Archives de Catégorie: Varia

Radio Courtoisie : la censure de Paoli n’est plus tolérable, par Raphaël Jodeau

Lettre à Dominique Paoli 

Madame,

Il y a deux ans j’ai reçu un appel de Monsieur de Lesquen pour me demander de bien vouloir reprendre une émission sur Radio courtoisie.
Ayant eu la garantie d’avoir une liberté de ton et d’action dans le cadre de mon émission, j’ai accepté.

Depuis, je tiens le Libre Journal des Insoumis sans défaillance tous les quatre mardis. J’ai souhaité donner à mon émission un ton original consistant à aborder des thèmes sérieux sans se prendre au sérieux. Pour ce faire, j’ai fait appel à « Jef », un professionnel qui a travaillé pendant vingt ans avec des personnalités aussi reconnues que Philippe Bouvard, Laurent Ruquier, Anne Roumanoff, etc.
Même si l’on ne peut satisfaire tout le monde, nous savons que cette émission est un succès, ne serait-ce qu’au vu des nombreux messages qui nous parviennent tout au long des émissions, ainsi que des encouragements à poursuivre provenant des auditeurs et adhérents.

Par ailleurs, j’ai toujours refusé de prendre parti dans les querelles récentes de Radio Courtoisie. Au bout de 21 ans d’engagement corps et âme dans de nombreuses activités associatives, ce type de déchirement stérile m’a toujours paru l’expression d’un milieu où se confrontent naturellement des opinions libres et des personnalités fortes.
Ne vous connaissant ni vous, ni Monsieur de Lesquen, et ayant été à de nombreuses reprises particulièrement écoeuré par les coups bas de ce petit milieu aux visées de conquérant et aux manoeuvres de perdant, je ne me sens pas l’âme d’un enfant de divorcé mais plutôt celle d’un observateur assez détaché.

Cependant autre chose me préoccupe.

A plusieurs reprises, vous avez jugé bon de censurer certains propos tenus dans mon émission. D’abord une de mes critiques sur le film 120 battements par minute, qui me valut un recommandé avec menace d’annulation de mon émission puis, je viens de l’apprendre, deux nouvelles censures de propos tenus par Jef dans ma précédente émission, et ce sans m’en avoir averti.

Que certains traits d’humour vous paraissent de mauvais goût me semble tout naturel et même assez inévitable. Il est bien normal que les blagues soient très inégales et que certaines puissent déranger.
Je comprends également que vous soyez très inquiète des récentes condamnations supportées par le CSA.
Cependant, comme j’ai déjà eu l’occasion de vous le dire, nos propos ne tombent pas sous le coup de la loi et, d’ailleurs, le CSA n’en a à ma connaissance jamais fait reproche.

Je trouve votre attitude inquiétante pour au moins deux raisons :
– la première c’est que l’auto-censure paniquée est exactement ce qu’attendent nos adversaires. En la pratiquant ainsi, Radio Courtoisie perdra son caractère et se rangera aux côtés des radios au contenu aspetisé, pour ne déranger plus personne.
Soit il faut accepter de prendre les coups des premières lignes de combattants, soit il faut se résigner à se réfugier sur le web, là où la censure est nécessairement plus ardue mais, aussi, où le public est plus difficile à toucher.
– la deuxième me frappe plus directement. En me censurant, vous faites implicitement passer le message que je dirige une émission au contenu homophobe ou raciste (à quand l’antisémitisme ?), ce qui me stigmatise tout particulièrement alors que mes valeurs catholiques m’empêchent strictement d’adhérer à ces idéologies en vogue.

Alors que je pensais donner libre cours à mon esprit mousquetaire, je réalise aujourd’hui que Radio Courtoisie n’est plus pour moi une tribune où il est possible de s’ « empanacher d’indépendance et de franchise ».
En conséquence, je dois avoir l’honnêteté intellectuelle d’arrêter mon émission tant que ces problèmes n’auront pas été résolus, plutôt que de baisser la voix en utilisant la radio comme une tribune pour mes activités comme un opportuniste de seconde zone.

Je ne me présenterai pas à l’antenne demain, et vous saurais gré de bien vouloir y diffuser une archive, comme c’est la coutume en pareil cas me semble-t-il.
Si je ne devais pas revenir, je remercie tous ceux qui ont permis cette magnifique aventure, des techniciens jusqu’aux petites mains qui ont inlassablement noté les messages pendant les émissions, en remerciant chaleureusement les auditeurs qui nous ont soutenus et encouragés jusqu’à présent.

Je vous prie d’agréer, Madame, l’expression de ma respectueuse salutation.

