilisation orientale fondée par les Perses est toujours vivante. À l’inverse, il n’y a jamais eu de civilisation juive.
Après la destruction du temple de Jérusalem, qui sonnait le glas de leur peuple, les Juifs ont continué de vivre de manière marginale ou parasitaire dans les sociétés qui voulaient bien d’eux. S’ils ont fait parler d’eux, c’est bien en raison de l’ascension du judaïsme apostolique, autrement dit le christianisme, et non en raison des propres mérites de leur diaspora. L’admiration que Mark Twain leur témoigne n’est donc absolument pas justifiée. Emancipés depuis la révolution française, les Juifs ont acquis depuis deux siècles une influence importante dans les sociétés occidentales. Mais ce phénomène récent est sans précédent dans l’histoire des Juifs.
J’ai suggéré le terme prosélytude pour désigner l’attitude de ceux qui, sans être Juifs, font preuve d’une complaisance infinie à l’égard des principes du judaïsme talmudique ou attribuent sans restriction toutes sortes de mérites ou de supériorités aux Juifs en général. Le Talmud tient les non-Juifs, les « Goyim », pour des bêtes. S’agissant d’Eric Zemmour, j’ai lu deux de ses essais : Mélancolie française, et Le Suicide français. Le premier se présente comme un livre d’histoire et défend la thèse que la France a toujours échoué en tout depuis ses origines. C’est un point de vue prétentieux, stupide et anti-français. Zemmour est insensible à la grandeur de la France et sans doute à la grandeur en général. Dans le second ouvrage, il affirme que la France est morte : là encore, un véritable patriote n’aurait jamais formulé un tel diagnostic.

Grégoire Canlorbe : Vous êtes sensible aux éclairages de l’école autrichienne, en particulier les travaux de Mises et Hayek, sur la crise financière de 2008. En substance, les crises procèdent des investissements inappropriés (et non du surinvestissement) que suscite la manipulation « artificielle » des taux d’intérêt dans le contexte du système bancaire de réserve fractionnaire. Comment justifieriez-vous, auprès du « profane », la supériorité de la théorie autrichienne du cycle sur les explications concurrentes de la crise de 2008 ?
Quelle pertinence revêt, à vos yeux, la proposition de Maurice Allais pour couper court aux cycles économiques – à savoir l’obligation pour les banques de dépôt de se couvrir par des réserves à 100% ?

Henry de Lesquen : Les deux auteurs dont je me réclame particulièrement, Ludwig von Mises et Friedrich-August von Hayek, sont des continuateurs de l’enseignement de Knut Wicksell sur les cycles économiques. La théorie de Wicksell, reprise et développée par l’école autrichienne, situe l’origine des crises dans l’écart entre le taux d’intérêt effectivement constaté sur le marché et le « taux naturel », écart qui provient de l’abus du crédit bancaire, et qui se répercute par des distorsions dans la structure de production. Plus précisément, la baisse du taux d’intérêt (au-dessous du taux naturel) engendre un allongement injustifié de la structure de production, autrement dit une allocation inappropriée du capital qui est surinvesti dans les branches des biens de capital (au détriment des branches des biens de consommation). Vous faites bien d’évoquer le nom du regretté Maurice Allais, qui a défendu une analyse voisine.
La supériorité de la théorie autrichienne du cycle sur les théories concurrentes, essentiellement le keynésianisme et le monétarisme, réside avant tout dans sa méthodologie. Les théories monétariste et keynésienne, qui s’entendent sur le fond, s’intéressent exclusivement aux quantités globales dont traite la macroéconomie : elles ne tiennent pas compte des prix relatifs. La théorie autrichienne s’intéresse, pour sa part, à la modification des prix relatifs entraînée par l’excès de crédit et aux distorsions dans la structure de production qui résultent de cette modification des prix relatifs. Une telle démarche me semble infiniment plus profonde et plus réaliste que celle qui consiste exclusivement à raisonner en termes de quantités agrégées. La théorie autrichienne est la seule qui rende compte véritablement de la crise de 2008.
Dans la mesure où la clef des crises réside dans l’existence des réserves fractionnaires, qui permet aux banques, exerçant par nature une activité privée, de créer de la monnaie publique, la proposition de Maurice Allais – obliger les banques de dépôt à se couvrir par des réserves à 100 %, ce qui revient à leur interdire de créer de la monnaie – me paraît l’une des pistes possibles pour sortir du cycle économique. Une seconde solution envisageable est celle, proposée par Hayek, de mettre les monnaies en concurrence : autrement dit, de supprimer le cours légal de la monnaie créée par les banques commerciales et de les laisser courir le risque de la faillite, sans intervention de l’État. Une troisième solution est celle du retour à l’étalon-or, proposé par Ludwig von Mises : en fait, cela n’empêcherait pas les crises de façon certaine, mais en limiterait assurément la portée.
La proposition d’Allais pour mettre un terme au cycle est l’une des trois possibles : son inconvénient est de laisser le monopole de la création monétaire entre les mains de l’État, avec le risque que celui-ci en abuse. Quoi qu’il en soit, je suis absolument hostile à l’indépendance des banques centrales, laquelle est antidémocratique en son principe, et donne un pouvoir colossal à des personnes irresponsables. Puisque nous parlons de Maurice Allais, je voudrais rappeler mon adhésion à sa critique du modèle « ricardien » du commerce international. Comme le montre Allais, les gains mutuels censément permis par le libre-échange, selon la théorie attribuée à Ricardo (que celui-ci a empruntée à Robert Torrens, sans citer sa source), ne se vérifient que dans le cas où la structure des coûts comparés reste invariable dans le temps. Cette hypothèse implicite du modèle « ricardien » est chimérique.
Contrairement aux avantages comparatifs liés aux ressources naturelles, ceux associés aux autres facteurs de production sont, en effet, susceptibles de changer au cours du temps. La « destruction créatrice », selon l’expression de Schumpeter, est la loi de la vie économique. Cela dit, je ne suis ni protectionniste ni libre-échangiste : je crois qu’il existe un juste milieu, lequel est, sans doute, bien plus proche du libre-échangisme intégral que du protectionnisme radical. La mondialisation n’est pas un mal : nous sommes heureux de consommer du café qui vient de Colombie et du chocolat qui vient de Côte d’Ivoire. Mais un certain protectionnisme me semble désirable pour trois raisons.
Pour commencer, dans un certain nombre de domaines, il ne faut pas sacrifier l’indépendance de la nation. Je pense notamment à l’agriculture. En outre, les droits de douane constituent l’impôt le moins pénalisant et le moins pervers. Enfin et surtout, on sait depuis Frédéric List que le protectionnisme peut favoriser l’innovation. On peut appeler cela le syndrome des Galápagos. Lors de son voyage autour du monde, Darwin a découvert que les espèces de pinson s’étaient multipliées sur cet archipel parce qu’il était isolé du continent. De même, il existe, en économie, des effets de groupe et de voisinage, fondés sur une identité partagée. C’est pourquoi une mondialisation débridée, une mondialisation non cloisonnée, appauvrit l’humanité en étouffant sa créativité.