Raphaël Jodeau

Radio Courtoisie : Dominique Paoli doit partir, par Joëlle Baechler

Lettre ouverte à Dominique Paoli sur l’avenir de Radio Courtoisie

 

Madame,

La décision de justice qui a annulé le conseil d’administration de Radio Courtoisie élu le 1er juillet 2017 et qui a destitué la direction de Radio Courtoisie nous donne l’occasion de reprendre notre souffle après les polémiques et la campagne de dénigrement “anti-Lesquen” qui ont marqué les huit derniers mois, et de poser avec plus de sérénité les questions essentielles sur l’avenir de notre radio, en commençant par le choix de sa future direction.

Vous avez trahi Henry de Lesquen, qui avait incarné Radio Courtoisie pendant onze ans, afin de prendre sa place. En aviez-vous le droit ? Aviez-vous la capacité d’exercer ses fonctions ? Après le jugement du 6 mars 2018 qui vous a destituée, est-il admissible que vous tentiez de reprendre ce poste, au risque de tuer la radio ?

Non, vous n’en aviez pas le droit ! Henry de Lesquen avait sauvé Radio Courtoisie. Il l’avait dirigée bénévolement pendant onze ans avec dévouement et compétence. Pour elle, il avait sacrifié sa vie familiale et sa vie professionnelle. Et il était le seul à avoir les qualités nécessaires pour lui permettre d’affronter victorieusement dans l’avenir les nouvelles épreuves que lui infligent ses ennemis et pour continuer à la développer en accroissant son rayonnement.

Henry vous avait fait confiance. Contrairement à ce que vous avez affirmé, vous n’étiez pas membre du conseil d’administration de la radio à la mort de son fondateur Jean Ferré en 2006. C’est Henry qui vous y a fait entrer en 2007. C’est lui qui vous a fait élire secrétaire général et qui vous a nommée déléguée du président aux questions éditoriales. Pendant toutes ces années, et jusqu’à la veille du putsch du 1er juillet 2017, vous n’avez cessé de lui témoigner des marques d’allégeance et d’amitié. Hélas !

Vous n’avez de cesse de vous réclamer de Jean Ferré, qui a fondé Radio Courtoisie en 1987 avec Serge de Beketch et qui l’a dirigée jusqu’à sa mort en 2006, et vous escamotez les onze dernières années où Henry de Lesquen l’a dirigée après lui. Vous oubliez un point essentiel : alors que vous étiez proche de Jean Ferré et que vous espériez sans doute lui succéder, c’est Henry que celui-ci a choisi et non pas vous.

Jean Ferré vous connaissait bien. La suite a montré qu’il ne s’était pas trompé. Il n’avait pas voulu que vous participiez au conseil d’administration. Il n’avait même pas voulu vous donner une émission à part entière. Il vous avait simplement nommée aux côtés d’Anne Collin pour une émission du matin.

Tous ceux qui ont le courage de vous écouter dans le libre journal du lundi soir depuis que vous y avez remplacé Henry mesurent combien Ferré avait eu raison. Vous n’avez pas la capacité de diriger cette émission essentielle, qui est celle du président de la radio. Vous avez le plus grand mal en général à tenir trois heures. J’ai été pendant cinq ans l’assistante d’Henry. Je suis donc bien placée pour faire la comparaison. Comment avez-vous pu avoir la prétention de prendre sa place ?

A un certain âge, il est ridicule d’étaler ses diplômes… surtout quand on n’en a que très peu ! Dans la lettre que vous avez adressée aux auditeurs en septembre, vous écriviez que vous étiez bachelière et que vous aviez fait des études à la Sorbonne. Ainsi, vous n’avez que le bac. Henry de Lesquen a lui aussi le bac. Mais il est également polytechnicien, ancien élève de l’ENA, licencié ès sciences économiques, et il a été maître de conférences d’économie à Sciences Po pendant sept ans. Vous n’avez pas tout à fait les mêmes titres universitaires.

Dans la même lettre, où vous consacrez une page entière à faire votre auto-promotion, vous vous gardez de dire que vous avez fait toute votre carrière comme journaliste à “Point de vue et Images du monde”, où, comme l’a écrit Henry en juillet, vous aviez pour mission de parler des familles royales d’hier et d’aujourd’hui, ce qui vous a permis de vous présenter comme historienne.

Henry de Lesquen, quant à lui, a fait carrière dans la haute administration, il a été l’un des fondateurs du Club de l’Horloge, qu’il préside depuis 1985, il a écrit une vingtaine d’essais politiques. A Radio Courtoisie, il a dirigé le libre journal des idées politiques de 2003 à 2006, puis, toutes les semaines, le libre journal du lundi soir de 2006 à 2017. Ses idées rencontrent aujourd’hui un écho extraordinaire auprès des jeunes, comme on l’a vu à la fête de la Courtoisie le 25 juin 2017.

Non, vous n’étiez pas en capacité de remplacer Henry de Lesquen ! Radio Courtoisie se portait fort bien le 1er juillet 2017, comme Henry l’a démontré dans les mises au point qu’il a adressées aux patrons d’émission au cours des semaines qui ont suivi. Depuis lors, en quelques mois, de nombreux auditeurs ont fui, découragés, la radio a perdu la diffusion par satellite et risque de perdre en décembre la diffusion par modulation de fréquence en province à défaut d’une action vigoureuse pour la conserver. Henry n’est pas responsable de la descente aux enfers que la radio connaît depuis son éviction.

Après vous être emparée par surprise de la radio le 1er juillet 2017, vous n’avez cessé, vous et Jean-Noël Audibert, de déverser sur Henry, à l’antenne ou dans vos lettres, un torrent de calomnies pour tenter de lui faire porter la responsabilité de vos échecs. Cette attitude est inadmissible. Il est évident en outre que la polémique permanente que vous entretenez ne peut que porter tort à la radio en troublant les auditeurs.

J’ai été stupéfaite d’entendre les insinuations calomnieuses et diffamatoires que vous et Jean-Noël Audibert avez distillées à de multiples reprises à l’égard d’Henry de Lesquen. Nul n’ignore qu’Henry est parfaitement intègre. Nul n’ignore qu’il a dirigé bénévolement Radio Courtoisie pendant onze ans. Et s’il avait fait preuve d’incurie, comme vous avez osé le prétendre, la radio n’existerait plus depuis longtemps.

A cet égard, la note que vous avez publiée après votre destitution le 6 mars dernier était incroyable. S’il y a eu des irrégularités dans l’assemblée générale du 1er juillet 2017, vous en êtes responsable au premier chef, puisque vous étiez secrétaire général de l’association et donc chargée de veiller à la régularité des procédures. Du reste, j’ai cru comprendre que vous aviez défendu devant le tribunal la parfaite régularité de l’assemblée générale. Et c’est vous que le tribunal a condamnée à 3.000 euros et non pas Henry.

Plus grave encore, vous avez porté atteinte à la liberté de pensée de la radio et à l’indépendance des patrons d’émission. Henry avait toujours veillé à ce qu’elles soient scrupuleusement respectées. Je lui en suis pour ma part très reconnaissante. Mais vous, vous avez chassé Martin Peltier du libre journal de la résistance française sans aucun motif légitime. Vous avez fait la police du langage pour imposer à tous un discours aseptisé. Serge de Beketch a dû s’en retourner dans sa tombe…

Vous accusez Henry d’être trop à droite… Accusation invraisemblable quand on connaît l’histoire de Radio Courtoisie. Henry a rappelé en juillet que les deux fondateurs de Radio Courtoisie, Jean Ferré et Serge de Beketch, étaient bien plus à droite que lui. Jean Ferré avait été dans l’OAS et avait passé dix ans d’exil dans l’Espagne de Franco. Henry aurait pu ajouter que Ferré était maurrassien, alors que lui se définit comme démocrate et républicain. Quant à Serge de Beketch, il était difficile d’être plus radical que lui. La radio a d’ailleurs été condamnée plusieurs fois en raison de ses émissions, notamment parce qu’il avait reçu le professeur Faurisson.

Le CSA avait engagé une procédure de sanction administrative contre la radio parce que, dans le libre journal d’Henry de Lesquen, son invité, le journaliste François Foucart, avait déclaré en 2016, réagissant à l’affreux attentat islamiste de Karachi qui avait tué des dizaines de femmes et d’enfants chrétiens le jour de Pâques : “L’islam est une religion de haine.” Vous auriez dû, comme je l’ai été, être scandalisée par l’attitude liberticide du CSA et vous montrer solidaire d’Henry. Au lieu de cela, vous vous en êtes servie honteusement pour tenter de l’accabler. Et vous avez si mal défendu les intérêts de la radio que celle-ci a été condamnée à l’amende maximum, en dépit de la suppression de l’émission d’Henry.

Nous devons nous battre pour garder le droit de critiquer l’islam et l’immigration à l’antenne. Radio Courtoisie est une radio de droite ! Elle l’a toujours été et c’est ce qui fait son identité. Le procès que vous avez fait à Henry est précisément celui qui avait été fait à Jean Ferré et Serge de Beketch du temps de Radio Solidarité et qui les a conduits à créer Radio Courtoisie.

Ainsi, vous trahissez Jean Ferré quand vous vous en réclamez, de même que vous avez trahi Henry.