Grégoire Canlorbe : Le bouleversement des mœurs et institutions judiciaires en France et dans d’autres pays est, sans doute, l’un des phénomènes les plus intéressants de notre époque. Vilfredo Pareto ne s’exprimait-il pas déjà en ces termes, dans son Traité de 1917.

« Pour employer la phraséologie vulgaire, nous dirons que, dans la répression des délits, on sacrifiait « l’individu » à la « société » dans les siècles passés, et que maintenant on sacrifie la « société » à « l’individu ». Alors on ne craignait pas beaucoup de frapper l’innocent, pourvu que le coupable ne pût échapper ; aujourd’hui, on ne regarde pas de si près à épargner le coupable, non seulement pour sauver l’innocent, mais encore pour satisfaire les sentiments humanitaires. On voit les mêmes personnes invoquer le « droit de la société » contre « l’individu », pour dépouiller autrui de ses biens, et le « droit de l’individu » contre la « société », pour protéger le délinquant.
[…] Qu’on examine un catalogue de livres et d’opuscules de notre temps: on en trouvera un très grand nombre qui cherchent le moyen d’être utiles aux délinquants, de réaliser leur « relèvement moral », d’inventer de nouvelles mesures en leur faveur, telles que la « loi du pardon », la condamnation conditionnelle, la libération conditionnelle, la non-inscription de la condamnation au casier judiciaire, et ainsi de suite. Qu’on cherche ensuite les livres et les opuscules ayant pour but de sauvegarder les honnêtes gens des assassinats, des vols et d’autres délits, et l’on n’en trouvera que peu, très peu. »

Comment expliqueriez-vous, sociologiquement, l’invasion et l’influence croissante des « sentiments humanitaires » diagnostiqués par Pareto ? Quelles mesures concrètes recommandez-vous pour réformer la justice dans une direction plus « virile » ?

Henry de Lesquen : Votre citation de Vilfredo Pareto est d’une actualité remarquable. Ces sentiments dits « humanitaires » sont, en fait, pseudo-humanitaires, dans la mesure où ce sont les délinquants, et non pas les victimes, qui sont pris en pitié. Un tel pseudo-humanitarisme constitue l’un des multiples visages de l’utopie égalitaire de la gauche. Il se fonde plus particulièrement sur la thèse selon laquelle les hommes sont naturellement bons : en effet, si on estime que les délinquants sont seulement corrompus par la société, qui les a incités à commettre un crime, on imputera la faute à la société elle-même, et on dédouanera les délinquants de toute responsabilité. La peine sera perçue comme une injustice, ou du moins, on tolérera la peine comme une forme de traitement, et non plus comme une forme d’expiation.
Tout ceci revient à une énième inversion des valeurs caractéristique de la gauche, qui refuse la responsabilité de l’homme. Un point essentiel sur lequel il nous faut combattre, à mes yeux, est la peine de mort. J’ai cité dans une émission sur Radio Courtoisie, il y a quelques semaines, un texte superbe de Joseph de Maistre à propos de la peine capitale et de la mission du bourreau. Il s’agit d’un extrait des Soirées de Saint-Pétersbourg, livre extraordinairement bien écrit, malgré un parti pris traditionaliste qui me paraît tout à fait aberrant.

« Regardez autour de vous, M. le chevalier ; voyez les actes de la justice humaine : que fait-elle lorsqu’elle condamne un homme à une peine moindre que la capitale ? Elle fait deux choses à l’égard du coupable : elle le châtie ; c’est l’œuvre de la justice : mais de plus, elle veut le corriger, et c’est l’œuvre de l’amour. S’il ne lui était pas permis d’espérer que la peine suffirait pour faire rentrer le coupable en lui-même, presque toujours elle punirait de mort ; mais lorsqu’il est parvenu enfin, ou par la répétition, ou par l’université de ses crimes, à la persuader qu’il est incorrigible, l’amour se retire, et la justice prononce une peine éternelle ; car toute mort est éternelle : comment un homme mort pourrait-il cesser d’être mort ? Oui, sans doute, l’une et l’autre justice ne punissent que pour corriger ; et toute peine, excepté la dernière, est un remède : mais la dernière est la mort. Toutes les traditions déposent en faveur de cette théorie, et la fable même proclame l’épouvantable vérité : là Thésée est assis et le sera toujours.
Ce fleuve qu’on ne passe qu’une fois ; ce tonneau des Danaïdes, toujours rempli et toujours vide ; ce foie de Tytie, toujours renaissant sous le bec du vautour qui le dévore toujours ; ce Tantale, toujours prêt à boire cette eau, à saisir ces fruits qui le fuient toujours ; cette pierre de Sysiphe, toujours remontée ou poursuivie : ce cercle, symbole éternel de l’éternité, écrit sur la roue d’Ixion, sont autant d’hiéroglyphes parlants, sur lesquels il est impossible de se méprendre.
Nous pouvons donc contempler la justice divine dans la nôtre, comme dans un miroir, terne à la vérité, mais fidèle, qui ne saurait nous renvoyer d’autres images que celles qu’il a reçues : nous y verrons que le châtiment ne peut avoir d’autre fin que d’ôter le mal, de manière que plus le mal est grand et profondément enraciné, et plus l’opération est longue et douloureuse ; mais si l’homme se rend tout mal, comment l’arracher de lui-même ? Et quelle prise laisse-t-il à l’amour ? Toute instruction vraie, mêlant donc la crainte aux idées consolantes, elle avertit donc l’être libre de ne pas s’avancer jusqu’au terme où il n’y a plus de terme. »

En conclusion des travaux du Carrefour de l’Horloge sur les proportions effarantes de l’insécurité et du laxisme judiciaire en France, nous avons suggéré quinze mesures concrètes dont l’adoption permettrait une réforme saine et efficace de la justice.

Première mesure : la réforme du code pénal. Le code pénal doit être réformé, de manière à assurer la promptitude et la certitude de la peine. À cet effet, une peine minimum doit être établie pour chaque crime ou délit, en fonction de sa qualification ; et les peines de sûreté accessoires à certaines condamnations, comme certaines privations de droits ou l’interdiction du territoire national pour les délinquants étrangers, doivent être automatiques. C’est la proposition la plus importante, qui vise à mettre un terme à l’individualisation des peines, source majeure d’arbitraire et d’insécurité, ou du moins à la cantonner dans des bornes strictes.

Seconde mesure : la fin de la tolérance pénale. Les peines doivent être exécutées intégralement en principe. Les permissions de sortir doivent donc être supprimées ; et les réductions de peine ne doivent pas dépasser le quart de la condamnation. Il serait normal de les supprimer purement et simplement, mais, dans l’état actuel de nos prisons, où la discipline laisse souvent à désirer, il est souhaitable de conserver une incitation à la bonne conduite.

Troisième mesure : les criminels les plus endurcis doivent être séparés des autres, les plus dangereux doivent être isolés dans des quartiers de haute sécurité.