Non, à 77 ans, il n’est pas admissible que vous tentiez de reprendre le mandat que vous avez été incapable d’exercer pendant les quelques mois où vous avez été aux commandes. Renoncez à votre candidature et ralliez-vous à la seule qui soit concevable, celle d’Henry. Seul Henry de Lesquen a la légitimité, l’autorité, la compétence, le courage et l’énergie de reprendre la tête de Radio Courtoisie, comme il l’a fait bénévolement pendant onze ans.

C’est Henry qui a fait le nouveau site Internet, lequel était prêt avant son éviction. Je sais qu’il a l’ambition d’élargir considérablement le public de notre radio, qui doit s’adresser à tous les âges. Il a la capacité d’en faire aussi la radio de la jeunesse.

Les ennemis de la radio veulent la tuer ou au moins la normaliser, ce qui reviendrait au même. Henry a la force morale de résister à la pression du politiquement correct. Radio Courtoisie doit redevenir la radio de la liberté de pensée dans le respect de l’indépendance de ses patrons d’émission.

Radio Courtoisie est en danger. Avec vous et Jean-Noël Audibert, elle continuerait à se racornir, à se rétrécir ; elle prendrait le chemin du déclin, du vieillissement et de la mort. Avec Henry de Lesquen, elle redeviendra la radio du pays réel au service de la France et sera le plus bel instrument de la résistance française.

Recevez, Madame, mes salutations distinguées.

Joëlle Baechler
patronne d’émission de Radio Courtoisie

Hitler était socialiste

Hitler était socialiste

 

L’homme politique allemand Adolphe Hitler (1889-1945), né autrichien, était socialiste. Il était le chef du NSDAP, parti socialiste-national des ouvriers allemands (“National-Sozialistische Deutsche Arbeiterpartei”). Il faut traduire national-sozialistische par “socialiste-national” et non par “national-socialiste” comme on le fait presque toujours à tort, puisque l’ordre des mots n’est pas le même en français qu’en allemand. Ainsi, Hitler et son parti étaient socialistes avant d’être “nationaux” ou nationalistes.
“Nazi” est une abréviation péjorative forgée par les adversaires de Hitler et rejetée par ses partisans pour NAtional-SoZIalistische. (On a eu l’astuce de prendre la deuxième syllabe du second mot, “zi”, et non la première, “so”, comme il eût été normal, parce que “naso” aurait été trop transparent et que l’on aurait deviné sozialistische ou socialiste dans cette abréviation…). L’usage quasi exclusif du mot “nazi” sert à dissimuler la nature socialiste du régime hitlérien ; il relève de la désinformation et de la propagande.
Hitler déclara en 1934 : “Le socialisme-national emprunte le socialisme vital et créateur aux enseignements du marxisme.” Socialiste, Hitler n’était évidemment pas de droite, encore moins d’extrême droite ! Hitler était un homme de gauche.

Socialiste, le mouvement hitlérien était aussi par là-même égalitariste, étatiste, collectiviste et révolutionnaire.
Socialiste, il a fait une politique de dépenses publiques et de redistribution des revenus.
Egalitariste, il a sapé les hiérarchies traditionnelles afin de réaliser une “société sans classes” où tous les Allemands devaient devenir des “camarades”.
Etatiste, il a établi une économie dirigée où la liberté d’entreprise avait disparu.
Collectiviste, il a aboli les libertés fondamentales et embrigadé la jeunesse.
Révolutionnaire, il s’est attaqué à la famille, à la religion et à la tradition. Il ne se référait à la tradition indo-européenne (autrement dit arya ou aryenne), sous le signe du svastika ou croix gammée, que pour rejeter la tradition chrétienne de l’Allemagne et de l’Occident.
Comme celle de Marx, l’idéologie de Hitler était un messianisme millénariste qui voulait construire une société parfaite (le “Reich de mille ans”) sur les ruines de l’ancienne.

Le régime hitlérien est dit “totalitaire”. Au même titre que “nazi”, le mot est employé pour dissimuler le fait qu’il était socialiste et collectiviste. La notion de totalitarisme avait été conçue à l’origine par le philosophe italien Gentile pour qualifier la société selon lui idéale que l’Etat aurait investie en totalité, en sorte que l’individu n’aurait plus existé que par et pour l’Etat. Mussolini l’avait adoptée pour faire l’apologie du régime fasciste, qui devait réaliser l’idéal totalitaire. En réalité, le concept était inutile, puisque le prétendu “totalitarisme” n’était jamais que le socialisme ou collectivisme porté au plus haut degré. Il a pourtant fait florès quand Hannah Arendt l’a repris en mauvaise part après la guerre pour regrouper dans une même catégorie cauchemardesque l’URSS et l’Allemagne hitlérienne tout en escamotant le fait central qu’elles partageaient une même idéologie socialiste.
C’est bien parce qu’elle était socialiste et collectiviste que l’Allemagne hitlérienne ressemblait tant à l’URSS, Union des républiques socialistes soviétiques, au point d’en être structurellement homologue. Certes, le régime hitlérien n’était pas communiste : il n’avait pas aboli la propriété privée des moyens de production. Il était cependant calqué sur celui de l’URSS, qu’il avait pris pour modèle et dont il avait reproduit les grands traits : toute-puissance de l’Etat, dictature du parti unique, conditionnement des masses par la propagande d’Etat, culte du Guide : Hitler en Allemagne (le Führer), comme Staline en URSS (le Vojd).

“Nazi” et “totalitaire” pour ne pas dire socialiste et collectiviste… “extrême droite” pour qualifier (et disqualifier) un parti de gauche : nous baignons dans un flot de mensonges.

Son racisme étant parfaitement réductionniste, le mouvement hitlérien ne pouvait être réellement “national” ou nationaliste, car aucune nation, l’Allemagne pas plus qu’une autre, ne coïncide avec une race (comme la race caucasoïde) ou une sous-race (comme la sous-race nordique de la race caucasoïde). Il était donc en fait européiste : le Troisième Reich était un empire en voie de constitution, non une nation.
De fait, après la guerre, de nombreux responsables ou militants hitlériens se sont reconvertis sans encombre dans la “construction européenne” derrière Walter Hallstein, qui avait été membre de l’Association des juristes socialistes-nationaux et qui fut le premier président de la Commission de la Communauté économique européenne (on l’appelait la Commission Hallstein). Hallstein est considéré comme l’un des “pères de l’Europe”… et l’Union européenne est parfois qualifiée de Quatrième Reich !

Hitler fut l’ennemi de la France, qu’il vainquit en 1940 et qu’il occupa jusqu’en 1944. Belliciste, il mit l’Europe à feu et à sang et il perdit la guerre, entraînant son pays dans la catastrophe.

Un Français vraiment de droite qui fait sienne la doctrine nationale-libérale et qui est donc attaché à la patrie, aux traditions et aux libertés, opposé au socialisme et à l’européisme, ne peut que rejeter l’idéologie socialiste et collectiviste de Hitler, cet homme de gauche, et son entreprise révolutionnaire.

A lire :
Le Club de l’Horloge, Socialisme et fascisme, une même famille ?, Albin Michel, 1984.
David Schoenbaum, La Révolution brune. Une histoire sociale du IIIe Reich (1933-1939), Robert Laffont, 1979 (traduction de Hitler’s Social Revolution, Doubleday, New York, Etats-Unis d’Amérique, 1966).

Décadence vestimentaire : pourquoi nous nous habillons comme des gueux – Par Henry de Lesquen

Décadence vestimentaire : pourquoi nous nous habillons comme des gueux

 

Voici une analyse en 10 points de la décadence vestimentaire, de sa portée et de sa signification. Plus une conclusion pour l’avenir.

 

1. La décadence vestimentaire commence avec la révolution de 1789, portée par les “sans-culottes”. Elle est l’expression de l’égalitarisme marchand qui culmine aujourd’hui dans le cosmopolitisme. La société s’est embourgeoisée avant de se “boboïser” : elle n’a plus de TENUE.

 

2. Loi de Volkoff : le vêtement négligé d’une génération devient le vêtement chic de la génération suivante, avant d’être déchu à son tour comme prétentieux et ringard. Pour les hommes, après le costume à la française, on a eu successivement la redingote, puis le “smoking” ou veste de dîner, puis le costume-cravate, puis la simple veste, puis le chandail, enfin le polo ou le maillot… Aujourd’hui, les milliardaires de l’informatique qui plastronnent à la télévision s’habillent comme des gueux.

 

3. Indifférenciation de la tenue. La femme s’habille comme un homme ; le bourgeois comme un prolétaire ; le p.d.-g. comme son employé ; le bobo comme un clodo. Les jeunes filles de bonne famille mettent des bottes et des mini-jupes comme les putains…
Les ouvriers ne s’endimanchent plus. Les bourgeois portent les mêmes vêtements en toute circonstance et se font un devoir de ne pas se changer quand ils se rendent à une réception.
La fonction souveraine, comme la fonction guerrière, sont déchues : les prêtres ne portent plus la soutane ni les religieuses la cornette ; dans la rue, priés d’être discrets, les militaires sont en civil.

 

4. Indistinction des personnes, qui ne doivent surtout pas se faire remarquer. En conséquence, les couleurs vives ou claires ont disparu des vêtements. Tout est foncé, tout est triste. Grisaille égalitaire. La mode ne chante plus. Le “blue-jean”, pantalon de travail des ouvriers américains, est devenu l’uniforme des Français des deux sexes et de toutes conditions.