Quatrième mesure : le rétablissement de la peine de mort. La peine capitale doit être rétablie par référendum, au sommet de l’échelle des peines, pour traduire la répulsion que nous inspirent les crimes les plus atroces et dissuader leurs auteurs éventuels. Elle devra s’appliquera aux meurtres, aux actes terroristes, au trafic de drogue, et aux attentats contre les juges ou les policiers. À cet effet, le protocole additionnel à la Convention européenne des droits de l’homme, qui prévoit l’abolition de la peine de mort, devra être dénoncé.

Cinquième mesure : la récidive doit être combattue plus fermement. Les peines applicables aux crimes ou délits doivent être automatiquement aggravées en cas de récidive et le sursis ne doit plus être accordé. Une personne qui commet pour la troisième fois une infraction d’une certaine gravité ne doit pas être condamnée à moins de cinq ans de prison.

Sixième mesure : le cumul des peines doit devenir systématique. L’article 5 du code pénal, qui prévoit la confusion des peines, doit être modifié, et le cumul des peines devenir la règle, et la confusion l’exception. Il n’est pas normal, en effet, qu’un délinquant soit passible des mêmes condamnations, qu’il ait commis un seul délit, ou qu’il en ait commis cent.

Septième mesure : mettre un terme à l’impunité pour les assassins. Il est intolérable qu’un assassin puisse jouir de l’impunité, une dizaine d’années après les faits. Aussi les crimes de sang doivent-ils être imprescriptibles. Actuellement, l’imprescriptibilité n’existe, dans le droit français, que pour les prétendus « crimes contre l’humanité », notion contestable qui sert d’habillage à une justice politique. Notre proposition, qui mettra fin au statut d’exception de cette catégorie douteuse, n’interdit pas de souhaiter le vote d’une loi d’amnistie pour les faits liés à la Seconde guerre mondiale, comme on l’a fait pour la guerre d’Indochine, mais cela est un autre débat.

Huitième mesure : la légitime défense doit être pleinement reconnue. Il incombe à chacun de protéger sa famille ou ses biens contre un agresseur. Or, la notion de légitime défense a été abusivement restreinte par la loi et la jurisprudence, qui tendent à mettre sur un pied d’égalité le délinquant et sa victime. Le droit à la légitime défense doit donc s’élargir à tous les cas où il n’y a pas de disproportion manifeste entre les moyens de défense employés et la gravité de l’atteinte ou de la menace. La rubrique des faits divers est remplie d’histoires incroyables, où l’on voit un honnête citoyen inquiété parce qu’il s’est défendu contre les attaques d’un malandrin, alors que celui-ci est laissé en liberté. Il est temps de mettre fin à ce scandale.

Neuvième mesure : l’autorisation du port d’arme pour les honnêtes gens. Les citoyens doivent avoir le droit de détenir des armes à leur domicile, à condition d’avoir obtenu un permis qui sera délivré après un examen de leurs compétences en la matière. Un permis de ce genre a été institué dans l’État de Louisiane, où il donne ainsi le droit de circuler avec une arme à feu, et il a produit les meilleurs résultats ; au contraire, quand on désarme les honnêtes gens, seuls les bandits sont armés.

Dixième mesure : déclarer la guerre au trafic de drogue. Le fléau doit être combattu avec intransigeance : c’est notre jeunesse qu’il fauche. La prévention et l’éducation sont nécessaires, mais elles ne suffisent pas. Il faut réprimer les petits comme les gros trafiquants, qu’il s’agisse des drogues abusivement dites « douces » ou des autres. Les toxicomanes doivent être obligés de suivre un traitement de désintoxication, et les trafiquants pendus haut et court. C’est ce moyen qu’a utilisé le Japon, avec succès, pour éliminer le trafic et la consommation d’ « héroïne ».

Onzième mesure : la suppression de la justice des mineurs. Les dispositions qui favorisent l’impunité des mineurs délinquants doivent être reconsidérées. Ceux-ci doivent être détenus, si nécessaire, dans des établissements spécialisés, en vue de protéger la société de leur comportement et de leur apprendre les règles morales et sociales qui sont nécessaires à une vie adulte. L’ordonnance du 2 février 1945 relative à l’enfance délinquante donne la priorité à une « éducation » qui fait abstraction de la nécessaire sanction. Il faut l’abroger, pour repartir sur de nouvelles bases. Le tribunal des enfants a fait la preuve de sa démagogie et de sa nocivité : il faut le supprimer. Il doit y avoir simplement des juges spécialisés pour les enfants, dans les juridictions de droit commun, de même que d’autres sont spécialisés dans les affaires financières, et il ne doit plus y avoir de confusion des genres entre le juge, qui punit, et l’éducateur, qui encadre. La majorité pénale est actuellement fixée à treize ans, ce qui est une manière d’organiser l’irresponsabilité des enfants qui n’ont pas atteint cet âge. Le mieux est d’abolir cette notion, en laissant le soin au juge d’invoquer, le cas échéant, l’excuse du manque de discernement pour écarter la sanction d’emprisonnement. Pour la justice des mineurs, une certaine individualisation de la peine est légitime.

Douzième mesure : la création d’un délit de harcèlement. Actuellement, de braves gens qui sont persécutés par de jeunes voyous n’ont pas les moyens de se défendre, face à l’inertie de la police et aux lacunes de la législation.

Treizième mesure : la répression sans faiblesse de la petite délinquance et le rétablissement de l’ordre dans les zones de non-droit, au besoin par l’armée. La police doit être mobilisée pour réprimer sans faiblesse la petite délinquance, qui porte les plus graves atteintes à la tranquillité publique, et qui crée un terrain favorable à la criminalité la plus lourde. On sait que qui vole un œuf vole un bœuf, et que les drogues douces mènent aux drogues dures : ainsi la lutte contre le crime est-elle un tout. Le criminologue américain George Kelling, avec sa théorie de la « fenêtre cassée », selon laquelle il ne faut rien laisser passer, a inspiré la politique de « tolérance zéro » du maire de La Nouvelle York, dont nous saluons les résultats. Nous devons en reprendre les principes. La principale difficulté est de convaincre et de faire obéir les agents des forces de police, dont le zèle ne suscite pas en général l’admiration des victimes, c’est le moins que l’on puisse dire.

Quatorzième mesure : la création d’un statut de repenti. Pour lutter contre la corruption et le crime organisé, un statut du repenti doit être créé en faveur des délinquants qui acceptent de collaborer avec la justice en dénonçant leurs complices : il faut, en effet, rompre la loi du silence, qui rend très difficile l’obtention des preuves. Comme en Italie ou aux États-Unis, les repentis doivent bénéficier de réductions de peine et d’une protection policière. Certains diront que c’est encourager la délation, qui a mauvaise réputation. Mais c’est, en réalité, un devoir moral de dénoncer le crime à la justice. De toutes façons, à moins de rétablir la question, comme l’a fait l’État israélien, cette mesure est indispensable pour lutter contre le terrorisme et le crime organisé.

Quinzième mesure : la création d’une Cour de sûreté de l’État. Une Cour de sûreté de l’État doit être instituée, pour améliorer la lutte contre le terrorisme et le crime organisé. La suppression de celle qui avait été mise en place par le général de Gaulle a été une faute. Il est, en effet, des menaces d’une envergure telle que les tribunaux ordinaires ne peuvent les traiter convenablement.