 

5. Selon la tradition française et occidentale, la femme peut arborer un décolleté généreux, mais elle doit dissimuler le bas du corps pour éviter de montrer ses cuisses et de mouler ses formes. Aujourd’hui, cet équilibre de la pudeur est rompu jusqu’à l’obscénité et la femme fait d’elle-même un objet de convoitise.

 

6. En abandonnant robes et jupes pour s’affubler du pantalon naguère réservé à l’autre sexe, la femme sacrifie sa féminité tout en exhibant ses formes au regard des hommes. Le cosmopolitisme fait ainsi coup double : il efface la différence sexuelle et abolit la pudeur.

 

7. Nous avons touché le fond. Aujourd’hui, on n’a le droit de se faire remarquer que par un surcroît de vulgarité. Les jeunes filles mettent des “blues-jeans” déchirés, car il leur paraît du dernier chic de s’habiller de guenilles.

 

8. Autrefois, les couturiers habillaient les femmes en les embellissant. Christian Dior voulait “rendre les femmes belles et heureuses”. Equilibre, harmonie, élégance.
Aujourd’hui, la mode féminine devient une variété d’art dégénéré. Elle est faite par des hommes qui ne le sont pas moins. Détestant les femmes, ils les avilissent sciemment en leur donnant une allure d’androgyne et ils utilisent des modèles anorexiques qu’ils transforment en porte-manteaux.

 

9. Le processus de décadence vestimentaire qui se déroule inexorablement depuis plus de deux siècles est la conséquence de l’égalitarisme, qui abhorre la distinction et qui tend à effacer les différences apparentes entre les conditions et les états. La suprématie de la fonction marchande a fait disparaître à nos yeux la fonction souveraine et la fonction guerrière avec les habits qui en étaient le signe. Au stade final où nous sommes, l’égalitarisme prend la forme du cosmopolitisme, qui subvertit radicalement les valeurs dans tous les domaines. Il efface la différence sexuelle et dynamite la tenue parce qu’elle est la manifestation de la pudeur et de l’honneur.

 

10. Dans toute société, l’opposition de la distinction à la vulgarité est l’expression la plus concrète du système de valeurs qui fait son identité. On peut dire qu’elle subsume toutes les valeurs. Sans elle, celles-ci risqueraient de rester des abstractions et des chimères. C’est ainsi que la façon de s’habiller donne à la civilisation sa tenue : il faut donc que la mode, tyrannique par nature, impose ses exigences à tous en obligeant chacun à rivaliser avec les autres pour se distinguer du vulgaire.

 

Conclusion. Il est temps de renverser la tendance. Vive la réaction vestimentaire ! Mesdames, Mesdemoiselles, veuillez remettre de jolies robes… Messieurs, portez la cravate… Voilà un moyen simple et pratique, dans la vie quotidienne, de lutter contre le cosmopolitisme tout en s’attachant à plaire.

 

Henry de Lesquen

Pour en finir avec le « judéo-christianisme » – Par Henry de Lesquen

Pour en finir avec le judéo-christianisme, par Henry de Lesquen

 

Le terme de judéo-christianisme est frelaté.

 

1. A l’époque du Christ, le judaïsme était divisé en de nombreux mouvements ou sectes (terme neutre, au sens de Max Weber). Oublions les zélotes, les esséniens et d’autres encore, qui ont disparu. Trois de ces sectes sont importantes pour nous.
Primo, le judaïsme sacerdotal, celui des scribes et des sadducéens, qui, comme son nom l’indique, reposait sur un corps de prêtres, lesquels pratiquaient le sacrifice au temple de Jérusalem.
Secundo, le judaïsme pharisaïque, celui des pharisiens dont parle l’Évangile. Il était très différent du premier, puisqu’il soutenait qu’il existait une Loi orale, transmise depuis Moïse, qui l’emportait sur la Loi écrite, la Bible.
Tertio, le judaïsme apostolique, celui des apôtres qui entouraient le Christ, et qui était issu de l’enseignement de saint Jean Baptiste.

Le judaïsme sacerdotal était celui de l’Ancien Testament. Il a disparu après la destruction du temple de Jérusalem par Titus en 70 après Jésus-Christ.