Telles sont les quinze propositions auxquelles nos analyses nous ont conduits, considérant qu’il faut tourner le dos à l’utopie égalitaire de la gauche, que partage une partie de la soi-disant droite, si l’on veut rétablir en France un minimum de sécurité. Nul doute qu’elles auraient des résultats considérables. On pourrait diviser par deux, en quelques années, le nombre des crimes et délits, avant de faire mieux encore et de retrouver le niveau de sécurité des années cinquante. Dans le domaine de la justice et de la sécurité, comme dans beaucoup d’autres (je songe à l’éducation, à la famille, à la politique sociale), les conceptions de la gauche ont presque totalement prévalu, jusqu’à présent, même sous les gouvernements dits de droite.

Grégoire Canlorbe : Vous ne faites pas mystère de votre intérêt pour la pensée éthologique, sur laquelle vous vous êtes appuyé dans La Politique du vivant, publiée par le Club de l’Horloge sous votre direction en 1978. Konrad Lorenz, et dans une moindre mesure Irenäus Eibl-Eibesfeldt et Robert Ardrey, sont abondamment cités. Pourquoi votre préférence intellectuelle va-t-elle à Konrad Lorenz plus particulièrement ? Quelles leçons uniques sur la civilisation humaine pouvons-nous tirer de sa lecture ?

Henry de Lesquen : À l’encontre de l’environnementalisme, postulat implicite de la gauche, Konrad Lorenz montre la force de l’instinct dans l’être humain. Il insiste tout particulièrement sur l’instinct d’agressivité, sans oublier l’instinct de curiosité ou l’instinct sexuel. On reproche couramment à l’éthologie de nier la rationalité et la culture de l’animal humain : l’homme, clame-t-on, n’est pas un animal comme les autres. Ce reproche est infondé. L’éthologie, loin de nier la spécificité de l’animal humain, s’intéresse aussi bien au bagage héréditaire de l’homme et aux prédispositions inscrites dans son génotype qu’à sa capacité d’apprentissage et au rôle joué par les disciplines culturelles dans la canalisation des instincts humains.
Konrad Lorenz est limpide sur ce rôle vital que joue la contrainte culturelle chez l’animal humain. Comme le montre Lorenz, l’homme a impérativement besoin de l’encadrement d’une civilisation pour donner le meilleur de lui-même. À l’origine, les disciplines culturelles étaient, en fait, les conditions mêmes de la survie matérielle. La valorisation de la chasse et de ses dangers, le mépris pour la lâcheté créaient des contraintes nécessaires à la survie alimentaire du groupe. Mais de nos jours, la hausse du niveau de vie a éloigné les duretés et les dangers de la vie primitive : aussi l’homme moderne est-il porté à la facilité, au rejet des « répressions » – c’est-à-dire des disciplines culturelles. Elles semblent évidemment moins nécessaires dans la vie courante, mais de leur effacement résulte en fin de compte un amollissement, un dégoût de l’effort, une « tiédeur mortelle du sentiment », selon l’expression de Lorenz, qui, loin d’apporter le bonheur, suscitent bien souvent la névrose.
Les disciplines culturelles ne sont pas seulement des conditions nécessaires à la vie en société, elles permettent aussi à l’individu de construire sa personnalité. L’homme, encore une fois, n’est pas totalement déterminé par des facteurs biologiques. Les processus d’apprentissage reposent sur des « programmes ouverts » qui sont inscrits dans l’hérédité et qui permettent des apprentissages très divers. Ces apprentissages dépendent du milieu, mais aussi, au moins chez l’adulte, de la volonté propre de l’individu : là réside sa liberté. L’être humain n’est pas agi par ses instincts, comme l’est souvent l’animal, qui doit parcourir un enchaînement linéaire immuable de comportements déterminés. Un exemple donné par Konrad Lorenz est celui de l’oie cendrée, animal doué d’une grande intelligence, qui présente cependant dans sa vie quotidienne nombre de comportements mécaniques absolument insusceptibles d’adaptation ou de changement.
L’évolution qui a conduit à l’homme s’est traduite par une réduction du champ des comportements strictement programmés, qui ont laissé la place à des comportements volontaires ou appris, plus plastiques. Il ne faudrait pas croire, toutefois, que cette grande plasticité du comportement humain s’explique par une perte de substance héréditaire. Au contraire, un programme ouvert demande plus, et non moins, d’information génétique qu’un programme fermé. Le simple fait qu’un apprentissage utile à la conservation de l’espèce soit possible prouve une harmonie entre l’individu et son milieu, qui a bien dû apparaître au cours de la phylogénèse et s’inscrire dans le patrimoine héréditaire. Le programme ouvert du comportement dérive d’un programme fermé, par addition d’une propriété nouvelle : celle de tenir compte d’un facteur significatif de l’environnement.
L’évolution n’a donc pas effacé les instincts : elle les a intégrés dans des processus de plus en plus complexes. Konrad Lorenz analyse le comportement animal comme une séquence alternée d’actes instinctifs génétiquement programmés, et d’actes acquis individuellement. Au cours de l’évolution, cette chaîne comporte de plus en plus de maillons du second type, ce qui lui donne une souplesse toujours plus grande. Mais cette régression de la part du comportement instinctif n’est qu’une apparence si, comme le disait Wallace Craig, « le dernier chaînon, celui qui réalise la finalité de l’acte, est toujours inné ». Dans ce cas, il faudrait dire que, si l’homme n’est pas agi par ses instincts, il agit pour ses instincts – qui sont d’ailleurs la source de ses émotions.
Contrairement aux apparences, les instincts de l’homme ne sont pas moins forts que ceux des animaux. Comme ils donnent leur sens aux conduites les plus variées, incomparablement performantes en raison de leur souplesse, on pourrait même être tenté de leur reconnaître une emprise absolue sur nous-mêmes : mais cette interprétation serait tout à fait insuffisante et dangereuse, car elle revient à nier la liberté. Telle était pourtant la conclusion de Freud. Pour les tenants de l’environnementalisme, l’homme est exclusivement le jouet d’événements extérieurs : Freud reconnaît au contraire, et fort justement, la primauté de l’instinct, mais il en fait quelque chose d’irréductible à nous-mêmes, comme si nous étions possédés de l’intérieur par des puissances démoniaques !
Une telle interprétation est valable dans certains cas pathologiques, où la personnalité s’est dissociée en ses matériaux constitutifs – mais le grand tort de Freud est précisément d’avoir voulu expliquer le normal par le pathologique : entre les deux, il ne voit de différence que de degré. Au surplus, après avoir réduit l’homme à ses instincts, Freud réduit ses instincts à la sexualité, et la sexualité à une source d’énergie aveugle, une soif de plaisir qui ne s’attache à tel ou tel objet qu’en fonction des influences subies pendant l’enfance. Paradoxalement, cela revient à définir une nouvelle forme d’environnementalisme, tout aussi négatrice de la liberté que les autres : la « relation d’objet » tient chez les freudiens la place que Pavlov avait voulu donner au réflexe conditionné. Elle leur permet de faire comme si l’hérédité n’existait pas. Ils la remplacent par les événements de l’enfance, responsables d’après eux de tous les troubles mentaux.
Konrad Lorenz affirme à raison que l’agressivité joue dans la vie humaine un rôle tout aussi important que la sexualité. L’instinct de mort tardivement imaginé par Freud n’en est qu’une contrefaçon. Mais il est tout aussi important de garder à l’esprit que la biologie ne suffit pas à définir l’homme : en vertu de sa nature biologique elle-même, il a besoin de règles. L’ordre intérieur qui caractérise une personnalité n’est pas donné à l’avance ; il est à construire. Il restera toujours précaire, perpétuellement menacé de déliquescence. Comme l’exprime fort bien Lorenz dans L’Envers du miroir, l’individu, s’il a sa marge de liberté, n’est donc pas dissociable de la civilisation à laquelle il appartient.

« Sans le squelette de soutien qui détermine son appartenance à une civilisation et son droit à en partager le patrimoine, l’homme, qui est par nature un être de civilisation, ne pourrait purement et simplement pas exister. L’imitation de l’enfant se perpétue chez l’adulte de sorte qu’il s’oriente sur un modèle et se sent identique à ce modèle en tant que porteur – en tant que possesseur – de sa civilisation. Sans ce phénomène d’identification à un transmetteur de sa tradition, l’homme ne pourrait avoir de véritable sentiment de son identité. Le moindre paysan sait « qui il est » et il en est fier.
La recherche désespérée d’une identité qui va aujourd’hui jusqu’à faire l’objet d’articles dans la presse quotidienne, les « identity problems » de la jeunesse actuelle ne sont que les symptômes d’un trouble survenu dans la transmission des traditions culturelles. Quand un être jeune a perdu l’héritage culturel de la civilisation dans laquelle il a grandi et qu’il n’a pas trouvé de substitut dans une autre civilisation, il lui est impossible de s’identifier à qui que ce soit, il n’est effectivement rien ni personne et c’est ce que l’on peut voir aujourd’hui dans le vide désespérant qui se lit sur le visage de beaucoup de jeunes gens. Qui a perdu l’héritage culturel de sa civilisation est véritablement un déshérité. Rien d’étonnant à ce qu’il cherche un dernier refuge dans l’attitude désespérée d’un autisme obstiné qui fait de lui un ennemi de la société. »

Réduire l’homme à l’animal, à un catalogue d’instincts, serait donc une erreur aussi grave que de le prendre pour une pâte à modeler, exclusivement façonnée par son environnement, ou de le décrire comme un petit robot : un individu dénué de toute liberté et de tout pouvoir sur sa vie. Chacun de nous est un être unique, qui combat dès la naissance pour affirmer sa personnalité. Nous sommes riches de possibilités contradictoires parmi lesquelles il nous faut tracer notre chemin. C’est pourquoi nous avons le besoin vital de l’appui d’une civilisation, comme la fleur, pour s’épanouir, a besoin du soleil.

Grégoire Canlorbe : Philosophe du territoire, des hiérarchies de domination, et de la dialectique de l’ordre et du désordre, Robert Ardrey a notamment influencé Stanley Kubrick et Sam Peckinpah. Non sans esprit polémique à l’endroit de la condamnation de la contraception et de l’avortement par l’Église, il suggère que le contrôle des naissances, instinctivement mis en œuvre parmi grand nombre d’espèces vertébrées, constitue une loi naturelle, au sens où il est indispensable à l’adaptation d’un groupe animal à son environnement. Permettez-moi de laisser la parole à Robert Ardrey en personne.

« Une infinie variété », écrit-il en 1970, dans Le Contrat Social, « de mécanismes d’autorégulation, physiologiques et psychologiques, fait en sorte que le nombre des animaux – mis à part le cas de catastrophe naturelle – ne dépasse jamais les possibilités de subsistance offertes par un environnement. Le contrôle des naissances est la loi des espèces.
Lorsque Paul VI, en 1968, condamna la contraception, il commit une erreur fatale. Si ses conseillers et lui-même s’étaient bornés à formuler leur condamnation au nom de la doctrine de l’Église, aucun spécialiste de l’évolution n’aurait pu protester. Mais la contraception fut aussi condamnée comme une violation de la loi naturelle – et, quel que soit le sens que le Vatican puisse donner à la formule de « loi naturelle », son invocation ouvre la porte à un sérieux débat.
Si l’on se réfère en effet aux faits prouvés par la nouvelle biologie, c’est au contraire la contraception qui apparaît comme l’implémentation culturelle d’une loi naturelle : le contrôle des naissances ; et c’est la condamnation papale qui constitue une violation de cette loi. »

Aussi longtemps que la croissance économique est plus forte que la croissance démographique, cette « loi naturelle » semble s’évaporer. Mais c’est une nécessité à laquelle aucune espèce animale ne peut échapper, que le contrôle des naissances soit pris en charge par des procédures instinctives ou des institutions culturelles. Quel regard portez-vous sur cette analyse ?