Le judaïsme pharisaïque est celui qui a conservé le nom de judaïsme. C’est celui du grand-rabbin de France Haïm Korsia en 2017. C’est celui de l’État d’Israël. Le judaïsme d’aujourd’hui est celui des pharisiens dont parle l’Évangile. On l’appelle aussi judaïsme rabbinique, puisque les rabbins ont supplanté les prêtres, ou judaïsme talmudique, puisque le Talmud, censé contenir la Loi orale, est son livre sacré, qui l’emporte donc sur la Torah écrite de notre Ancien Testament ou Bible hébraïque.
Le point essentiel est que ce judaïsme rabbinique est en rupture avec le judaïsme sacerdotal de l’Ancien Testament. Il n’a plus de prêtres ni de sacrifices. Il a une Loi orale, laquelle était rejetée comme une abomination par les Sadducéens.
(Ce n’est pas le lieu de parler de la Cabale, la gnose juive, qui a ajouté depuis le XIIe siècle une dimension délirante à la piété de la majorité des Juifs religieux.)

Le judaïsme apostolique, fondé sur l’Évangile, est le judaïsme évangélique, autrement dit le christianisme. L’Église s’est toujours considérée comme le verus Israel, le véritable Israël… du moins jusqu’à Vatican II (1965).
Je rappelle que l’accusation de Déicide portée contre les Juifs, du moins contre ceux d’entre eux qui refusaient le Christ, donc les pharisiens en premier lieu, est formellement établie dans le Nouveau Testament et particulièrement explicite dans la première épître aux Thessaloniciens de l’apôtre saint Paul : chapitre II, versets 14 à 16 (lisez une bonne traduction, comme Lemaître de Sacy ou TOB, non la traduction malhonnête de la Bible de Jérusalem).

Spirituellement, les chrétiens pourraient se dire les véritables Juifs, puisque ce sont eux et eux seuls qui ont suivi le Messie, le Christ annoncé par l’Ancien Testament, alors que les Juifs rabbiniques l’ont rejeté et l’ont crucifié. Mais le sens ethnique du mot « Juif » l’a emporté sur son sens spirituel.

Le judaïsme sacerdotal était essentiellement raciste, mais l’Ancien Testament contenait des ouvertures universalistes qui ont abouti au christianisme (voir mon analyse dans https://henrydelesquen.fr/2015/12/12/comprendre-le-judaisme/).

Le judaïsme rabbinique est purement raciste : « Dresse une haie autour de la Torah », dit le Talmud, qui enseigne que les non-Juifs, qualifiés du terme méprisant de Goyim (pluriel de Goy), sont assimilables à des bêtes. Le grand-rabbin d’Israël Ovadia Yosef les comparaient plus précisément à des ânes (la lecture de sa notice Wikipedia en anglais est édifiante).
Au contraire, le christianisme est universaliste : il s’adresse à tous les hommes.

 

2. Le judaïsme rabbinique est à tous égards l’opposé du christianisme. Au contraire, il est isomorphe de l’islam.
Le judaïsme et l’islam sont deux religions théocratiques. Du reste, le terme de théocratie (qui est une subreption de vocabulaire, car le pouvoir est toujours exercé par des hommes, même s’ils le font au nom de Dieu) a été inventé par le Juif Flavius Josèphe pour faire l’apologie d’Israël.
A la charia correspond la halakha. Ces deux religions sont l’une et l’autre des orthopraxies puritaines qui dictent le comportement plutôt que les croyances, la foi, par opposition à l’orthodoxie que recherchent les chrétiens On y trouve par exemple le même précepte de la circoncision masculine, excision du prépuce, rite primitif et barbare (autant que la circoncision féminine, excision du clitoris). Même égorgement rituel des bêtes, autre rite barbare. Kascher et halal sont voisins.
On peut dire que l’islam est un judaïsme universaliste, et que le judaïsme est un islam raciste.

 

3. Il n’y a donc ni valeurs judéo-chrétiennes, ni civilisation judéo-chrétienne, ni judéo-christianisme. Ces expressions ont fait florès depuis quelques dizaines d’années dans un but de propagande, pour faire croire que les Juifs avaient joué un rôle autre que négligeable dans notre histoire et dans la formation de notre identité nationale ou de notre civilisation occidentale.
On ne peut parler valablement de « judéo-christianisme » que pour désigner la forme de religion des premiers chrétiens qui judaïsaient encore, en ce sens qu’ils suivaient les préceptes de l’Ancien Testament comme la circoncision.