Henry de Lesquen : Les écrits de Robert Ardrey sur le territoire sont, en effet, fondamentaux. On s’imagine souvent, lorsque naît une nouvelle formation culturelle, qu’elle est indépendante de la nature humaine, puisqu’elle n’a pas toujours existé. Cela est une profonde erreur, qui relève de la « pensée dichotomique » stigmatisée par Konrad Lorenz. « Culture » et « nature » sont indissociables et toute communauté forme un système bioculturel dont les éléments interagissent en permanence, de génération en génération. Au demeurant, l’idéal de la nation n’est pas entièrement nouveau, puisqu’il est la réplique moderne de la cité antique. Dans un cas comme dans l’autre, il s’agit d’un phénomène idéologique, qui dresse dans l’ordre politique une nouvelle vision des rapports sociaux, en s’appuyant sur une tendance enracinée dans la nature humaine : l’instinct du territoire. L’homme, en effet, est un animal territorial.
Robert Ardrey, en s’appuyant sur les travaux des éthologues et ses propres observations, a montré la force de l’instinct territorial chez de nombreuses espèces, y compris l’homme. Ces animaux, comme l’homme, s’attribuent un territoire qu’ils défendent avec ardeur contre leurs congénères. C’est la division du sol qui établit des relations pacifiques à l’intérieur d’une espèce : les conflits de frontières sont rares. La sélection naturelle a inscrit l’instinct de territoire dans notre héritage phylogénétique. C’est lui qui donne à la nation cette énergie vitale si caractéristique, et c’est pourquoi le territoire est la condition prioritaire de la formation du sentiment national.
Cependant, le programme génétique de l’homme est ouvert. C’est en ce sens, que, selon Arnold Gehlen, « l’homme est par nature un être de culture ». L’idéal de la nation n’est pas la seule expression de l’instinct territorial, sans quoi, en effet, on ne comprendrait pas que cet idéal n’ait pas toujours existé. On peut faire un parallèle entre famille et nation, propriété et souveraineté, domicile et territoire, et regarder la nation comme une famille étendue, si l’on ne recherche pas dans la métaphore une précision qui ne peut s’y trouver. La famille, comme la nation, s’approprient l’espace à leur échelle, et s’attachent à des territoires.
Contrairement à ce qu’un pacifisme mal compris voudrait faire croire, les territoires nationaux et leurs frontières ne sont pas un facteur de guerre, mais une condition (nécessaire et cependant non suffisante) de la paix. En assurant aux hommes un domicile national, l’existence des frontières satisfait leur instinct territorial. Elle garantit la cohésion des peuples – tant il est vrai qu’on ne se pose qu’en s’opposant. Elle neutralise l’agressivité, ou plutôt la canalise vers des activités de création : de guerrier qu’il était, l’homme devient bâtisseur. Certes, les meilleurs équilibres peuvent se rompre, et la guerre survient épisodiquement, jusqu’à ce que s’instaure un nouvel équilibre. Mais, dans un tel système, la guerre est exception, passage d’un état d’équilibre à un autre état d’équilibre. À l’inverse, une humanité mondialisée connaîtrait sans aucun doute les horreurs permanentes de la guerre de tous contre tous.
Tout aussi fondamentaux sont les travaux de Robert Ardrey sur la hiérarchie et la domination. En réalité, que nous prenions en considération une société humaine ou animale, la hiérarchie reste la condition première de tout progrès de l’ensemble social : elle seule assure un ordre qui permet d’accéder collectivement à un niveau supérieur. Une société égalitaire ne pourrait ni progresser, ni même survivre. La défense contre les périls extérieurs absorbe une grande partie de l’énergie de toute société, animale ou humaine. Or, elle n’est possible que s’il y a hiérarchie : celle-ci, en stabilisant les rapports sociaux, permet d’éviter le développement de luttes intestines qui pourraient être fatales à une société déjà menacée de l’extérieur.
D’où vient la hiérarchie ? Elle s’enracine dans l’agressivité instinctive que nous avons héritée de nos ancêtres primates. Cependant, elle n’est pas donnée à l’origine : elle se développe à mesure que se révèlent des dons inégaux. L’égalité de condition à la naissance est, en effet, la loi générale chez les vertébrés, comme le souligne Robert Ardrey. Il est vrai que cela ne se vérifie pas parmi toutes les espèces : c’est ainsi qu’on a pu observer, chez les rhésus et les macaques japonais, l’esquisse de lignages hiérarchiques, c’est-à-dire des cas de transmission du rang par la naissance. L’avantage d’un tel système, du point de vue de la sélection naturelle, est sans doute de permettre à la société de tenir compte, dès sa naissance, d’informations supplémentaires sur un individu. La noblesse, c’est trente ans de gagnés, disait déjà Pascal.
Cependant, on n’observe pas, dans les sociétés animales de vertébrés, de système de caste analogue à celui des termites, qui exagère l’importance de l’information donnée à la naissance. Il semble, en fait, que les sociétés de vertébrés qui connaissent le système de lignage hiérarchique se tiennent à égale distance de l’égalité pure et de l’inégalité pure à la naissance. Ces sociétés animales sont donc des sociétés mobiles, dont les membres sont en compétition les uns avec les autres – ce qui ne peut manquer d’entraîner un certain désordre. Le rôle de l’alpha consiste alors à veiller à ce que ce désordre ne risque pas de mener le groupe social à la destruction. Bien qu’elle soit beaucoup plus complexe que les sociétés animales, la société humaine a le même besoin de hiérarchie. Plus précisément, nous devons nous soumettre à une double nécessité : celle d’une hiérarchie, et d’une hiérarchie suffisamment souple pour ne pas stériliser les valeurs nouvelles. Telle est, j’imagine, la dialectique de l’ordre et du désordre à laquelle vous faisiez référence.
En ce qui concerne la position de Robert Ardrey sur l’avortement, je ne suis pas du tout convaincu. Je traitais justement de la nécessité de combattre l’avortement dans mon émission de la semaine dernière à Radio Courtoisie. L’argument d’Ardrey en faveur de la légalisation de l’avortement – à savoir que c’est la maîtrise des naissances, et non la prohibition de l’avortement, qui constitue une « loi naturelle » – n’ayant pas été soulevé à cette occasion, je vous remercie de me permettre de compléter ma position sur le sujet.
Tout d’abord, l’idée même d’une loi naturelle ou d’un droit naturel n’a pas de sens à mes yeux. Cette expression est vicieuse. Je ne nie pas qu’il soit possible et même souhaitable de donner une expression juridique à nos tendances naturelles, à l’image de l’instinct territorial qui se manifeste dans la défense et la codification de la propriété privée. Mais cela ne revient pas à prétendre qu’il existerait des « lois naturelles ». Toute loi, en réalité, est une invention culturelle, qui peut certes devenir une tradition millénaire, mais qui n’est jamais présente dans la nature.
Ensuite, il est évident que la croissance exponentielle d’une population est impossible à long terme, au sens où elle se heurte nécessairement aux limites physiques des ressources naturelles – les ressources alimentaires en particulier. Robert Malthus (dont le prénom n’était donc pas, comme on le croit couramment, Thomas), dans son ouvrage La loi du peuplement, souvent traduit à tort comme « Le principe de population », ne disait pas autre chose. On a prétendu qu’il s’était trompé. Pourtant, la croissance démographique des pays qui avaient été les premiers à voir leur population s’accroître de manière inédite a effectivement fini par plafonner. Qu’il faille maîtriser les naissances pour éviter à la population d’atteindre les limites des ressources naturelles de son environnement, c’est une évidence. Jusqu’au XIXème siècle, la famine et les épidémies étaient les moyens traditionnels de la régulation démographique, ceux que l’humanité avait connus depuis toujours et dans toutes les sociétés. Mais la nécessaire maîtrise des naissances ne justifie absolument pas l’avortement.
Si l’on considère, comme c’est mon cas, que l’avortement est un crime, un infanticide in utero, il ne saurait être légalisé pour des motifs d’ordre pragmatique ou utilitaire. L’avortement n’était d’ailleurs pas autorisé en France jusqu’en 1975, année de la funeste loi de Simone Veil. En définitive, la décision d’un gouvernement d’asseoir par la force la régulation des naissances, à l’image de la politique de l’enfant unique en Chine, est tout aussi moralement condamnable que celle de légaliser l’avortement. Il appartient à chacun de décider du nombre de ses enfants et de choisir de recourir ou non à des mesures contraceptives.
Quoiqu’ils soient contraires à la morale catholique, les moyens contraceptifs modernes tels que la pilule doivent être autorisés. Il convient, sur ce plan, pour un chrétien, de séparer la morale et le droit. Mais il n’y a pas lieu de faire ce distinguo à propos de l’avortement. Je propose de revenir au code civil de 1810, qui punissait l’avortement comme un crime, tout en confiant sa répression à des juges spécialisés. Il y a cependant deux cas de figure où l’avortement doit être autorisé : en premier lieu, lorsque l’enfant est né d’un viol, et en second lieu, lorsque l’enfant menace la vie de la mère. Quoiqu’elle ait le devoir moral de préserver la vie de l’enfant, la femme violée ne peut être tenue légalement de garder l’enfant issu du viol.

Grégoire Canlorbe : Dans les années 1980, vous avez entrepris de condamner le socialisme sur la base de la doctrine chrétienne du péché originel. Le socialisme, dîtes-vous, se fonde sur la croyance que l’homme est bon par nature et corrompu par la société ; et que les malheurs de l’être humain ne sont pas inhérents à sa condition, mais le fruit d’institutions sociales mal conçues. Vous rétorquez que l’homme s’est rendu coupable aux yeux de Dieu lors du péché originel, et qu’à ce titre, au lieu d’être corrompu par la société, il naît avec la responsabilité du mal qu’il commet ; les souffrances humaines sont le châtiment qu’il subit en sanction de sa chute, et non le produit d’un arrangement vicié de la société.
Une thèse plus plausible me semble être que l’homme n’est pas bon par nature mais qu’il n’a pas non plus choisi « métaphysiquement » d’être mauvais ; en réalité, c’est l’évolution biologique dont il est issu qui a fait de lui un être mauvais, sans qu’il n’ait eu préalablement son mot à dire. Nous naissons avec des instincts qui nous prédisposent à la violence (individuelle et collective), mais nous ne portons pas la responsabilité de cette innéité du mal ; la responsabilité en incombe à la nature, pour ainsi dire. Quant aux souffrances humaines, elles sont elles-mêmes le fait de la nature, laquelle nous prédispose biologiquement aux malheurs de la guerre, et nous confronte à la rareté des ressources et à l’hostilité de l’environnement terrestre.
Au final, l’homme est mauvais, non parce qu’il l’a choisi devant Dieu qui est bon, mais parce que Dieu et le diable, pour ainsi dire, sont la même entité. Dieu (pris ici dans un sens métaphorique pour désigner la nature) a fait de l’animal humain un animal mauvais et de la vie humaine une vie misérable, car la compétition des individus et des sociétés (parmi les humains et au-delà) dans un contexte de rareté des ressources naturelles est une force féconde. Le mal participe du geste créateur de la nature. Quels seraient vos contre-arguments en faveur de la thèse du péché originel ?

Henry de Lesquen : Sauf le respect que je vous dois, la thèse que vous défendez est aussi intéressante et aussi perspicace que celle de M. Zemmour sur la féminisation de la société. Mais j’apprécie votre intérêt pour le livre que nous avons écrit, au Carrefour de l’Horloge, sous le titre Socialisme et religion sont-ils compatibles ?. Vous avez raison de rappeler les déterminants biologiques de l’agressivité humaine contre le postulat implicite de la gauche selon lequel l’homme serait bon par nature et corrompu par la société.
L’égalitarisme, qui prétend que les hommes sont naturellement indifférenciés et identiquement portés à faire le bien (sinon à s’abstenir de faire le mal), suscite une vive hostilité de la part des intellectuels à l’endroit de l’éthologie. Dans Guerre ou paix dans l’homme, Irenäus Eibl-Eibesfeldt s’exprime fort bien sur cette véhémence du préjugé culturaliste (ou égalitariste).

« Il existe en sciences humaines des préjugés solidement ancrés contre une détermination génétique et phylogénétique du comportement humain, ce qui oblige les biologistes à se lancer dans une campagne où ils sont en butte aux reproches les plus terribles. C’est ainsi que Marwin Harris, en 1968, a traité Darwin de raciste. Comme on sait néanmoins que ce dernier a pris position contre l’esclavage, qu’il plaçait les noirs du Brésil au-dessus des blancs du pays pour le caractère et la constitution physique, qu’il est donc impossible de l’accuser de racisme au sens habituel du terme, Harris a créé celui de « racisme scientifique ».
Tous ceux qui essaient de concevoir la race comme adaptation au milieu et de rechercher des corrélations entre le lot génétique et les particularités du comportement s’exposent à être qualifiés de racistes. Freeman s’est élevé avec énergie contre de telles interprétations. Celui qui souligne la détermination partiellement génétique du rôle des sexes masculin et féminin est attaqué comme sexiste. Celui qui recherche des déterminants innés dans le comportement agressif a bien du mal à échapper au reproche de militarisme ; quant à celui qui décèle l’action de la sélection dans le domaine intellectuel, il fait du darwinisme social. Quelle est donc la vraie raison du refus des déterminants biologiques dans le comportement humain ? Je crois pouvoir la dégager de la littérature examinée : c’est la crainte qu’ils soient tout à la fois immuables, insurmontables et incontrôlables. »

Je ne suis pas convaincu que cette hostilité découle, en dernière analyse, de la croyance selon laquelle les instincts de l’homme seraient nécessairement indomptables et tyranniques. Le préjugé qui veut que l’éthologie nie la capacité de l’être humain de prendre du recul sur ses instincts est certes courant. Mais c’est l’idéologie égalitariste de la gauche qui me semble véritablement à l’origine de l’hostilité à l’égard de Konrad Lorenz et d’autres auteurs comme Robert Ardrey et Irenäus Eibl-Eibesfeldt. L’égalitarisme nie très précisément la responsabilité de l’être humain, ce que ne fait pas l’éthologie.
En ce qui concerne la thèse du péché originel, il faut bien saisir que la nature dont traite cette thèse est la nature nouménale de l’être humain, et non sa nature sensible ou, si vous préférez, biologique. Platon, Kant et Schopenhauer distinguent entre deux mondes, le monde sensible, celui que la science explore et structure, et le monde suprasensible, celui qui échappe à nos sens et que la science ne peut arriver à connaître. L’éthologie traite de la nature humaine telle qu’elle nous apparaît dans le monde sensible. L’égalitarisme de la gauche nie l’existence de la nature humaine, que ce soit dans le monde sensible ou dans le monde nouménal. Autrement dit, il nie la nature humaine aussi bien dans sa dimension phénoménale que dans sa dimension suprasensible.
Konrad Lorenz ne nie pas l’existence de la liberté humaine. Mais la liberté qu’il a en tête est celle qui consiste, pour la raison humaine, à développer des comportements appris et volontaires au-delà du champ des instincts et dans l’intérêt de la domestication des instincts. Comme en témoigne cet extrait de L’Agression : une histoire naturelle du mal, Lorenz porte son attention sur l’agressivité en tant que trait constitutif de notre nature sensible et la liberté en tant que capacité de maîtriser notre agressivité innée et nos autres instincts.