Au moyen âge, les Juifs étaient marginalisés, ils vivaient à part. Le douzième concile oecuménique, Latran IV, les a obligés en 1215 à porter un signe distinctif, qui fut la rouelle dans la France de saint Louis. Les Juifs ont été expulsés de France en 1394. Il n’y en avait pratiquement plus jusqu’au XIXe siècle : quelques marranes, Juifs faussement convertis au christianisme, venus d’Espagne ou du Portugal, dans le Sud-Ouest, quelques milliers de Juifs dans l’Alsace annexée au royaume par Louis XIV, et ceux du Comtat Venaissin, possession du pape, qui avaient échappé à l’expulsion.
Le fait que les Juifs aient pris une grande place dans la société française au cours des deux derniers siècles, après leur émancipation, après la réforme des haskilim, les « Lumières » juives, après l’immigration de centaines de milliers d’entre eux venus d’abord de l’est de l’Europe (Achkénazes), puis d’Afrique du nord (Sépharades), ne changent rien pour ce qui est du moyen âge et de l’ancien régime jusqu’en 1789. La France a des racines chrétiennes. Elle n’a pas de racines juives.

 

4. Rappelons enfin que l’émancipation des Juifs a été réalisée en 1789 selon le principe de Clermont-Tonnerre : « Il faut refuser tout aux juifs comme nation dans le sens de corps constitué et accorder tout aux juifs comme individus… il faut qu’ils ne fassent dans l’État ni un corps politique ni un ordre ; ils faut qu’ils soient individuellement citoyens. » Le communautarisme juif représenté par le CRIF est absolument contraire à l’esprit de la république.

 

Henry de Lesquen

Président du P.N.L.

Les 10 fautes de français les plus courantes, par Henry de Lesquen

Voici les 10 fautes de français les plus courantes. Plus une conclusion à l’intention de François Fillon.

 

1. Omission de l’adverbe “ne” dans la négation. “J’aime pas” pour “Je n’aime pas”.

 

2. Emploi de “on” pour “nous” (et de “tu” pour “on”). “On est d’accord” pour “Nous sommes d’accord”.

 

3. Emploi de “y’a” (1 syllabe) pour “il y a” (3 syllabes) ; et de “y’a pas” (2 syllabes) pour “il n’y a pas” (4 syllabes).

 

4. Emploi de l’indicatif pour l’impératif. “Tu obéis !” pour “Obéis !” Le français devient une langue à ton.

 

5. Emploi de la forme affirmative au lieu de la forme interrogative. “Tu veux ?” pour “Veux-tu ?”

 

6. Redoublement et inversion du sujet (hors effet de style). “Il aime les blagues, Alfred” pour “Alfred aime les blagues”.

 

7. Elisions et abréviations qui changent le son de la consonne. “Je peux” devient “Ch’peux” ; “cheval” devient “ch’fal”.

 

8. Emploi de “est-ce que” dans l’interrogation indirecte. “Je me demande qu’est-ce que c’est” pour “Je me demande ce que c’est”.

 

9. Argot innocent. On ne connaît pas le sens premier, obscène ou scatologique, du mot. Exemple : “Je m’en fous” (foutre = coïter, jouir).

 

10. Anglicismes. OK pour d’accord, juste pour simplement, réaliser pour se rendre compte, retour pour réponse, etc.

 

Conclusion. Si François Fillon avait parlé correctement français, il aurait peut-être gagné l’élection présidentielle…

 

Henry de Lesquen 

Président du P.N.L.

Distinguer le Français noir du noir français – Par Henry de Lesquen

Distinguer le Français noir du noir français

 

Il faut différencier le Français noir du noir français.

1. Le Français noir aime la France. Il est assimilé à la culture française. Il place la France avant l’Afrique. Il admet que la France est un pays de race blanche et de religion chrétienne. Il rejette le racisme anti-blanc représenté par le CRAN. Comme moi, les Français noirs refusent la congoïdisation de la France et savent qu’ils ne doivent rester qu’une petite minorité, comme l’a très bien dit De Gaulle.

« C’est très bien qu’il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu’elle a une vocation universelle. Mais à condition qu’ils restent une petite minorité. Sinon, la France ne serait plus la France. Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne. » (Cité dans Alain Peyrefitte, C’était de Gaulle, tome 1, éditions de Fallois/Fayard, 1994, page 52.)

 

2. Le noir français est un Français de papier, un faux français, un immigré inassimilé de la 1ère ou de la n-ième génération. Il place l’Afrique avant la France. Il adopte la ligne du racisme noir tout en se camouflant derrière un antiracisme hypocrite. Il souhaite que la congoïdisation de la France se poursuive. Il renie la communauté nationale.

 

Conclusion. Une fois élu, je garderai les Français noirs (à condition qu’ils ne dépassent pas le seuil de 1% de la population totale) et j’expulserai les noirs français. L’assimilation est difficile. Je rappelle que sur 100 Italiens qui ont immigrés en France au XIXe siècle, 70 sont repartis. Même pour eux, l’assimilation est difficile.

 

bencarson

Ben Carson : un Américain noir, assimilé à la culture américaine.

Henry de Lesquen

Président du P.N.L.

« Entrées précédentes