« Nous avons de bonnes raisons de considérer l’agressivité intra-spécifique comme le plus grand des dangers dans la situation historico-culturelle et technologique actuelle de l’humanité. Mais nous n’améliorerons certainement pas nos chances d’y obvier en la considérant comme quelque chose de métaphysique et d’inéluctable ; mieux vaudrait peut-être suivre l’enchaînement de ses causes matérielles. Chaque fois que l’homme a acquis le pouvoir de diriger intentionnellement un processus naturel dans une direction donnée, il l’a dû à sa compréhension de la chaîne des causes qui le produisaient. La science des processus vitaux normaux, remplissant leur rôle favorable à la conservation de l’espèce, ce que l’on appelle la physiologie, constitue la base indiscutable de la science traitant des troubles de ceux-ci, la pathologie. »

Dans le monde phénoménal, le monde tel qu’il est dévoilé par l’expérience sensible et tel qu’il est mis en forme par l’investigation scientifique, la seule liberté concevable est celle qui porte strictement sur la manière dont nous exprimons, satisfaisons et disciplinons nos instincts. Dans le monde nouménal, le monde tel qu’il existe au-delà de nos sens et au-delà des concepts que nous mettons en œuvre pour unifier et ordonner l’expérience sensible, notre liberté est bien plus grande. Lorsque la raison n’a affaire qu’à elle-même, et non plus aux émotions procédant de nos instincts, lorsqu’elle tire de son propre fond le principe de sa conduite, cessant ainsi d’être au service des instincts et de leur domestication, nous faisons alors un exercice complet de notre liberté. Cette forme de liberté, qu’on pourrait dire absolue ou métaphysique, est absente du monde phénoménal et cependant présente dans le monde nouménal.
La doctrine du péché originel répond à un problème fondamental : « D’où vient le mal, puisque Dieu est bon ? » Il faut qu’il vienne de l’homme et que celui-ci, réputé innocent, dès lors qu’il n’a pas commis d’actes mauvais, soit cependant, d’une certaine manière, coupable pour ce qu’il est (et non seulement pour ce qu’il fait). Autrement dit, c’est parce que l’homme est porté au péché, non seulement du fait de sa nature biologique, celle étudiée par l’éthologie, mais du fait de sa nature profonde – sa nature nouménale – qu’il mérite, dans sa vie, de subir des souffrances voulues par la justice divine. Comme l’exprime fort bien cette remarque de Schopenhauer, « la responsabilité morale de l’homme porte à vrai dire d’abord et ostensiblement sur ce qu’il fait, mais au fond, sur ce qu’il est ». Nous sommes pécheurs en vertu de ce que nous sommes dans le monde nouménal, et non seulement en vertu de ce que nous faisons dans le monde phénoménal.
Pour un chrétien, la chute est la conséquence d’un acte conclu en toute liberté, au sens de la liberté métaphysique évoquée précédemment. Elle est la sanction d’un acte commis souverainement et « métaphysiquement » par le premier homme, elle vient consommer la rupture de cette harmonie parfaite que Dieu avait établie entre lui et son Créateur. En outre, le péché originel n’est pas seulement celui d’Adam, tous les hommes y ont mystérieusement pris leur part. « Tous ont péché en Adam », dit l’apôtre (Rom., V, 12). On peut être troublé de cette responsabilité qui nous incombe pour des actes commis avant notre naissance. « Comment l’aurais-je fait, si je n’étais pas né ? », dit le fabuliste. Et pourtant, comme l’ont bien vu les théologiens, mais aussi un philosophe non chrétien comme Schopenhauer, le péché originel de l’homme est une vérité profonde qu’il faut accepter comme une clé de notre nature proprement métaphysique, un trait vicié de notre réalité nouménale, par-delà le monde sensible.

Grégoire Canlorbe : Notre entretien touche à sa fin. Aimeriez-vous ajouter quoi que ce soit ?

Henry de Lesquen : Je pense que nous devons nous efforcer de comprendre quelle est l’idéologie dominante aujourd’hui. Tout le monde s’accorde à dire qu’il existe une idéologie dominante, une pensée unique, un politiquement correct, mais peu savent de quoi il en retourne. Il existe effectivement, depuis environ cinquante ans, une idéologie dominante mondiale, qui s’appelle le cosmopolitisme, qui s’est imposée après Mai 68, et qui constitue l’un des deux grands modes d’expression de l’utopie égalitaire.
Pour qu’elle réussisse à se traduire dans le monde réel, une utopie est contrainte de s’adapter aux réalités concrètes et de se transformer plus ou moins en profondeur. Comme on le voit bien dans les récits des utopistes, l’utopie égalitaire, c’est-à-dire l’utopie de la gauche, se scinde en une gauche collectiviste et une gauche cosmopolite. La première a pour idéal une société organisée comme une caserne et débouche sur le socialisme et le communisme. La seconde cultive le rêve d’un carnaval sans fin. La gauche collectiviste continue d’avoir une certaine emprise dans le monde contemporain : notamment en France, où l’État représente 57% du PIB. La gauche cosmopolite est cependant celle qui domine aujourd’hui la pensée des hommes.
Le cosmopolitisme nie les frontières physiques et spirituelles entre les hommes. À ce titre, il interdit aux nations de se défendre, que ce soit contre le libre-échange ou l’immigration. Le cosmopolitisme nie aussi les frontières intérieures : celles entre le bien et le mal, le beau et le laid, le vrai et le faux. Il aboutit, en pratique, à l’inversion des valeurs et à la destruction de la famille, avec la théorie du genre et le mariage homosexuel ; la destruction de la sécurité, avec l’abolition de la peine de mort et le refus de punir les criminels ; la destruction du sens esthétique, avec le prétendu art contemporain qui est en réalité un non-art dégénéré ; ou encore la destruction de la pédagogie, avec le nivellement par le bas dans les programmes scolaires.
L’idéologie cosmopolite n’est pas neuve. Elle remonte aux philosophes cyniques dont le représentant le plus célèbre, Diogène de Sinope, vivait dans un tonneau, se masturbait en public, et tournait en dérision les valeurs de la Cité. En inventant la Cité, les Grecs ont donné au patriotisme sa forme la plus pure et la plus exigeante. Ce sont eux, aussi, qui ont créé le cosmopolitisme, au moment où les cités se dissolvaient dans l’empire. On se souvient qu’Alexandre le Grand, qui préconisait le mélange des peuples et des races, avait déclaré, après son échange avec Diogène le cynique : « Si je n’étais pas Alexandre, je voudrais être Diogène. » Quoique Diogène et Alexandre soient souvent présentés comme des figures antagoniques, ils constituent, en fait, les deux faces d’une même pièce, le premier formulant l’idéologie cosmopolitique, et le second la mettant en œuvre dans sa démarche de bâtisseur d’empire.
Le mot cosmopolite, qui signifie « citoyen du monde » (étant formé des deux mots grecs cosmos, monde, et politês, citoyen), est en lui-même une subreption, car toute cité implique un dedans et un dehors, une relation d’inclusion-exclusion : le monde ne saurait être une cité. « Défend tes lois comme tu défends tes murailles », disait Héraclite ; s’il n’y a plus de « murailles », ou de frontières, la cité disparaît, et avec elle le civisme. Le soi-disant « cosmopolite » ne peut être citoyen du monde, il n’est citoyen de nulle part, et il ne se réclame du monde que pour nier ses devoirs envers la cité.

Grégoire Canlorbe, auteur et journaliste indépendant, a mené de nombreuses interviews pour des journaux et revues tels que Man and the Economy, fondé par le lauréat du Prix Nobel d’économie Ronald Coase, Arguments, ou encore Agefi Magazine ; et des think-tanks tels que Mises Institute et Gatestone Institute. Il collabore, par ailleurs, avec le sociologue et philosophe Howard Bloom sur un ouvrage de conversations. Coordonnées : gregoire.canlorbe@wanadoo.fr

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